J'hallucine encore lorsque je lis mes stats... Pourquoi continuez-vous à venir si nombreux ? Certes, on s'éloigne de la centaine que suscitait ce blog lorsqu'il était actif mais tout de même... Plus de cinquante personnes en début de semaine dernière, une trentaine en moyenne par jour ?
Je ne poste plus !
Cela dit, je ne vous cache pas que quelque fois, planquée derrière mon écran, l'envie se fait forte de vous raconter mes aventures... Et il y en a eu un paquet depuis la dernière citée ici !
Mon introspection est loin d'être finie. Mais pour ça, je ne me sers plus de ce blog comme faire-valoir, je vais voir une psy, quelqu'un qui je pense, va m'aider. Du peu que je l'ai vue jusqu'à présent, je l'ai plutôt bien sentie. Et puis, je n'ai plus envie de me faire baiser à tous les coins de rue par les premiers inconnus qui passent. Désormais je veux que l'acte d'amour soit un échange, un don. Je ne me donnerai plus qu'à ceux dont j'estime qu'ils le méritent, avec qui j'ai envie de partager du plaisir, de la complicité et de la tendresse. Je vais aussi cesser de coucher avec mes amis ; j'ai compris qu'il était inutile de faire l'amour pour être aimée. Donc voilà, plus besoin de raconter ma vie ici pour prendre conscience de sa valeur mes "eux" me le montrent au quotidien. J'arrête.
Je ressens plein d'amour autour de moi , j'ai plein d'amour en moi.
Ce blog aura eu son utilité un temps. Ma période "liberée" aussi. C'est fini, je le savais, je l'ai senti venir, je n'ai pas forcé les choses elles se sont imposées d'elles-même.
Aujourd'hui dans mon "sac magique" j'ai :
* une Delph pétillante, une Cams magnifique mes deux premières vraies amies filles de celles qui me foutront des coups d'pieds au cul lorsque je cesserai de me respecter, de celles que je peux voir tout le temps sans m'en lasser, de celles avec qui je peux parler de tout comme de rien, de ragnanas, de mecs, de tampax et de cire à épiler comme de théâtre, de littérature, de politique ou d'actualité. Nous avons nos habitudes : Soirée impro de la Compagnie du Capitaine tous les premiers mercredis du moi ; Gilles Marshall au Magimoz'art tous les dimanche soirs. Cams va venir habiter avec moi dès qu'elle aura son permis et on se cherchera probablement un appart plus petit mais qui soit le notre. Nous avons toutes les deux envie de nous créer un foyer chaleureux.
* Un Beau Grand Monsieur, très beau et très grand donc, très doux aussi et dont j'aime la tendresse et les câlins. Je ne le vois que peu mais je m'en contente parce que ces moments rechargent mes batteries et appaisent mes doutes. Il est fort, ce Beau Grand Monsieur là...
* Un Jonathan qui m'a aidée, tellement aidée. J'ai suivi son sillage quelques temps, aujourd'hui je retrouve mon chemin mais je lui serai toujours reconnaissante d'avoir été là au bon moment. Il y a entre nous une complicité et une tendresse que j'apprécie et ce drôle de bonhomme là, tout aussi Jonathan soit-il a une place fondamentale dans mon coeur.
* Un Ami Breton et son coloc le Magicien chez qui je passe tous les jours lorsque ça n'est pas l'inverse. Nos appartements sont les témoins d'un grand trafic de culture : livres, bds, cds, dvds, échanges, repas... j'aime ces moments avec eux. Le Magicien en particulier me prend du temps et de l'energie, il s'installe dans ma p'tite vie et j'aime ça parce que c'est quelqu'un d'appaisant, de sensé et d'intéressant. C'est quelqu'un que j'apprend à connaître et que j'aime beaucoup. Je suis en demande de sa présence en ce moment, ça passera sûrement - ou pas - peut importe. Tant qu'il y a à s'apporter il faut le faire et c'est ce que je m'efforce de faire.
* Il y a un Elnar qui grandit, qui grandit et qui devient adulte. Et qui a le don des p'tites phrases et des p'tits mots-bonheur. Je ne m'en lasse pas.
* Il y a un Titou qui vit son p'tit bonhomme de chemin plutôt bien que moins bien, que je croise plus que je ne vois mais nous savons arrêter le temps lors d'un verre de vin et d'une cigarette, dans un appartement ouvert à tous pour nous raconter nos bouts d'vie et faire un point, une parenthèse avant de repartir chacun de son côté.
* Il y a un Matiou dont je m'éloigne doucement, le coeur encore un peu serré, un Matiou que j'ai trop voulu aider même après l'avoir quitté. Il y a un Matiou que je laisse partir plus sereinement aujourd'hui que j'ai revu son Papa que j'aimais tant et que ledit Papa m'a fait comprendre que ma place reste inchangée à ses yeux. Matiou a dit lui-même : "Tu as placé la barre trop haut et il t'aime trop, je ne pourrais plus lui présenter d'amoureuse..." Je te souhaite le contraire, Matiou, mais ça me fait tout chaud au coeur de le savoir.
* Il y a un Toki débordé mais dont chaque moment qu'il m'offre sont savoureux, sexe ou pas. Il y a un Toki-étrange que j'aime en décalé mais que j'aime fort quand même.
* Il y a une Maman très présente en ce moment et qui fait des efforts, qui développe des trésors d'attention et de gentillesse alors qu'elle a une vie bien remplie. Une maman-amour que j'avais perdue depuis des années et que je retrouve par intervalles. Je sais ce que ça te coûte maman, et je sais combien tu le fais par amour pour moi. Je t'aime.
* Il y a son Mamour, Framboise et mes frangins. Il y a Baptouille "Florensse, dis adieu à la virzinté de ta fille" qui assume sa sexualité et que je n'ai jamais vu si épanoui, Didi qui grandit, mes pépéttes qui sont des pré-ados, ...
* Il y a Pablo et Paloma
* Il a y mon Papa dont j'me rapproche par petites touches, dont je m'éloigne, dont j'me rapproche. Mais qui est là pour moi comme je suis là pour lui.
* Il y a deux Ben-voisins rigolos
* Il y a la bande de Clapiérois que je croise de loin en loin en soirée et même que c'est le mieux, trop ça tuerait tout, pas assez aussi.
* Il y a Médisance que j'ai retrouvée après des mois de zig-zag émotionnels où je n'ai pas su lui trouver de place. C'est chose faite et ça n'est pas près de changer.
* Il y a mon Sky-câlins, Sky-blagues, ma copine Sky, mon pote Sky avec qui je suis si bien, dans les bras de qui je suis bien et qui compte tellement.
* Il y a cet accordéonniste balochien avec qui je pensais ne pas garder contact alors qu'en fait si.
* Il y a cet autre accordéoniste, ami de Jonathan, qui me joue la Rue Ket entre deux rendez-vous et qui va m'apprendre. Et dans la même cité U, il y a Tom, Tom-mon-premier-amour, Tom-mon-premier-amant que j'ai revu, qui a les cheveux courts et qui m'a troublée après trois ans.
* Il y a Charly-le-Mirage et nos souvenirs délirants, notre complicité et tout l'reste.
* Il y a cet autre écrivain, exilé dans sa banlieue parisienne, qui ne donne plus trop de nouvelles, à qui je n'en donne plus trop mais que je continue d'aimer, malgré la distance et les silences et sur qui je soupire à chaque fois que j'entend "Elsa"... Si les si avaient jamais changé quelque chose, nous deux, ça aurait été beau...
Tout ce petit monde a montré à Mawie qu'ils l'aimaient
Tout ce petit monde a donné à Mawie l'envie de les aimer
Tout ce petit monde, par leur présence, leur gentillesse et simplement du fait qu'ils aient pris de la place dans la vie de Mawie ont chassé l'Ogresse au loin.
Je suis reclue dans un cyber-café perpignanais (c'est fou comme on est vite accro aux choses ; incapable de me passer du net pendant quelques jours...) pendant que Cams conduit.
Entre notre soirée d'Halloween et notre voyage à Collioure, je pourrais remplir 10 pages de ce blog... Ca va venir vite, le temps que je rédige ces drôles d'aventures et que j'aille les poster, d'ici ce week-end vous saurez toutes mes nouvelles péripeties.
Juste quelques notes : j'ai -enfin!- racheté des huiles de massage et du papier d'arménie depuis le temps que j'en parle. La Jolie Delphine nous manque fort, fort, fort... Vivement notre retour! Je me sens ici, à Collioure, en famille et ça me fait du bien de me ressourcer, de rentrer à la maison. Je souffle, je me pose, je réapprend la simplicité, je retrouve mes marques, mes repères, mes endroits, mes gens. J'aime. Un jour, c'est sûr, j'y vivrais.
L'image triste d'un sourire qui disparaît lentement... Le Magicien que je tenais en si haute estime m'a déçue. Pourtant, quand j'aime les gens - ceux qui me connaissent le savent j'aime vite et fort - je ne suis pas jalouse ; je ne suis pas rancunière. Mais là... Draguer Cams de manière si insistante que même elle en a été gênée et n'avait qu'une hâte : repartir, le faire devant moi comme si j'étais un élément du décor, ... ça me fait mal parce que j'étais heureuse de lui présenter mon amie et que je me suis sentie bête devant elle, par la suite. Ca m'a fait mal parce que je ne le croyais pas si lourd. Ca m'a fait mal parce que je m'étais attachée à une image de lui qui apparement n'est pas la bonne. Ca m'a fait mal parce que je me suis sentie extrêmement gênée de cette situation délicate.
Et ça me fait mal parce que j'ai reçu un smeums de lui : "J'crois que tu te fais des films sur moi..."
Il n'a vraiment rien compris.
Je l'ai vécu comme un manque de respect et je crois qu'aujourd'hui, je peux tout accepter sauf ça, qu'on ne me respecte pas et qu'on ne respecte pas mes amis.
Paroles volées. Un autre papa qui transcende d'amour pour ses enfants, malgré qu'il soit brusque et maladroit. Le Papa de Cams et Matiou ; Le Monstre. Lui aussi, je l'aime si fort. J'ai pleuré de ne plus être sa belle-fille, j'ai souffert de ne plus faire partie de sa famille.
Des mots jetés en vrac, dans des conversations, autour d'un demi ou d'un rosé, une soirée particulière, une soirée colliourencque comme je les aime.
"Marie c'est ma belle-fille. Et ça, c'est pas près de changer."
"Si tu savais comme ça me fait plaisir de te voir, Jeannot ! - Et moi donc !"
"Tu sais où on était l'an dernier à la même époque ? Au salon du cheval. Ca m'avait déçu mais j'étais avec vous, mes enfants et ça c'était bien."
" Tu es la meilleure chose qu'il soit arrivée à Matiou"
Nous avons parlé de son fils et je l'ai senti touché par mes propos. J'ai touché un point sensible, je l'ai perçu. Il a été dur avec Cams et même si moi je sais que c'est parce qu'il l'aime, ça n'est pas forcément facile à accepter pour elle. J'essaye de l'aider à relativiser et à réaliser la chance qu'elle a d'avoir un Papa qui l'aime aussi fort, malgré sa maladresse et sa violence verbale, quelques-fois.
Demain midi, repas de famille qui promet d'être sympathique avec tous les cousins pour la première fois depuis la naissance des deux dernières de la tribu. Demain après-midi je verrais peut-être le Magicien, j'aimerai bien. Il m'appaise, la vie semble si simple avec lui, c'est tellement agréable. Il faudrait que j'appelle Bernt, ça fait longtemps que je n'ai pas eu de ses nouvelles et ce serait l'occasion de récuperer ma carte de piscine que je lui avais prêtée. Le soir nous fêterons Halloween au Barberousse avec Sky et Cams... J'espère que ça se passera mieux que la dernière fois où il y avait trop de monde, j'avais fait un malaise, et le Beau Grand Monsieur m'avait emmenée prendre l'air sur l'Esplanade. Ca m'émeut d'évoquer ces premiers moments avec lui... j'ai encore en tête les moindres détails de cette soirée en particulier. Jeudi nous partons pour Collioure avec passage à Port Bou – si quelqu'un veut quelque chose, pensez à me le demander rapidement – et nous serons de retour samedi dans la journée. Je pense que notre premier réflexe sera d'appeler la Jolie Delphine, tellement nous sentons le décalage lorsque nous ne sommes plus que deux. Ca va être dur ces quelques jours sans elle. Et je sais que ce sera dur pour elle aussi... le soir le Beau Grand Monsieur fête ses 31 ans et je n'aurai pas fini de lui tricoter son écharpe... Il l'aura plus tard... Dimanche, c'est scéance photo à la maison, puisque Delph a dit il y a quelques temps que j'étais photogénique (je ne sais pas d'où elle tire cette idée mais pourquoi pas ?) et qu'elle avait plein d'idées de poses, de photos, de cadrages, de tout ça. Et lundi, les cours reprennent... Le temps passe trop vite, j'ai trop de choses à faire, trop de personnes à aimer (a-t-on jamais trop de personnes à aimer, en réalité ? Je ne crois pas...), je me sens à la fois très essoufflée et en même temps, comblée en ce moment. Je profite. Je soufflerai quand je n'aurai plus le choix ou plus de temps. La vie va vite, vite, vite... J'essaie de rendre la mienne pleine et riche et je crois qu'en sélectionnant mes activités, mes sorties, mes amants j'y arrive de mieux en mieux.
Ce soir, nous avions prévu une soirée DVD « entre filles ». On voulait se regarder la Boum, 1 & 2 mais le vidéoclub en bas de chez moi ne les proposaient pas. Nous avons grignoté des blinis au tarama en sirotant du coca, papotant de choses qui ne regardent que nous, potinant pas mal... puis nous avons dégusté la tartiflette de la Jolie Delphine qui était vraiment, vraiment délicieuse devant « Jean Philippe » un film sympa comme tout, avec une fin surprenante et assez subtile, je trouve. Des Twix glacés ont constitué notre dessert puis notre rouquine preferée nous a quittées ; elle travaille tôt demain. Nous avons regardé « Clush » avec Andie McDowell... et... Cams et moi avons déçues. Je ne conseille pas. Papotinage de fin de soirée, je lance une machine, je range des papiers et il est 5 heures du matin et je me retrouve à raconter ma vie sur mon nordi-récalcitrant-plus-tellement-récalcitrant...
Et puis une soirée avec le Mirage...J'ai voulu présenter mon Mirage à Cams et à la Jolie Delphine, ils ont eu un bon feeling, tant mieux. Nous avons beaucoup parlé tous les deux ; les filles étaient dans leurs délires à elles de toute façon mais globalement la soirée était bonne. Le Mirage était parti un an à Madrid et je n'avais eu l'occasion de le voir que rapidement depuis son retour. Cette soirée a ouvert la boîte à souvenirs, elle était placée sur le thème de la madeleine – madeleine aux patates – private joke. Entre ceux qu'il nous a ramené d'Espagne, les anecdotes, les photos, les p'tits films... entre ceux que j'ai eu pendant son absence... entre ceux que nous avons en commun et j'me suis rendu compte qu'il y en avait un paquet, finalement... la soirée a été animée. Nous avons traîné le pauvre Mirage béquilleux du Café du Théâre à la Rue de l'Aiguillerie pour un kébab, puis d'Essaouira au Bec de Jazz trop plein, du Bec de Jazz au Magimoz'art fermé, du Magimoz au Charlies où il y avait Toki avec ses copains de promo;Il était magnifique dans son cuir noir et cent idées coquines me sont venues en tête tandis qu'il me tendait la joue pour un bisou. Je ne saurais pas expliquer d'où me vient cet effet boeuf qu'il me fait mais c'est un fait, même si mon esprit peut se passer de le voir pendant quelques temps, même si je ne pourrais pas tomber amoureuse de lui, même, même, même... mon corps le réclame, mon corps aime le sien, aime ses baisers, aime sa chaleur... Impressionant, jamais vu ça avant, il me touche et je frissonne. Bref...complicité, confidences rapides, on se jette trois mots, chacun repart avec les siens mais Mawie a la banane, encore un peu plus. On termine chez le Mirage, eux tournent au Rhum aux fruits rouges, moi au sirop de cassis, les filles se régalent de nos souvenirs de Colombière, d'Agro, de soirées Clapiéroises, nous on se régale à les raconter. Et finalement, le Mirage parle d'un pan de ma vie que j'avais – si, si! - complétement occulté. En fait, le Mirage je l'ai rencontré officiellement lorsque Tom mon premier grand amour me l'a présenté comme son ami d'enfance. C'était il y a 5 ans. Mais toute l'année avant notre « présentation officielle » j'avais complétement craqué sur le Mirage, le croisant pour la première fois au CDI d'Agro... Durant un an je l'ai suivi partout, je connaissais son emploi du temps par coeur, chaque salle de classe, chaque pause, chaque habitude, j'ai seché des cours pour lui courir après et l'espionner dans le bus, je jalousais une amie à lui... bref, l'Ogresse naissait... Et étrangement, entre mes souvenirs avec Tom, avec la bande de Clapiérois, mes souvenirs avec Mathieu, mes souvenirs post-Mathieu, cette vieille histoire qui date de mes 15 ans m'était sortie de la tête. Ca m'a émue de l'entendre, d'autant plus racontée par lui. Nous nous sommes encore couchées tard – et c'était encore pour la bonne cause.
Ma pote Médisance est passée aussi. Le contexte était particulier puisque Cams et Delph étaient là, puis mon frangin Elnar a débarqué pour que je l'emmène à « Piedené » et est resté pour le thé pendant lequel mon coloc et son adorable maman sont arrivés et nous ont réquisitionnés pour décharger leur voiture. Lorsqu'ils sont enfin repartis, j'aurai aimé être seule avec Médisance, j'aurai aimé lui parler plus, j'avais tant de choses à lui dire, d'excuses à lui faire. J'y suis très attachée à cette fille particulière, on dirait qu'à la fois c'est un roc, une dure, elle est entière presque violente et en même temps j'ai tout l'temps peur de la briser tellement j'la sens fragile. Etrange paradoxe pour une étrange fille, il n'empêche je l'aime. Mais nous avons échangé quelques rires, quelques sourires, quelques souvenirs. De nouvelles histoires aussi, que je ne connaissais pas. Des p'tites nouvelles. Des projets... J'étais déçue ne de pouvoir lui offrir de plus chouette moment mais heureuse d'avoir pu la voir pendant un temps, si court soit-il...
Romarin s'est réveillé. J'en saurai plus demain. Un p'tit sms dans la nuit, un sourire qui hésite, pas encore sûr de l'information, le cerveau est lent à cette heure là, et puis il se fait plus franc, plus détendu, la poitrine se soulève dans un hoquet de surprise, de bonheur et j'expire pleinement. Je réapprend à respirer et je me rend compte que malgré tout, malgré les bons moments depuis, malgré tout ça... j'avais oublié d'aller bien et je traînais une mélancolie douceâtre qui vient de partir dans ce soupir... Merci.
J'ai vu ma Pimprenelle de filleule qui est toujours aussi à croquer, depuis un an. Elle est belle, elle est belle, elle est belle. Je suis allée la chercher à la gare, elle s'est tout de suite blottie dans mes bras, la tête dans mon épaule pour cacher sa timidité de fillette de bientôt 6 ans. Elle m'a dit avoir reçu ma lettre, m'a raconté sa vie, fait des bisous, je l'ai laissée sur un gros câlin, promettant de la revoir le lendemain, ce que j'ai fait et j'en ai profité pour l'emmener ainsi que sa petite soeur, JuJu à « Pomme d'Api » qui est un magnifique magasin pour enfants Rue de L'Aiguillerie. Elles se sont chacune choisies des p'tits jouets et c'était trop chouette. Je vais déjeuner en famille demain et Pimprenelle sera là. Ma p'tite puce. C'est trop chouette de la voir. Qu'est ce que j'l'aime !Ca m'a aussi fait penser que je n'ai pas vu mon autre filleul, Léo depuis plus de deux ans... C'était un bébé, ça doit être un garçonnet.
Autre soirée qui restera gravée dans les mémoires : dimanche. Nous avons dormi toute la journée et avons décidé de nous faire un ciné le soir. Ensuite, nous avons rejoint mon ami Breton, le Magicien, leur voisin hollandais et Natasha au Magimoz'art pour écouter, se laisser bercer, regarder les doigts glisser sur le piano. Jazz. Huuummm... Le voisin hollandais s'eclipse avant la fin, j'entraîne Cams et Natasha chez moi, où nous rejoignent bientôt mon ami Breton et le Magicien. En vrac et comme j'me souviens : j'ai appris à valser à mon ami Breton : « Avant, Arrière, Avant, Arrière, Un, Deux, Trois, Un, Deux, Trois, Avant, Arrière, Ne bouge pas tes hanches, ni tes fesses, Un, Deux, Trois... », le Magicien s'est désapé sur Full Monty -mais ce petit joueur s'est arrêté torse poil-, nous avons dansé de la disco, nous avons joué à Elixir, j'ai fait un brownie à 2h du mat sur un coup d'tête, nous avons picolé, nous avons ri, nous nous sommes vannés, j'ai refusé un massage sur un pretexte bidon -mais ça n'est que partie remise-, je me suis battue avec le Magicien – mes bras et une omoplate en gardent encore la trace- et nous nous sommes couchées et endormies, Cams et moi devant un film vers 5h lorsque les garçons sont partis.
J'ai prêté mon appart à Câline samedi soir, pour fêter ses 34 ans. Apparement la soirée a été animée et joyeuse, je n'en ai pas vu grand chose, fuyant le lieu avec mon ami Magicien une bonne partie de la soirée. Heureusement, personne ne m'en a tenu rigueur. J'ai été complimentée pour ma chambre, ma quiche, ma tarte au thon, mon gâteau... Ouuuuuh, que ça fait du bien à l'égo. Soirée déguisée oblige, j'avais sorti le boa rose, la perruque de blondasse, les résilles et le porte cigarette. Il y avait de très chouettes déguisements, notament une charmante minette ; une infirmière ; une soubrette ; un mousquetaire ; un pirate ; pour ceux qui m'ont le plus marqués... Mes nerfs s'étant appaisés et ma fatigue attenuée pendant mon interlude avec le Magicien, je suis revenue gonflée à bloc et j'ai traîné les troupes au Rockstore : Câline, Jonathan, Cams et la Jolie Delphine m'ont suivie... Ca a également été l'occasion de papoter un peu avec le chéri de Câline et de me blottir dans ses bras un long moment. J'avais envie de lui murmurer des mots doux pour lui rappeler que je ne l'avais pas oublié, que je l'aimais toujours aussi fort, et puis je me suis laissée aller et c'est lui qui m'a appaisée, encore une fois.
J'ai ma copine Cams qui est là jusqu'à jeudi. Nous partons ensemble à Collioure, nous revenons samedi... Je me suis énormément rapprochée de Cams. Et puis, il y a mon autre copine, la Jolie Delphine. Mes deux perles. J'les adore, ces filles là, j'ai rarement connu une amitié aussi vive ; aussi forte ; aussi drôle avec des filles. C'est rigolo, je criais mon manque d'amies-au-féminin il y a peu et voilà que le hasard m'en offre deux et qui plus est, s'entendent comme cul et chemise. Le bonheur. Cams habitera avec moi lorsqu'elle aura son permis : quelques semaines dans ma chambre de princesse dans un premier temps, et puis nous trouverons un p'tit appart chez-nous ensuite. Nous sommes en mission « convaincre Delph de ne pas partir à Toulouse après son CDD fin janvier » parce qu'une coloc à trois, vraiment, ce serait le paradis. J'évoquais dans ce blog le manque de ménage en musique, d'épluchage de patates en potins, le manque de soirées DVD, de moments complices... en pensant à un éventuel namoureux. Je crois qu'avec mes copines, je trouverai tout ça et j'échapperai aux inconvénient d'une relation qui pour l'instant, je dois l'avouer me terrifient ... Mawie a besoin d'un temps de célibat et en profite comme il faut...
J'l'avais appelé Romarin parce que j'avais déjà un Corentin dans ma vie et à cause aussi de l'odeur douceâtre que dégageais son sac... Les souvenirs affluent mais il m'en revient un en particulier, quel âge on avait ? Quinze ou Seize ans ? Un an de plus pour lui puisque jour pour jour, il avait toujours un an de plus... "Copains de 26 juin"... Merde... Ce jour là, je les avais rejoint à Lodève, j'avais même abandonné Babou avant le départ de son train pour être sûre de ne pas rater le bus qui me conduirait à eux. Nous avions squatté la caravane puisque la maison de leurs parents était à l'époque en construction, nous avions fumé de l'herbe et j'avais passé la nuit blottie dans ses bras, frangin tout doux et j'lui avais promis de l'aimer toujours, de pas le laisser tomber. On s'ra potes pour la vie, nous deux, attends, tu nous prends pour qui ? On est pas du genre qui lâche la main... Sauf que j'l'ai lâchée, la main, j'suis pas montée à la grande braderie cette année - j'ai joué l'égoïste, j'ai pensé qu'au Beau Grand Monsieur qui déménageait, à mon plaisir d'être avec lui, pas à mon Romarin qui avait pas l'moral - et lui, il a glissé et il s'est pas réveillé... J'pense à Thym, son p'tit frère Martin, j'pense à sa maman avec qui j'avais fait un brownie et à son papa à qui j'avais offert des fleurs... J'pense à eux qui souffrent prêt de lui et j'ai envie d'me mettre des claques...
"Arrête, Mawie, ça sert à rien, le blues, ça va pas le ramener..."
Eux, ils en crèvent plus que moi et même si j'peux lui parler que dans ma tête, dans mon coeur, dans mes larmes, j'ai envie d'hurler, j'ai envie d'être prise dans des bras et qu'on m'dise qu'il est là, qu'il est pas loin, j'ai envie de croire que demain le téléphone sonnera et que Martin sera tout heureux de me dire que Romarin s'est réveillé, qu'il a parlé, peut-être, qu'il va bien, que sa colonne n'est pas touchée...
En attendant, silence et continue, la vie ne s'arrête pas et toi non plus, Mawie, tu vas avancer, tu vas serrer les dents et tes paumes garderont encore quelques temps les marques de tes ongles ...
Merci, mon Ami Breton de m'avoir prêté ton lit pour une nuit ; merci de m'avoir divertie ; merci d'avoir été là...
Merci, Magicien, pour ton silence ta présence, parfois c'est infiniment plus précieux qu'un flot de paroles, tu sais...
Le hasard fait bien les choses et il s'adapte encore une fois puisque j'avais titré mon roman : "Jusqu'à demain, peut-être..."
Demain est autre jour. Demain sera sûrement plus clément.
(8) Je suis maladeuuuuuu, complétement maladeuuuuu (8)
J'ai cru que j'allais mourrir cette après-midi lorsqu'après un passionnant cours de latin sur les guerres de Corinthe j'ai rejoint mon Ami Breton. Nous avons marché d'Albert Ier à chez moi, tout doucement pour que les sales bonshommes qui se bagarraient dans mon ventre cessent de me faire souffrir. J'ai une voix de canard et la tête comme une citrouille, des shmurtz qui se fightent à l'intérieur de moi ; j'suis un dessin animé à moi toute seule... Cela a amoindri mon plaisir de déjeuner avec le Magicien, toute patraque je ne vaux pas grand chose et il n'y a qu'un remède : me coucher et dormir jusqu'à ce que le virus aille voir ailleurs si j'y suis. Au final, je me suis droguée à l'efferalgan effervescent -même que c'est pas bon, au sirop anti-toux - pas meilleur et j'ai saupoudré mes délicates narines de baume du tigre pour décongestionner tout ça ; ça a marché un temps après avoir mis à vif ma chair et le quartier a pu se régaler de mes hurlements de bête : "Ca brûûûûûûle". Mawie-la-chochotte !
Mais dans mon malheur, quelques touches colorées tout d'même : un chouette moment avec le Magicien malgré tout ; un coup de fil de Fred-le-beau-chapeau, mon accordéonniste balochien qui sera probablement dans le Sud en novembre ou décembre et que j'hébergerai. Il vient voir s'ils peuvent faire des concerts dans le coin au printemps... J'ai hâte de le revoir ! ; j'ai rendu mes bouquins à la médiathèque à temps, une première !, et pendant que j'y étais un coup de fil du Beau Grand Monsieur m'annonçant qu'il est sur Montpellier. Nous avons bu un chocolat au Café du Théâtre, avons papoté, il était beau comme tout et j'aurai adoré me blottir dans ses bras, j'ai ressenti de grands élans de tendresse en le voyant ! Je l'aime fort comme tout ce Monsieur là... Il essaira d'être des nôtres samedi et ce serait super chouette de pouvoir le présenter au Magicien. Mon papa est arrivé presqu'au moment où il partait mais j'ai pu les présenter et c'est tant mieux, ils ont des points communs ! finalement nous avons bavardé avec Papa qui est vite reparti tandis que je venais poster ce petit message, le coeur en joie. Un belle journée malgré le vent qui glace les doigts et les coeurs...
Grosse journée, puisque je commençais les cours à 8h15 pour les terminer à 12h15. J’étais sensée aller au code l’après-midi avant de partir m’occuper des zouzous mais la présence de Miss Mélodie sur Montpellier m’en a dissuadée et je me suis donc rendue à Albert Ier, chez ma bande de colocs préferés où j’étais attendue à déjeuner… Les circonstances ont fait que je n’ai pas pu manger avant tard et donc je suis partie chercher Pablo et Paloma presque tout de suite après… Mélodie m’a accompagnée et a complétement craqué sur les deux bouchons ; et je pense que ça a été réciproque puisque Pablo m’a confié tout déçu qu’il aurait bien aimé qu’elle reste. Nous nous sommes consolés autour d’une tartine GEANTE de beurre de cacahuète et avons entamé le déguisement de Paloma tandis que Pablo faisait ses devoirs. La soirée s’est déroulée comme d’habitude, entre séances de chatouilles, batailles de paillettes, jeux de societés divers, Paloma était fatiguée et je l’ai sentie se délasser sous la douche aussi lui ai-je lavé les cheveux en lui massant longuement le cuir chevelu, puis je les lui ai séchés et coiffés. Elle a ainsi bénéficié d’un moment tout à elle, un moment de détente, de calme qui lui a fait du bien. Après les douches, les parents des monstres n’étant toujours pas de retour, nous avons entamé une partie de courses d’escargots. Le principe : faire avancer six escargots colorés avec des dés frappés des mêmes couleurs… Le jeu étant un peu facile, nous avons lancé des paris et nous sommes enthousiasmés sur ces gastéropodes arc-en-ciel ! Le papa est rentré à 20h15, j’ai attrapé mon sac, posé un bisou sur le nez de Paloma, un autre sur le front de Pablo et sur un rapide « A demain ! » j’ai quitté la maison pour rejoindre le Magicien au Corum, où nous devions prendre le tram en direction de Castelnau, le Bouzou… Le Magicien n’étant pas là j’en ai profité pour passer un rapide coup de fil à la maman de Matiou qui m’a donné les dernières nouvelles colliourencques et a confirmé qu’elle pouvait m’héberger quelques jours pendant les vacances, ajoutant que ce serait avec plaisir. Sur ce, le Magicien est apparu, quelques secondes de plus et j’étais un glaçon ce qui aurait été plutôt balot… Nous avons pris le tram, puis marché dans Castelnau, franchi le « Pont-qui-fait-très-peur » et sommes arrivés dans l’atmosphère surchauffée du Bouzou. Et là, j’ai soufflé un peu. J’aime ce restau, j’y suis allée peut-être une dizaine de fois en tout depuis que je connais, principalement avec la P’tite Bande – Sev, Will, Nuange, Célia, MatiXxX, Thierry, Bertrand, Clément… - et je ne me lasse jamais de la jovialité du patron, qui parle de son établissement avec passion ; de la saveur et de la diversité des plats ; de l’originalité de leurs toilettes ; de la sympathie du concept « buffet à volonté » et petites douceurs offertes, bref ça a été encore un plaisir, accentué puisque j’étais en bonne compagnie : le Magicien, mon Ami Breton et Mélodie étaient avec moi. Je n’étais pas d’humeur particulièrement folette, la fatigue vrillait mon cerveau et faisait tomber mes paupières, prendre part à la conversation me demandait un effort de concentration et souvent, mains sur le menton et yeux dans la vague je plongeais dans de doux rêves et était ramenée à la réalité par une exclamation, un rire, un rappel à l’ordre… Il n’empêche que la soirée était délicieuse à tous les sens du terme et que j’ai bien aimé faire plus ample connaissance avec Mélodie. Le patron m’a offert une bouteille de jus de fruits assortie à mon pull rayé, j’ai laissé un gentil mot sur le livre d’or comme à chaque fois, nous sommes tous ressortis dans le froid, le ventre bien lourd mais contents de notre repas, de notre soirée.
Arrivés au Corum, le Magicien a proposé de rentrer finir le crumble et de fumer un pétard avec leur voisin Hollandais, lequel dormait, M’sieur Magicien a décidé de faire de même. J’ai continué ma route avec Mélodie et mon Ami Breton puisqu’ils allaient au Charlies, donc dans la même direction que moi. Nous avons fait une course avec la demoiselle sur les marches du Corum que j’ai gagné sans souci puisqu’elle était handicapée par le poids de son sac à main tandis que mon Ami Breton portait le mien. J’ai bu un coca-tranche au Charlies avec eux – mon ami Jean-Pierre n’étant pas là je n’ai même pas pu le harceler de mes « un Bisouuuuuuu ! » habituels – et je suis partie rapidement, mon lit poussant de grands cris : « Rejoins-moi ! Rejoins-moi ! »… Mais Ganesh où n’importe lequel de ses potes n’était pas de mon côté ce soir là puisqu’au détour d’une rue je suis tombée sur Titou et ses potes avec leur bout d’chou de quelques mois – Fanfan. Mon frère n’ayant pas la grande forme je lui ai offert de passer chez moi pour un thé et papoter un peu, ce que nous avons fait. Il a écrit une lettre à la P’tite Mi, me l’a fait lire, nous avons fait un point. Il va aller vivre au Pont de Lattes en attendant de trouver un autre appart ou de retourner chez Maman. Il va aller en Argentine l’été prochain et probablement continuer ses études d’in Ch’Nord, retour aux sources puisque lui est né à Doullens et que c’est Lilles qu’il compte rejoindre. Il sera prêt de la famille : Bernay, Amiens, Poix, Beauquesnes, Poulainville c’est pas super loin en voiture ou en train. Ca me motivera peut-être à prendre la mienne si j’en ai une d’ici là – ou à sauter dans un train à destination de la fameuse « gare des betteraves » qui ne m’a pas vue, je dois l’avouer, depuis trop longtemps. Papi et Marie-Claire, Cyril et toute sa p’tite famille dont ma filleule la Jolie Louise, ma Babou dont je n’ai pas de nouvelles depuis un bail et qui me manque à en crever, mes arrières grands mères, mon arrière grand père, … seront toujours heureux, je le sais, de ma présence en Picardie. Bref, Monsieur Titou ne se laisse pas abattre et c’est tant mieux. Il n’empêche que c’est le moral pas bien haut tout d’même qu’il reprend le chemin de ce qui est encore son appartement pour trois mois.
La nuit s’était avancée et mon sommeil comme évaporé, comme souvent lorsque je rate mon heure et encore une fois j’ai senti poindre l’insomnie. J’ai éteint toutes les lumières, fermé les volets et branché mon poste sur la musique indienne prêtée par le Magicien. J’ai attendu, compté les moutons, j’ai avalé les « ampoules-pour-dormir » prescrites par le docteur, j’ai révassé mais je savais que tout effort serait vain et que ma nuit serait encore blanche. J’ai appelé Matiou, histoire d’avoir au moins de la compagnie, il est venu, m’a apporté un cable dont j’avais besoin, une passoire, la playstation. Il m’a installé le passage de FFX que j’aime particulièrement avec la chanson « Suteki Da Ne », nous l’avons regardé ensemble et avons réalisé que ça va bientôt faire trois ans qu’on se connaît. Trois ans ! J’ai l’impression que c’était hier et que c’était il y une éternité aussi. Etrange paradoxe qu’est le nôtre. Nous avons fait l’amour et j’ai pris conscience que ça n’avait jamais été aussi bon que depuis que nous nous étions séparés : moins de pudeur, d’obligations, plus de lâcher-prise aussi… Ses doigts, sa langue ont pris de la dexterité, ses coups de reins sont plus précis, plus retenus, son bassin ondule en rythme avec le mien, nous faisant tous les deux haleter, la sueur recouvre nos corps, on se regarde dans les yeux, on se sourit on recommence ; plus vite ; plus fort ; plus profond. On prend un rythme, on le casse, on ondule ; il sort et rentre d’un long coup de rein qui me fait gémir de plaisir… Un moment fort. De mes amants, Jonathan avait dit : « Sélectionne ». Désormais, je fais l’amour avec moins de garçons différents, quasiment toujours les mêmes en fait mais notre intimité se fait plus belle, plus forte, la pudeur s’éloigne doucement et le plaisir en est plus intense. Ca a été le cas ce soir. Matiou m’a bluffée, transcendée, éblouie.
Plus tard, j’ai selectionné les deux, trois livres que je veux amener à Albert Ier demain, pour mes potes et désormais, je regarde sereinement l’heure tourner en écrivant, en bouquinant, sachant très bien que le jour qui se lèvera ne m’éveillera pas et ne sera que le prélude à une autre journée fatiguante.
Voilà, en une soirée coup sur coup, j'ai eu Tom au téléphone... tout bizarre d'entendre sa voix après des années... On a convenu de fumer un pétard ensemble, dans sa piaule au retour de vacances... J'ai tellement hâte ; trois ans sans vrai contact, vraie discussion, vrais bouts d'vie ensemble. Tom a été le premier à me faire découvrir l'amour, le couple et le sexe. Il y a tout un bout de lui en moi et malgré les problèmes - graves - que nous avons eu, malgré les ruptures et les douleurs, il restera toujours une place pour lui dans ma vie... puis j'ai eu Bidoune. J'avais peur que nous ne trouvions rien à nous dire mais elle est tellement fidèle à elle-même que ce fut facile.
Soirée douce de ces retrouvailles émouvantes.
Par ailleurs, juste comme ça : un nouveau répertoire trop chouette : envoyez moi vos adresses ! ; l'adresse de ma Babou et une carte-coccinelle qui part pour elle ; les coups d'blues de mon frérot et du thé ; un clone qui s'intensifie - plus je découvre de choses plus je suis stupéfaite de tant de ressemblances ! Grrr - ; un concert de Steevosteen demain avec la jolie Delphine ; l'expo "Sourires D'enfants" avec la même jolie Delphine jeudi après midi ; Pablo et Paloma que je garde demain matin puis jeudi soir ; ma Cécile qui rejoue Cats vendredi soir et que je vais évidemment aller applaudir ; Camille qui arrive samedi matin ; l'anniversaire de Câline chez moi samedi soir ; le train pour Collioure, le séjour là-bas de lundi à mercredi ; Louise ma filleule-fée qui sera chez Maman la semaine prochaine...
- Ma glace préferée c'est menthe-chocolat ; lui aussi. - J'adore Zola, j'ai dévoré la série des Rougon-Maquart en deux mois ; lui aussi. - "Les Liaisons Dangereuses" a été un de mes bouquins de chevet pendant longtemps, je le relis régulièrement ; j'apprend que c'est un de ses livres favoris. - L'autre jour on était au restau avec mon Ami Breton et lui, je commande : "Une salade paysane et le saumon" ; il râle : il prend la même chose... On arrive au dessert, je prend la tarte aux myrtilles ; lui aussi. - Depuis que j'ai bossé en école maternelle j'ai décidé de devenir documentaliste ou instit, avec une prédominance pour instit ; il fait "Sciences de L'Education" à Paul Va pour entrer à l'Iufm et tenter le concours d'instit. En plus il a été dans une école de pédagogie alternative, Montessori et Frenêt... Ca ouvre à la discussion puisque j'ai découvert ça cet été avec le Beau Grand Monsieur et Câline. - Je ne supporte pas Balzac ; lui non plus.
Et puis nous sommes tous deux amateurs de pétards et de bons thés... Pour le moment, hormis nos goûts musicaux, tout ce que je découvre de lui me rappelle mes propres préférences... C'en est hallucinant, je n'ose plus me prononcer sur mes inclinations de peur qu'il me réplique que c'est également son cas...
Grrr... Et son année de naissance, 1983 contre 1987 pour moi lui laisse bien évidement l'avantage puisqu'il peut prétendre avoir tout connu avant moi !
J'ai retrouvé les bras chaleureux de Toki ; les papouilles sur la tête ; ses mains chaudes pour un doux massage sur mon dos ; la sensualité de ses baisers - de tous les mecs que je connais c'est celui qui me procure le plus de sensations rien qu'en m'embrassant, ça me rend folle - ; les fous-rires et la complicité des gens qui font l'amour ensemble...
Oh, que ça m'avait manqué, Oh qu'il m'avait manqué... J'avais cru, Matiou m'avait dit, je croyais que c'était fini, qu'il ne voulait plus de moi comme amante. Cette soirée à démenti tous ces préjugés.
J'avais envie depuis longtemps de me retrouver nichée dans ses bras rassurants, de sentir son odeur familière, de croquer doucement son cou et de sentir ses petits baisers me picorer le visage, les yeux, les joyeux soufflements qu'il fait éclater dans mes coins. Ca n'était pas le sexe avec Toki qui me manquait, c'était sa chaleur, son étreinte, notre complicité. Et j'ai eu un florilège de toutes ces jolies choses ce soir...
Je ne suis plus en manque de complicité, de tendresse, d'affection.
Ca s'est fait naturellement, nous nous sommes retrouvés à pouffer, à nous embrasser, à nous caresser, à rire joyeusement de nos plaisanteries et j'ai réalisé que nous avions une intimité...
L'Ogresse est calmée. Mawie est heureuse.
... Et même si ce doux moment a été interrompu par l'arrivée intempestive et bruyante de mon second lascar, le Matiounational, elle m'a comblée pour longtemps.
Il m'a appelée en fin de soirée ; j'étais au Charlies avec
des amis.
Jonathan : Je suis près de chez toi, pour une fois
que je passe dans le coin !
Mawie : Ne bouge pas, j'arrive !
J'ai courru de toute la vitesse de mes petites jambes
bottées, les pans de ma jupe flottants autour de moi, il a ri de mon pendentif
éléphant... Je lui ai fais visiter mon appart ; offert un jus d'orange. Il a
zieuté mon nordi-récalcitrant et ses bips angoissants, l'a démonté sous mes
yeux appeurés.
Mawie : Ne lui fais pas de mal, j'en ai encore
besoin, hein !
Il m'a fait des blagues stupides, j'ai cru que mon cher PC
avait rendu l'âme et puis, miracle ! les bips ont cessés, le nordi-récalcitrant
a cooperé, youpie ! Je l'ai bien vite branché correctement, installé, calé,
chouchouté et c'est fini-fini, il ne bouge plus de sa place.
Puis, Jonathan a soulevé les volants de ma jupette ;
dévoilant des bas quadrillés, à demi-cachés par mes bottes, il m'a allongée sur
le lit, s'est installé à genoux par terre et m'a offert un superbe orgasme, un
comme je n'avais pas eu depuis longtemps (mais je ne lui dirais pas ; il serait
capable de prendre la grosse tête ! Et oui, je sais que tu lis mon blog !)...
Il m'a servi de cobaye pour quelque pratique sur laquelle je suis complexée,
m'a assuré que je ne m'y prenais pas mal, au contraire, m'a rassurée ! J'ai
aimé ça malgré le dégoût que j'en ai habituellement et j'ai aussi aimé qu'il me
regarde le faire : comble du comble ! Avec Jonathan, je ne me sens pas
complexée, je ne me sens pas obligée d'être parfaite et de « bien
faire » juste être moi, me laisser aller, me lâcher, prendre mon pied...
et ça me permet d'aller plus loin, de faire des choses que je n'aurais même pas
imaginées faire ou qui ne me plaisaient pas forcément avant de les tester avec
lui. J'ai voulu plus, j'ai couru dans tout l'appart faisant pianoter mes talons
sur le parquet à la recherche du « sésame-ouvre-toi » de la suite à
savoir la fameuse capote, cachée dans un sac introuvable et il nous a offert un
second orgasme, moins fort, moins puissant mais tout aussi agréable... Nous
nous sommes quittés vers la gare sur un bisou et des rires, j'ai rejoint Hervé
et mon Ami Breton au Rockstore, il a regagné Albert Ier...
Depuis quelques jours, je découvre de nouveaux plaisirs : me
réveiller seule le matin, aller au cinéma seule, bouquiner en écoutant de la
musique que j'aime, me lever le matin pour aller à la fac, manger au RU, aller
au code, sentir une grosse mais saine fatigue me gagner en fin de journée,
signe d'une journée bien remplie, j'apprend à me regarder dans le miroir et me
trouver jolie... cela faisait longtemps, voire jamais. Il est vrai que j'ai été
entourée depuis toujours d'une tripotée de frères et soeurs et que plus tard il
y a eu Tom, puis Matiou. Au début, je pensais que vivre entre moi et moi serait
difficile, que ce serait l'affiche, que j'aurai du mal... et en fait je crois
que le Beau Grand Monsieur avait raison et ça me fait un bien fou. Je n'ai pas de
compte à rendre et même si ça peut sembler égoïste, j'en ai besoin. Je me fais
un trip narcissique, je me recentre sur moi, je réfléchis à qui je suis, ce que
j'aime, ce que je veux, où je vais. J'en avais parlé avec ma Framboise et
probablement d'autres personnes. Le souci c'est qu'à l'âge où mes amis se
construisaient, découvraient et affinaient leur personnalité, apprenaient des
choses aussi bêtes que «Moi, le matin, je bois du thé/café/chocolat » ;
« Moi, j'aime écouter telle musique » ; « Moi, tel sujet de
conversation m'intéresse » et je fais l'impasse sur les grandes questions
existentielles, bref alors qu'ils faisaient les découvertes normales des
post-ados de leur âge, je me construisais non seulement à travers mon couple
mais en plus à travers l'image d'un couple idéal que je m'étais crée sur des
bases superficielles, comme un besoin de resserer le cadre, de me créer un
cocon, un nouveau cordon avec moi-même puisque je l'avais brisé en quittant le
nid à 17 ans plus ou moins « tricotée à l'envers » comme dirait ma
Maman. Alors qu'ils me parlaient soirées alcoolisées, débats politiques,
fringues, fac, cours, vie... moi je les trouvais immatures de ne pas
s'intéresser à mon mariage, l'arrêt de la pilule, mon ménage et la déco de ma
maison... Dit comme ça, cela me semble grave et je suis heureuse d'avoir ouvert
les yeux... N'empêche qu'aujourd'hui – même si ça peut passer comme une
experience, même si en un sens cela m'a enrichie et appris aussi des choses :
gérer un intérieur, gérer un couple au quotidien (on ne peut pas dire que ce
fut une réussite), gérer des factures, de la vaisselle, un boulot...- j'ai
toutes ces années d'introspection, de recul, de réflexion sur moi-même, moi par
rapport aux autres, moi par rapport à l'autre, moi par rapport à moi à
rattraper... je l'ai fait à ma manière, à travers mon mode de vie mais je ne
l'ai pas fait très honnêtement, toute préoccupée de l'image de vie idéale que
je voulais renvoyer aux autres et à moi. Alors, je reprend petit à petit la
route dont j'avais dévié, et je réapprend, je recommence. Je ne me presse pas :
le temps m'appartient. Ce soir, je portais un jean un peu large avec une veste
de tailleur de femme que j'ai retrouvée. Ma maman avait entrelacé mes cheveux
en une jolie tresse africaine. Je me suis trouvée belle, je me suis trouvée
femme, je me suis trouvée moi. Chaque chose était à sa place et j'ai réussi à
aimer l'image que me renvoyait le miroir. Pas seulement à cause de la présence
physique qu'il me renvoyait mais aussi parce que cette apparence était en
accord avec ce que j'avais dans la tête à ce moment là. Je ne veux plus être
une femme-enfant. Je ne veux plus me proclamer « adulte » et me
forcer à m'intéresser à des conversations de trentenaires qui me dépassent.
Mais je ne veux plus non plus continuer à me mentir et à me faire croire que je
ne grandirais pas. Je crois que j'ai dépassé, enfin, ma peur de vieillir, ma
peur de grandir et de perdre mes illusions. Je crois que je m'y accrochais de
toutes mes forces, yeux fermés pour mieux me cacher de la réalité – la fameuse
technique de l'autruche – et que je n'avais pas vu qu'elle m'avait déjà
rattrapé depuis longtemps. J'ai repris une longueur d'avance et je ne nage plus
à contre-courant. Beau Grand Monsieur, merci. Câline et ton Chéri, merci. Matiou,
merci. Maman, merci. Titou, merci... et surtout, surtout, Mawie, je suis fière
de toi...
En ce moment, il y a un ami parisien qui squatte la chambre
du Magicien, lui-même parti en week-end chez sa môman. Il s'appelle Mad Max et
on passe beaucoup de temps ensemble... Il est rapidement entré dans mon univers
– ou suis-je entrée dans le sien ? - et ça nous fait passer des moments très
agréables...
Aujourd'hui... j'ai passé l'après-midi à Lattes, on a
profité avec Titou de retrouver l'atmosphère familiale qu'on a tous les deux
quitté (de nouveau, pour moi) il y a deux semaines. Ne serait-ce que s'éloigner
un peu de la ville pour retrouver les chers étangs ; l'odeur du sel qui se hume
avec délectation dans l'air ; les arbres nous a fait un bien fou. Par ailleurs,
nous avons pu profiter de notre maman qui ne travaillait pas cette
après-midi... La complicité se fait de plus en plus forte avec les années, avec
la maturité qui s'installe aussi je suppose, que ce soit entre frangins ou avec
notre Maman nationale et son « Mamour »... j'ai pu le constater
encore tout à l'heure.
Plus tard, nous sommes allés au Baloard où j'ai retrouvé ma
Chloé, Mad Max et le voisin Hollandais de ma bande de colocs préferés. Ce soir
se jouait la fameuse « Sketches Partie » de la Compagnie du Capitaine.
Ensuite, le temps de récuperer mes plaques de cuisson, des coussins, le temps
d'un kebab, de quelques bières avec tous les potes de Philou, le temps de
retrouver Miss Lisa que je n'avais pas vue depuis des années
(dialogue assez rigolo, d'ailleurs :
Mawie : Bah, qu'est
ce que tu fais là ?
Lisa : Comme toi, je squatte à une soirée...
Mawie : Mais moi j'habite là !)
puis une fois toute la bande partie, le temps d'un thé et de
quelques morceaux sympathiques de Galliano, nous avons rejoint le Rockstore, où
j'ai joué à la soupe de langues avec ... (non, en fait je ne les compterais
pas, ce serait trop pathétique) donc avec quelques charmants jeunes
hommes... Chloé étant fatiguée, nous l'avons reconduite jusque chez moi. Sur la
route, un caddie me narguait. Je l'ai débarassé des ordures qui l'encombraient
et d'un geste large de la main, j'ai déclamé à ma copine :
« Mademoiselle, votre carosse est avancé »
Je l'ai poussée dans la rue, belle course rythmée par nos
éclats de rire. Au retour, c'est Mad Max qui a voulu m'y faire monter, je me
suis laissée faire de bonne grâce et il était parti pour m'emmener jusqu'au
Rockstore – plusieurs poteaux nous sont rentrés dedans au passage – mais nous
avons croisé une voiture de flics grognons et nous en sommes donc restés là.
Lorsque le Rockstore a fermé après un loooong morceau, nous avons espionné mon
ami Breton et sa compagne de la soirée (je lui en ai connues des plus sympas et
des plus jolies d'ailleurs, mais je ne serais pas d'avantage mauvaise langue !)
; nous avons fait la course ; nous nous sommes battus et fouettés à coup de
ceinture déclarée « Fashion-Métalleux » ; d'une cabine téléphonique
je me suis fait un refuge, j'ai pris le téléphone, ai interpellé Mad Max :
« Hé !
C'est pour toi ! C'est notre pote Magicien ! »
Il a joué le jeu. J'ai aimé.
A Cap Chef, Mourad a calmé mon estomac affamé et ma gorge
assoiffée, en contrepartie nous avons passé un coup d'éponge sur les tables et
empilé les chaises. Ca a été l'occasion de croiser Anto, en piteux état ! Et la
soirée s'est terminée dans la chambre du Magicien. Nous avons parlé d'hyper-activité
et de mon incapacité à me concentrer trop longtemps, nous avons parlé de ma
manière de me disperser et de cette énergie que j'ai à revendre : je jongle
entre mes cours, le code, les zouzous que je garde, jusqu'à présent le
rangement de mes cartons, les tâches du quotidien et mes folles nuits et
lorsque le jour se lève, j'ai encore envie de courir partout, de faire des
roulades, de sauter, de danser, de chanter, j'ai les nerfs à vif... Il m'a
conseillé de demander au Magicien de m'apprendre la sophrologie et m'a expliqué
en quoi ça consistait...
Ensuite, Mad Max a accroché une punaise déterminant ma
maison sur le plan de Montpellier qui couvre un mur et je l'ai harcelé pour
connaître le « Tour de La
Cuillère », vainement. Magicien, tu as un ami consciencieux
et gentil qui veut que je garde « mes yeux d'enfant émerveillée... ».
En revanche, il m'a appris quelques tours de pièces simples que je dois
travailler. J'ai lutté pour garder les yeux ouverts dans le tram qui me
ramenait, toute pressée que j'étais de m'endormir afin de ressasser ces
chouettes souvenirs encore tout frais et agréables.
Besoin d'air : je pense que je serai sur Collioure ce week-end...
Je suis fatiguée, fatiguée, fatiguée... Mon ordinateur ne marche plus, de nouveau il me ressort ses bips stridents et désagréables... Je ne peux donc pas avoir accès à mes textes, à ma musique, aux deux articles que j'ai écrit et pas sauvegardés sur ma clef USB... Ca m'ENERVE ! Cette semaine va être longue et dure, je pense.
Heureusement je vais revoir mon "autre" famille, les parents de Matiou et puis Camille, qui est en train de devenir une amie importante... mais lointaine. Je crois que c'est Anto qui m'avait dit : "Tu n'es entourée que de mecs, tu devrais avoir des copines..." je ne me souviens plus de ma réponse mais en fait, il avait raison, j'ai plein d'amis-mecs, plein de potes-mecs, plein de copains-de-baise-mecs... pas une fille.
Il y a la P'tite Mi qui en ce moment nous fais le coup de la cocotte qui explose et qu'il ne vaut mieux pas approcher.
Il y a Bidoune que je n'ai pas vue depuis des siècles et qui me manque mais je ne suis pas sure qu'on trouverait des choses à se dire...
Il y a Câline, Severine et Camille mais elles sont loin, occupées, ont leur vie...
Il y a Célia qui n'a pas le temps et avec qui nous sommes toujours en décalage d'emplois-du-temps...
J'ai grandi avec des garçons, je jouais aux playmos, au légos, aux rollers avec mes frères... j'ai toujours eu plein de copains. Ca continue... Je n'ai pas de fille dans ma vie et ça me manque...
Grrr... Mawie de mauvais poil... Ne pas approcher ce soir !
En ce moment, je fais un pied de nez à l'Ogresse... J'ai dit en me vantant que je l'avais pietinée, je me suis un peu avancée, elle est coriace et ne manque pas se retourner sur les jolis derrière des garçons, la bougresse ! Mais je l'ai calmée, mon emploi du temps de ministre oblige...
J'me sens plus en accord avec moi-même même si ce temps de "Chasse à L'homme" ou je buvais trop, sortais trop, draguais trop, faisais trop l'amour laisse un brin de nostalgie dans ma joyeuse tête de pimprenelle... Je la ressors aux vacances, promis !
Pour fêter ça, aujourd'hui, je me suis déguisée en fille : épilation des sourcils, henné, sous-vêtements classe, maquillage coordonné à mon joli pull - "seyant" a dit Matiou - bottines à talons et jean ultra-moulant... Mouais... Bah j'me préfère en sarrouel-débardeur-kickers... mais de temps en temps, ça fait du bien de rappeler que derrière mon fessier rebondi, mes fringues amples et ma tignasse ébouriffée se cache - à défaut d'une femme - une demoiselle...
Sur les conseils de Jonathan, je me suis rendue pour la deuxième fois à un spectacle de La Compagnie du Capitaine ce soir, en compagnie de la Jolie Delphine et de mon ami Breton. Pour 2€, je me suis offert une belle dose de rigolade, de détente, de zenitude, de relativité... La soirée s'est terminée autour d'une bière au Charlies, à commenter cette soirée impro qui a beaucoup plu à mes amis !
Par ailleurs, ils jouent leur Sketch Partie vendredi, samedi et dimanche soir au Baloard... le fameux spectacle par lequel je les avais découvert en Avignon, au festival... et celui où j'avais fait la rencontre de mon Alter Ego Ecrivain, qui sera d'ailleurs dans le coin ce week-end... Great !
Pour la suite des évenements, m'sieurs-dames, avis aux amateurs...
Jeudi Soir
Après mon boulot, donc aux environs de 20h30 nous projetons une soirée Pétards&Dvd dans mon tout-nouveau-tout-beau-grand-appartement avec le beau Magicien, mon ami Breton, la Jolie Delphine et j'espère Titou et la P'tite Mi si j'arrive à les joindre !
Vendredi Soir
Soirée concert au Magimoz'art ! Il est probable qu'on soit dans le coin aux alentours de 21h...
Samedi Soir
Mon Alter Ego Ecrivain étant de mariage, je serais avec mes amis au Charlies ou au O'Carolain pour le match ! De même que la semaine dernière où je bêlais surexcitée, violant au passage les fragiles oreilles du Magicien, je compte bien mettre le feu et la troupe aussi....
Dimanche Soir
Compagnie du Capitaine, 2ème édition, je retourne voir Sketch Partie mais version longue cette fois... Avec mon ami Breton, la Jolie Delphine, et mon beau Magicien qui m'a dit qu'il reviendrait suffisament tôt d'Uzès pour être des notres...
Si vous voulez vous joindre à nous pour une de nos folles expeditions, ou tout simplement pour me voir... mailez-moi (mais je ne vous garantis pas d'avoir votre mail suffisament tôt pour vous répondre, sachant que je squatte le WWW tous les soirs - vive les cybers-cafés !) ou mieux, appelez-moi... Par ailleurs, dans la journée de vendredi, samedi et dimanche, ce sont les Quartiers Libres à Montpellier, donc je serais en balade dans les coins, il promet d'y avoir des chouettes spectacles !
J'assiste à mes cours Je vais au code Je continue mon boulot (j'ai commencé l'éveil musical à Paloma, j'ai plein-plein d'idées, c'est très chouette) Je déménage Matiou me monte mes meubles Je range mes cartons...
bref, je n'ai pas une minute à moi et plus de connexion internet...
Donc je ne vais pas actualiser super régulièrement et en plus, je voudrais transférer sur un autre hébergeur, oldiblog m'em****** ! Je vous tiendrais informés ! J'ai plein plein de choses à vous raconter ! A très vite !
Mes yeux se sont fermés une seconde. J'ai entendu un tram passer. Lorsque je les ai rouverts, il n'était plus là, ce chouette blond aux doigts d'or...
C'est un Magicien, il a les cheveux en vrac et le sourire ravageur. Il me charrie tout le temps mais a une manière de poser ses lèvres doucement sur la joue lorsqu'il fait la bise, une manière de parler, un regard sur les choses qui me plaisent. Il fait des choses incroyables avec un élastique, une cuiller, un jeu de carte. Il veut faire le même métier que moi, il a un avis, une discussion. Il aime ma cuisine - même lorsque mes gâteaux sont trop sucrés. Il est doux. Il est intéressant. Il me prête des BDs.
Il me ravit.
C'est un des nombreux colocs de mon ami breton...
Ce Magicien là, j'ai envie d'apprendre à le connaitre, encore...
Mais c'est là qu't'as dit qu'la vie c'est pas du gâteau...
Les paroles me transpercent, me vrillent, me renvoient loin, si loin... A d'autres chansons... Les Wriggles... System...
En ce moment j'ai du Tom plein la tête, plein la vie. J'y pense souvent, trop peut-être ? Ca fait ça, aussi, les déménagements. Un vieux sac oublié qui se renverse et qui déverse lettres, photos, une bougie parfumée, des BDs, un T.shirt de Zebda, un attrape-rêve. Un flot de larmes. Je croyais avoir oublié mais non, c'est peut-être enfoui sous un tas d'autres souvenirs mais c'est bien ancré.
28 mai 2003... Notre premier baiser... Si romantique, y repenser, l'évoquer me donne des frissons de plaisir.
Je le connaissais depuis quelques jours à peine... On ne se lâchait plus au lycée. J'avais eu Marion au téléphone la veille, à qui je l'avais présenté très vite : "Il est sympa, hein Tom ? - Ouais carrément ! Je crois que ça va être un super pote ! - J'aimerai bien que ce soit plus qu'un pote... - Euuuuh... Laisse tomber Mawie..."
On avait raccroché. Le téléphone avait sonné quelques secondes plus tard :
"Mawie ? C'est Marion. En fait FONCE !"
Le lendemain on était toute la p'tite bande du lycée sur le terrain de tennis d'Agro, j'étais assise par terre, lui sur le banc au milieu de nos potes. On avait bougé le banc, on s'était retrouvés juste tous les deux, on avait papoté sans réaliser que nos corps se rapprochaient, se tendaient, et on s'était retrouvés à s'embrasser passionnément, sans comprendre ce qui nous arrivait. Ca nous avait fait rire, par la suite. Un phrase coupée et on n'avait jamais su déterminer qui avait pris la bouche de l'autre. C'était le baiser le plus spontané de ma vie, il m'avait fait un sacré paquet de chatouilles dans l'estomac celui-là...
2 juillet 2003... Notre première nuit d'amour...
Ma première nuit d'amour. La sienne, aussi. Il me fait femme, SA femme et je suis fière que ce soit lui, fière d'avoir dit "je t'aime" à un garçon pour la première fois, aussi naturellement qu'on s'était embrassés, fière de notre complicité, de notre fusion aussi... Fière d'avoir fumé cette première cigarette post-coïtale (quel mot barbare !) lovée dans ses bras, sur un bout d'toit, sous les étoiles... C'était sa première fois à lui aussi et aujourd'hui je me dis qu'il y a et qu'il y aurait toujours ce lien fort entre nous, les premiers émois sexuels on les a connu ensemble, le premier grand amour, on l'a vécu tous les deux...
Les histoires de lycéens sont belles, grandes, romanesques. On les sublime ; elles sont les plus violentes mais aussi les plus passionnées. Elles durent rarement. La notre n'a pas fait exception...
Fin août 2004 ... Un peu plus d'un an d'une chouette relation, ternie par des bas profonds... mais les hauts étaient tellement vertigineux que nous oubliions vite les désagréments.
Je ne l'ai pas revu depuis. J'ai eu de ses nouvelles, par les copains, par Charly-le-Mirage, je l'ai même eu une fois ou deux au téléphone et par smeums depuis... Mais je ne l'ai pas revu, nous n'avons pas entamé de relation amicale. Notre histoire avait été trop forte pour faire comme si de rien n'était, pour se faire la bise le matin et retomber dans le banal. Nous nous sommes haïs, longtemps. Pour ma part, c'est retombé. Pour lui, je n'en sais rien, je pense aussi qu'il s'est calmé.
Mais cette cascade de souvenirs qui tombent à mes pieds, sur le parquet de ma chambre de princesse ont fait battre la chamade à mon coeur, malgré moi mes lèvres ont esquissé un sourire. Je me suis revue à 15 ans quand je l'ai rencontré... A 17, lorsqu'il m'a quittée. Et je me suis dit qu'il faisait partie de moi, pour toujours...
J'ai son nouveau numéro Je sais où il habite Il a cours dans la même fac que moi
Philou a pris les deux petites chambres du fond, j'ai donc droit à la grande chambre de princesse, avec les petits tiroirs cachés... Toutes mes décos dorment dans leurs cartons, toutes mes photos sont impatiente de pointer le bout de leur nez sur mes murs, je trépigne, j'ai hâte de pouvoir ranger mes bouquins, mes fringues... Mais... à part mon matelas, je n'ai aucun meuble, je les récupère tous vendredi soir et samedi...
N'empêche, on a fait nos premières courses, bu nos premières bières de coloc, nos premières tasses de thé !
Et puis ce matin, en me levant toute excitée pour aller à la fac,
(ça aussi c'est une première ; nouvel appart = nouveau rythme et j'étais debout pour aller en cours à 8h15 - Miracle !), j'ai pris mon premier VRAI p'tit déj depuis des mois dans ma cuisine, ma première douche dans mon appart... J'me suis toute pomponnée en l'honneur de cette grande et belle première journée de nouvelle Mawie !
Pis les gens, vous êtes les bienvenus, passez quand vous voulez, à l'improviste ou pas (mais vaut mieux passer un coup de fil, histoire de vous assurer que j'suis bien là) à partir de la semaine prochaine... J'aurai toujours un thé, des gâteaux, un repas à vous offrir avec joie !
Si vous voulez l'adresse, demandez par commentaire ou mail et je transmet par mail !
- Retour de l'école, on installe le goûter. Il reste du crumble qu'on a fait hier, je la vois le savourer et puis elle me regarde avec un grand sourire :
"Tu sais, le bon goût, moi, je l'avale !"
- Chaque mardi, nous emmenons Pablo et son copain Gaston à la chorale, près du Corum... Nous rentrons ensuite à la maison, juste Paloma et moi et devons traverser la 113, en deux fois. Forcément, à chaque passage le petit bonhomme est rouge. Même s'il n'y a pas de voiture, j'estime que nous devons attendre qu'il soit vert avant de traverser, pour donner l'exemple ; je lui ai expliqué à quoi servait le code de la route et elle déchiffre quelques mots sur les panneaux, essaie de les comprendre. Encore une fois, ça ne manque pas, le petit bonhomme est rouge. Paloma le supplie, l'invective :
"Petit Bonhomme, je vais me fâcher ! Deviens vert MAINTENANT !"
Et puis, la voie était libre de voiture, des personnes traversent. Paloma leur crie :
" Hé ! Vous respectez pas le code de la loi !"
- En chemin, je la porte sur mon dos et elle me dit un secret à l'oreille :
"Sarkozy il a dit qu'on allait aller à l'école le jour où il n'y a pas école". * Gnéé ? *
- Nous passons devant un arrêt de bus, nous nous arrêtons 5 minutes pour jouer. Paloma : Bonjour Madame ! Je voudrais aller à Paris s'il vous plait, quel bus je dois prendre ? Mawie : Ca dépend mademoiselle, vous voulez partir à quelle heure ? Paloma : Euuuuuh. A 30 heures, madame !
Le parapluie de Mary Poppins, Des cartons et un Sandwich...
Une journée pas forcément marrante...
Mais un Beau Grand Monsieur qui passe de la tendresse et des mots doux sur mes bleus ...
Un Beau Grand Monsieur que j'sens heureux et ça m'fait plein d'joie pour lui... même que j'l'aime fort et que j'suis heureuse de le compter parmi mes amis - malgré sa sénilité débutante et ses trois cheveux blancs de vieux (Hihi!)
******
Et puis Titou qui a emmenagé ; son appart est très sympa et ils vont être bien, là, avec la P'tite Mi... Un Titou qui s'prend très au sérieux maintenant qu'il a un "chez lui" mais on en passe tous par là et même si j'le charrie, j'suis aussi heureuse pour lui, pour eux!
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Et ce soir, un câlin en sandwich sur le lit de Toki avec mes lascars, tout doux et tout tendre et qui fait du bien après une bagarre comme on aime, des courses poursuite dans l'appart, des chatouilles, des gratouilles, des morsures, de la crème hydratante sur une brûlure de cigarette mal tombée...
J'suis allée voir Nausicaa chez Toki.... et j'ai beaucoup aimé !
Pis après un passage éclair au Charlies où mon ami Breton et son Magicien de Coloc m'ont offert des cadeaux : crêpe bretonne à la confiture de rose ; ballon tourneboulé et modelé à l'image fortement tendancieuse d'une statuette africaine ; j'ai rejoint mon nouveau QG : Le Rockstore...
Et là, j'me suis vraiment rendue compte que c'était le rendez-vous des copains... J'y ai croisé chronologiquement mon ami Breton ; Le Lutin ; Miki ; Manu-le-contrebassiste-du-jam-qui-voulait-m'épouser (et qui a d'ailleurs joué encore le jeu, allant jusqu'à effleurer mes lèvres d'un tendre et chaste baiser. J'ai adoré, c'était tout tendre et tout doux, presqu'inatendu, juste comme ça, au passage !) ; il y avait Sébastien ; il y avait Anto...
J'ai dansé toute la nuit, le tango & la valse, deux rocks tout particulièrement endiablés sur Pulp Fiction et les Blues Brothers avec un inconnu talentueux qui m'a rendue à mes copains sur un sourire et une révérence ; j'ai bu suffisament de tequilas-paf pour monter me déhancher sur la scène, pas assez pour finir encore dans un lit et c'était pas plus mal, pour une fois.
Sky est tombé sous le charme d'un joli chaperon rouge de mes amies il y a plus d'un an de ça. Et puis aussi, quelques temps après, on bavardait sur msn et je me faisais un goûter Bière/Citron avec des morceaux d'pomme et depuis ce jour là, on a décidé qu'on se ferait un jour une soirée placée sous le thème de la bière et de la pomme... Sauf qu'on ratait toutes les occasions.
Alors, ce soir, pour pallier à cela, je me suis arrêtée lui acheter une pomme, qu'il a aussitôt surnomée Wilson.
On a dit des blagues de merde :
Sky : Alors on prends quoi ? Mathieu : Un mètre à 17€ Sky : Un mètre à 17 ? Mais à 3 c'est mieux ! (Ah Ah Ah) Mawie : Mais Troyes, c'est loin (re Ah Ah Ah)
Et puis aussi, la fameuse blague du Lapin et de L'Ours ... (Je ne la raconterai pas ici, le lieu ne s'y prête pas mais n'hésitez pas à me la demander...)
Et puis aussi :
Sky : Ce soir, je ne te vois pas ! Mawie : Pourquoi ? Sky : Parce que j't'encule... Mawie : Bah justement... Mawie : Aaaaaaah ouais !
Même que Sky a rajouté : Mawie, elle est encore plus nulle que la blague nulle !
Et on a joyeusement croqué Wilson sous les hurlements horrifiés de Sky qui perdait son nouveau-meilleur-copain ...
La soirée s'est finie avec mon stylo-feutre noir et beaucoup, beaucoup trop d'alcool dans le sang :
Comme vous pourrez le constater, j'ai été beaucoup plus tendre avec lui que lui avec moi... Je trouve que les moustaches et les étoiles que je lui ai dessinées lui font un très joli visage de poupon !
J'ai fini la soirée chez mon ami Breton et son coloc, qui ont bien ri de mon état ; et qui m'ont fait fumer sur leur pétard... et encore plus tard, je me suis retrouvée chez le Lutin dont les murs valsaient, je ne me suis donc pas éternisée et j'ai retrouvé rapidement le chemin de l'appart de Jonathan où je me suis effondrée et ai probablement ronflé comme pas permis !
Titou - 7 août 1989 Ludo - 16 août 1989 Mawie - 26 juin 1987
On avait décidé, pour cette année de mélanger le "familial" aux "copains" et de faire ça ensemble, à Lattes
Le principe était chouette et inspiré de la vie à Clapiers :
Portes Ouvertes, Chacun est libre d'inviter qui il veut si c'est dans l'état d'esprit de partage et d'échange.
Je m'étais disputée avec la P'tite Mi quelques temps auparavant et de toute façon, elle était dans les Alpes ce jour là, Titou n'avait donc pas sa chérie pour ses 18 ans. Mais pas bête, la guêpe, lorsque tout le monde a été là, je lui ai bandé les yeux et offert son premier cadeau, une P'tite Mi cachée derrière un drap tendu par Etienne et Baptiste.
Tous les copains étaient là, fidèles au poste :
Notre Canardzilla national
Ivan
Célia
Et puis aussi Caro, Luc, Le pote-de-Ludo, MatixXx, Quentin, ...
Les Zouzous nous avaient organisé un chouette jeu de l'oie, nous lancions les dés et devions récuperer le papier correspondant dans le jardin. Chaque papier donnait droit à un gage, à un cadeau, à un défi :
Ca a été l'occasion de réunir les 8 frangins ; ça faisait longtemps ! (Evidement, sur la photo qui illustre mon propos, Etienne fait bande à part :p)
Nous avons chanté en coeur "Speeder Cochon, Speeder Cochon" . J'aime notre complicité, j'aime la force que nous avons, comme le disait Framboise " Nous avons choisi d'aimer, choisi de nous aimer". On en parlait avec Etienne la dernière fois que je suis allée à Lattes et on se disait que même s'il est bon de le rappeler de temps en temps, dans cette famille il n'est nul besoin de se dire qu'on s'aime, tellement c'est évident, tellement ça se voit, tellement ça respire l'amour.
Nous avons évidement eu droit à nos photos compromettantes, qui ont tourné de mains en mains. Ma Cécile-Princesse en a chopé un fou-rire. Et c'est dangereux. Très dangereux. Parce que Cécile et moi, depuis toujours, sommes connectées sur la même fréquence "fou-rire" il suffit que l'une de nous deux se mette à rire pour que l'autre suive rapidement. Ca peut durer des heures, impossible de s'arrêter, un regard et c'est reparti !
Mon Alter Ego Ecrivain était là, aussi :
Le pire des gages, je crois, était une idée de Thomas (allez vous étonner après !), il consistait à laisser nos invités nous concocter une mixture que nous serions obligés de boire. Chacun de nous a donc nommé un de ses amis...
On reconnait le petit sourire mesquin de l'étudiante en médecine, habituée des bizuts !
Il n'empêche que nous avons été jusqu'au bout du pari et que nous avons bu :
Maman, Alain et les Zouzous n'avaient pas fait les choses à moitié et nous avons eu droit à une table magnifique :
Luc s'était installé en face de moi et nous avons entamé une joute verbale, échangeant sous-entendus grivois, rappels de soirées mémorables, explosions de rires, chansons ... ce qui faisait enrager mon Alter Ego Ecrivain, probablement un peu jaloux...
Tel frère, telle soeur !
Canardzilla, Luc, Etienne et Quentin
Luc, Etienne, Ivan (Alain&Didi derrière) Canardzilla&Luc
Laure, Maman, Alain, Didi, Framboise
Mawie, Etienne, Baptiste
Avant le dessert, P'tite Mi, Célia et Moi nous sommes retrouvées entre nanas, le temps d'une cigarette
Puis, Luc nous a régalé de ses chansons. Luc chante et joue très bien et c'est un vrai régal de l'écouter, l'ennui c'est que son répertoire est limité à Brassens !
Mon Alter Ego Ecrivain et les Zouzous ont amené le gâteau :
Nous avons été pourris-gâtés de cadeaux... de la part de nos copains, de nos parents, de Framboise, de nos frangins... Merci en particulier à MatixXx pour ce superbe album sur les coktails, que je m'empresserai de tester dès que j'aurai emmenagé ! Et merci aussi à ma tribu pour le baptême de parapente (qu'il faut que je fasse, d'ailleurs !)
Les potes de Ludo avaient emballé des boîtes, dans des boîtes, dans des boîtes et après une demi-heure de déballage-déscotchage, il a gagné une super paire de chaussettes !
C'était un bel anniversaire, une belle fête, qui s'est terminée pour les survivants aux alentours de 6 heures du matin, à jouer au Loup Garoup dans le salon. L'année prochaine on remet ça, et j'inviterai tous mes nouveaux amis à qui je veux faire connaître l'ambiance particulière, la douceur de cette maison de gentils fous.
Bon, maintenant que j'ai bien prouvé à tout le monde que je maîtrise l'interface d'oldiblog et que je sais mettre un fond sonore sur mon blog j'enlève ce truc affreux, qui tourne en boucle et qui em***** tout le monde, moi la première... Mais vous avez vu ? Vous avez vu, hein ? J'sais le faire moi ! (H)
Pis sinon ce soir j'vais boire de la bière-aux-pommes avec mon copain Sky :
* ShOuBidOuBidOu-P'titS-BisOuS-GuiLLiS-PartOut *
Et ça, c'est un chouette projet parce que ça fait une paye qu'on n'a pas picolé ensemble ! Et puis plus tard, mes lascars nous rejoindront probablement et si on croise Jérôme, il se moquera encore de moi en disant que je "me balade avec mon harem"... Hihi.
Pis dans la sauce-saumon de mes pâtes, devait y avoir du fromage caché parce que j'ai failli mourir (si, si, j'vous jure, m'sieurs-dames), j'ai encore l'estomac tout retourné (Urgence Bière, Alerte Orange, Urgence Bière) et j'ai passé l'après-midi à gémir de douleur, recroquevillée, toute abîmée. Bouh.
Pis aussi, dimanche, mon p'tit Boup de Frère, Etienne, aura Seize Ans. Aussi, samedi midi on le fêtera chez papa (et j'lui ai acheté tout un tas de cadeaux...) et dimanche midi chez maman. Et samedi soir, on se fait un BOUZOU avec Célia, Nuange, Ivan, MatixXx, Sev&Will qui redescendent le temps d'un week-end sur Montpellier, et tous les autres copains de la bande !
Week-end chargé, dimanche je récupère les clefs aussi et je ferais les premiers transferts de meubles/cartons/affaires/etc. et je prends le thé chez Framboise. Et peut-être que mercredi prochain, je serais en Avignon, chez le Beau-Grand-Monsieur (mais pour l'instant, rien n'est moins sûr)...
Et le week-end du 13/14 octobre, il est probable que mon Alter Ego Ecrivain squatte ma chambre et mon appart tout neufs !
J'aime quand ça va vite, très vite, quand il se passe plein de choses, quand je me sens entourée...
Bah franchement, j'comprends maintenant la P'tite Mi qui s'exclamait sur la beauté de mes copains que j'venais de lui présenter...
Cette petite bande, je la connais depuis mes années lycée, j'ai été affreuse avec eux pendant tout le temps de ma relation avec Mathieu et ils sont encore là, fidèles au poste, généreux comme c'est pas permis. Ils m'ont rouvert les bras avec tant de simplicité que j'en ai fondu en larmes.
MatixXx a aussi un don pour la photographie ; il réussit à m'embellir, à nous embellir, à rendre les choses jolies... Félicitations, m'sieur ! Et puis d'ailleurs, double chapeau, non seulement tes photos sont superbes mais en plus tu les a prises en plein effort (nos têtes le montrent bien) ; pendant que tu faisais la via, consolait Célia et me rassurait...
Voici donc un florilège de ses plus belles créations - Thaurac - Via Ferrata - Juillet 2007 :
Hugo, Bertrand, Mawie, P'tite Mi, Gégé, Célia, Nuange et Ivan (Et MatixXx derrière l'objectif)
Arrivée sur les lieux
Bertrand, Mawie & Hugo en mode miouzic, P'tite Mi ==> PAUSE SIESTE avant l'effort
Bertrand et Nuange
Top c'est parti !
Là, ça commence à être moins drôle... Peur, moi ? Pffff !
Nuange La jolie Célia
RAPPEL : Nuange et P'tite Mi
RAPPEL : Mawie et Ivan
Pont de Singe : P'tite Mi et Ivan
Pont de Singe : Bertrand et Nuange ; Groupies : Mawie et Géraldine
Trois photos particulièrement jolies
Célia, Géraldine, MatixXx (le fameux photographe!) et Hugo
Et pendant ce temps-là, pas de repos pour les braves, Nuange, Bertrand, Ivan, P'tite Mi et moi-même affrontons un terrible rappel de 18 m !
[Et pour conclure, je citerai cette petite phrase du MatixXx en question qui m'a fait très plaisir, au sujet d'un article précedent où je parlais d'harmonie et d'être en accord avec soi-même...
"Ca vous ressemble, à Bertrand et toi ça. Vous êtes comme ça, tous les deux."
Mawie, toute nue, roulée en boule dans les draps de Jonathan, un oeil collé, l'autre à moitié ouvert, somnole devant les archives de blogs de la Dame Blanche, du Beau Grand Monsieur, de Câline... Découvre un peu plus les personnages, les histoires, tout ça, tout ça...
Mawie soupire d'aise. Jonathan vient de partir à un week end faluche, j'ai replié le canapé rouge et je profite pleinement d'avoir le lit pour moi toute seule.
Mawie trouve que tout d'même, en ce moment, y'a d'la joie.
Que ma vie est chouette ; moi aussi j'ai des amis de 20 ans ! (Aux deux sens du terme...) ; moi aussi j'ai vécu ; moi aussi j'en ai eu des moments-émouvants, des moments-conneries, des moments-drôles, des moments-tristes, des moments-forts - j'suis une tite boule de nerfs pleine de sensations passées et présentes ; moi aussi j'ai tout-tout plein de copains - et une poignée d'amis-vrais-de-vrais-toujours là-à-la-vie-à-la-mort...
Même que si c'était pas le cas, ça n'aurait pas d'importance. Parce que j'ai retrouvé mon Harmonie.
On avait conclu, avec Bertrand, que l'essentiel était d'être en accord avec soi-même, et c'est de nouveau le cas, et ça fait du bien.
Envie du moment :Un orage, Un lit, Des pieds chauds contre les miens, Du thé brûlant, Lambarena en fond sonore, Internet et/ou un Chouette Film, et des p'tits messages de copains... Amateurs ?
Ca y est, ça commence à ressembler à quelque chose... Donc pour les curieux qui se demandaient à quoi j'occupais mon temps à la fac (non je ne joue pas aux cartes en Amphi... pas encore !) voici, en gros, ce qu'ils proposent dans leur programme de Lettres Modernes. Du moins les cours auxquels j'assiste. Le tronc est divisé en 4 grands axes, eux-même divisés en une multitude de Travaux Dirigés et de Cours Magistraux...
HISTOIRE LITTERAIRE AU XIXème SIECLE
CM : Du romantisme à 1914 TD : L'espagne des Romantiques
LITTERATURES, ARTS ET CIVILISATIONS
Option Littérature et idées
CM : L'idée de Nature au XVIIIème siècle TD : Le mouvement symboliste en France et Belgique à la fin du XIXème siècle
MYTHOLOGIES ET LITTERATURE
CM : Etude des Tragédies d'Eschyle (Grrr, j'aurai voulu prendre "Les Enfers, l'Enfer et le Diable" mais mon boulot m'en empêche, horaires non compatibles) TD : Mythe et Raison
LITTERATURE COMPAREE
CM : L'Atlantique Noir TD : Philosophie, politique, poètique de la négritude (Celui là, je l'adore, il est passionnant, on étudie Senghor et Césaire et le prof est charismatique et super mignon - et non, ça n'a pas de rapport avec mon interêt pour ce cours, même si j'avoue que ça me donne encore plus envie d'y aller...)
J'ai aussi un TD d'Anglais (J'aurais aimé faire de l'allemand ou de l'arabe, mais je suis toujours bloquée sur ces foutus horaires) et un TD de Latin (J'ai choisi Civilisation & Langue)
Une année scolaire qui s'annonce donc sous les meilleures auspices, et très passionante (très prenante aussi entre les cours, le code et le boulot !)... Par ailleurs, je pense que j'irai danser le rock le jeudi soir si mon ami Breton est toujours motivé ; le vendredi soir je vais nager à Antigone avec ma copine Chloé ; et quand Toki aura eu son emploi du temps, on fixera un soir par semaine avec les lascars pour dîner ensemble.
Nous avons emmené Pablo à la chorale (même que sur le retour on a chanté "La Mandarine" et "La puce sur le piano") et Paloma choisit de faire de la pâte à modeler... Nous modelons donc, en papotant, heureuses de se retrouver "entre filles" comme elle dit ! Je fabrique une petite fille, avec des couettes, elle un petit garçon. Toute heureuse de sa création, elle s'exclame : "Regarde, c'est Picasso !" Je m'étonne : "Tu sais qui est Picasso ?" Paloma, toute fière : "Oui, c'est le bonhomme qui a un nez qui grandit quand il dit des mensonges !"
J'avais oublié ; moi je croyais qu'ils jouaient...
Les voir hier soir, chevaliers et jedis, combattant les extra-terrestres envahisseurs m'a remplie de sucré.
Ca m'a renvoyée à la Maison du Bonheur, la vraie, la vieille, celle de Clapiers... et la petite impasse où nos vélos se transformaient en chevaux sauvages, j'étais la fille du barman, Titou le fils du tanneur, Etienne l'enfant adopté (Pauvre Etienne, il en a bavé, plus jeune...). Et nous ne jouions pas, non, non, nous entrions dans une autre dimension, un autre univers mais bien réel ! L'impasse devenait un village de cow-boys, le sang coulait, les batailles étaient réelles, combien de fois avons-nous failli en mourir, sauvés de justesse les uns par les autres ?
10 AVRIL 2006, Nettoyage de la maison de Clapiers, en vue de la vente, j'avais écris ça :
Un jardin, des tentes, des enfants qui courent partout et des adultes qui boivent l'apéro en écoutant Johnny Clegg Des week ends avec papa à visiter les p'tits villages pittoresques des alentours Thomas, Chloé et moi au Vigan à s'aimer et se détester en même temps Une mobylette bleue et une première fois dans une vieille maison froide, la première clope d'après" sous les étoiles Un toit ou on fume des pets, ou on boit de la bière, ou on grandit sans le savoir Des fêtes, des flirts, des baisers Une p'tite soeur avec qui on écrit des romans et des poèmes, avec qui on parle de choses et d'autres, avec qui on va voir des spectacles, une p'tite soeur que je néglige trop D'autres familles, Pascale, Jean Marc, Roy, Brigitte, qui sont aussi ma famille Des pleurs et Des rires Un paquet de malboros abandonné sur un vieux banc de bois Des essais de maquillage a 12 ans et on s'croit grandes Une bande et des chansons qu'on écoute en boucle Des scooters, Du métal Des chansons de Linda Lemay Un "coussin" qui devient un namoureux Une mini chambre de cité U qui devient un nid d'amour, du Soleil et des chenilles Du thon à la catalane et des amis qui me manquent Un p'tit village gorgé de soleil, la mer, le port Un monsieur que j'admire et qui me rend à moi-même d'un simple regard Une autre famille qui va devenir la mienne aussi : celle d'un ange Des balades la nuit, main dans la main, les yeux pleins d'amour, le ventre plein de bière Un jeu de cartes, les Magic's Un camping, des grillades, des amis Des Carnavals tout en couleurs et en chants, La chorale, Maman si belle ! Le feu de la St Jean et Thomas qui me tenait la main Un amour, des amours, une vie Belle et Sebastien, un flot de larmes Des anniversaires avec plein d'amis, de jeux, de costumes Des jeux avec Titou et Etienne... Les playmos, les cow boys Mes deux princesses quand elles étaient bébés...
Aujourd'hui, ça y est, la Maison du Bonheur est vendue. A une famille, qui a deux petits. Je préfère. Elle est faite pour la vie, cette maison, on l'a vue se construire petit à petit, on a choisi nos chambres, on y a joué alors qu'elle était encore en chantier, on y a vécu, on l'a aimée. Elle est toute vieillie, toute abîmée par une tripotée de gamins mais elle est encore pleine de rires et pleine de chants... Il faut que ça continue...
Force m'est de constater que ma vie sentimentale est un véritable échec...
Les trois derniers hommes auxquels je me suis attachée m'ont fait comprendre qu'il fallait que j'arrête d'avoir des illusions sur les sentiments, le couple, la tendresse, l'amour...
Le premier très gentiment, en utilisant le contexte comme pretexte pour m'éloigner de toute idée d'engagement avec lui...
Le second très gentiment aussi ; je m'en suis fait un ami et franchement, je préfère...
Le troisième ce soir et c'est ma faute, il s'est ouvert à moi, j'ai eu peur, j'ai refusé. Ce soir, le voir en embrasser une autre m'a fait prendre conscience que je tenais à lui plus que ce que j'imaginais...
"La jalousie, ça n'est pas de l'amour"
disait Eglantine à Sébastien dans "Oui, mais..."
Oui, mais... justement !
Est-ce que je n'y ai pas droit ? Est ce que je ne mérite pas qu'on m'aime ? Le côté "fille facile" que j'ai affiché ces dernières semaines m'a offert l'opportunité d'être entourée, très entourée... et m'a bercée de rêves. Non, les hommes ne s'intéressaient pas à moi pour ce que j'étais réellement, probablement plus pour ce que j'avais envie de leur donner... ça n'est pas un mal, je ne voulais pas plus, je ne croyais pas vouloir plus.
Aujourd'hui, pourtant, je doute de mériter une vraie, une jolie histoire, je doute avoir le droit d'être aimée et de pouvoir aimer sereinement... je doute d'avoir de la valeur, une vraie valeur, je doute, je doute, je doute. Je me sens seule.
Le Beau-Grand Monsieur à qui j'ai pensé ce soir, en fumant un pétard à la cathédrale St Pierre (il nous avait offert notre premier moment tendre à cet endroit là) m'avait murmuré alors que je sanglotais dans sa chambre : "Mais moi, je t'aime !" et je l'ai cru. Chaque amour, chaque relation est différente. Je ne l'avais pas pris pour une déclaration amoureuse mais tout de même pour une jolie déclaration d'un amour sincère, un amour de tendresse et d'affection... Cela m'avait fait du bien. C'est de cet amour là que j'entoure Matiou, que j'entoure Toki... Mais maintenant, je me demande, a-t-il dit ça pour appaiser mes larmes ou le pensait-il réellement ? Peut-on vraiment m'aimer, sincérement, pour ce que je suis ? Ai-je quelque chose à offrir ? Suis-je aimable ?
Je me suis retrouvée ce soir sans la robe qui cachait mon dodu bidon, sans soutien-gorge et sans chaussures, le tout jeté en vrac dans un coin à me déhancher langoureusement au Rockstore, vêtue d'un jupe ample et d'un debardeur très décolleté et dénudant mes épaules, mon dos, très sollicitée... ne devrais-je pas être moins sollicitée, mais mieux, peut-être ? Je le pense...
Heureusement, dans ma détresse, j'ai crée cette petite habitude de venir sonner chez Toki en fin de journée, après la fac, le code et le boulot, de manger là, de regarder des conneries sur Internet avec lui et Matiou et je crois que si je ne les avais pas au quotidien tous les deux, si gentils et prévenants derrière leurs carapaces respectives je n'aurais probablement plus le courage d'avancer...
Francis Lai et Nicole Croisille ont mis des mots sur ma douleur ; Lelouch les a repris dans son film que j'aime tant ...
* Je la vois tous les jours, en allant travailler, elle est située entre l'arrêt les Aubes et Pompignane, c'est une maison de hobbits, une maison de lutins, je veux la même !!!!
* France / Irlande : pause match au Café du Théâtre, où je profite des derniers speculoos avant qu'ils ne servent des chocolats (l'hiver approche...) et de Grégory-aime-le-vent, râleur dans son T.Shirt aux couleurs de la France :
* Fin de soirée chez Toki entre mes deux lascars qui décident de regarder La Colline a des yeux, vilains garçons qui me font peur en éteignant les lumières et en me frôlant dans le noir ! Plus tard, alors que le film est fini depuis de longues minutes et que je suis encore pelotonnée dans le grand fauteuil noir, Toki s'approche dans la pénombre et me saute dessus en hurlant ! Furieuse et Morte de rire dans le même temps, je le course dans son grand appart, le plaque au sol et le couvre de chatouilles tandis qu'ils se contorsionne dans tous les sens ! Matiou qui était au téléphone avec Sophie râle des bruits qu'occasionne notre course-poursuite improvisée, l'appart résonne de nos rires et de nos pas ! Un chouette moment de complicité !
* Plus tard, tandis que Toki va se coucher, Matiou décide de rentrer et moi je finis la nuit au Rockstore...
Où je rencontrerai Yannick avec qui on picolera des tequilas-paf un long moment avant d'enflammer la piste de danse : rock, tango, salsa ; ce charmant jeune homme a plus d'une corde à son arc et un déhanché extraordinaire... tourbillonner dans ses bras est un vrai plaisir ! On convient de se faire d'autres sorties au Rockstore.... Mais fatigué, il m'abandonne sur un dernier shooter et je décide de faire la fermeture... P.M est là qui me prête son chapeau, je passe de bras en bras, je rit, je me sens bien : je reviendrai, ça c'est sur ! Au sortir, je croise mon copain Anto en grande discussion avec celui que j'ai surnommé Samaël-Jean et qui avait débattu avec moi et d'autres de la galanterie dans la societé actuelle... Je leur saute dessus, m'assois sur une barrière, la nuit n'est pas finie.
Anto & P.M Samaël-Jean
Anto me remercie des chansons que je lui ai fait découvrir (j'ai transferé le contenu de ma clef USB sur son ordi, la dernière fois que j'suis allée chez lui), la conversation s'oriente donc autour de la musique qu'on aime, de la musique qu'on joue. Anto compose de l'electro, Samaël-Jean joue de la trompette, j'essaie de me remettre doucement au sax ... la musique fait encore son office et réunit encore...
Un jeune qui passait par là nous entend, se joint à nous, il s'appelle Manu et est élève au JAM, et fait des études de musicologie à Paul Va... On papote 5 minutes, il se déclare amoureux de moi, veut m'épouser, je rentre dans son jeu et on s'évade en riant le temps d'une rêverie très très matinale... Il a un chouette sourire dans les yeux, on est les complices d'un temps, on se sépare en échangeant nos numéros, j'aimerai bien le revoir et l'écouter jouer de la contrebasse aussi...
* Je rentre doucement chez Leslie&Digo, heureuse de ma soirée... J'y fais tout un tas de câlins à mon nouveau copain Marvel pendant que Mathieu nous immortalise :
Et pour conclure, allez écouter Nosfell, c'est un mec un peu space mais je pense que ça vaut le coup de se poser 5 minutes yeux fermés et de se laisser porter dans son univers...
Milieu d'après-midi, j'ai retrouvé les miens dans la Maison du Bonheur, deuxième du nom.
Et là, il semblerait que tout soit fait pour me bercer de douces illusions : du soleil chaud-chaud, aux glaces toujours dans le congélateur du garage, de la terasse et de ses chaises longues, de la grande balade à vélo et roller qu'ils vont faire à 7 direction Palavas pour y manger une glace... Je ferme les yeux, les souvenirs affluent en masse : Jonathan, Mon Nuange et sa Célia, l'escalade, le saxo, Luc, La fête de la musique, Ivan et Bertrand, Les cinés, Mathieu, la Dune, Les Fanfares, Les soirées avec La P'tite Mi, Les Balletis au Peyrou, Gruissan, Fred mon bel accordéoniste, Avignon, Victor, Robin des bois mon chouchou des Ayguades, Pézenas, La cruelle séparation, Notre anniversaire commun (Titou, Ludo & Moi) et le chouette jeu inventé par les petits et l'infâme mixture qu'ils nous avaient fait boire, Câline&Son Chéri, l'escalade encore, Les sorties, Le Beau-Grand Monsieur, Le Kalyptus, Le Rockstore, Mes affaires chez Jonathan, Les jouets achetés sur le Net, la Foire de Palavas, Toki, Philou, Brazil, La colloc ...
Pépé, le Grand-Père de Ben&Milie, qui s'occupait de moi lorsque j'étais petite, Pépé qui a toujours été à Clapiers, Pépé le Grand-Père de tous les gosses de mon village, Pépé qui a souffert lorsque sa Mémé a perdu son sein d'un crabe, Le Pépé qu'on ne peut qu'aimer et dont je croyais qu'il serait toujours là, puisqu'il l'avait toujours été ... Pépé a été enterré dans le petit cimetière Clapièrois mercredi et j'me rend compte que les choses que je croyaient immuables ne le sont pas, j'me rend compte que malgré les pinces souvent dans mon coeur, il me restait un sacré paquet d'illusions. Mes yeux ne savent plus pleurer mes morts depuis le 4 juillet 1999 mais mon coeur est en miettes.
Dans une semaine j'aurai les clefs de mon nouveau chez moi ; il me faudrait monter mes meubles pour la ènième fois, refaire ma déco, créer une intimité qui me ressemble. Encore une nouvelle maison, un nouveau lieu, des nouveaux repères, encore un nouvel endroit à s'approprier... J'ai hâte, je suis fébrile, j'ai peur aussi...
Voilà, m'sieurs-dames, le rideau est tombé, l'été est fini, les vacances aussi. Pas de répit pour les braves, cours à la fac, préparation au code, boulot sont désormais mon quotidien ; A Diou les copains que j'ne reverrais pas, à l'été prochain pour quelque-uns, à plus vite pour d'autres... Je le voulais riche, il l'a été, ce bel été et alors que tout semble me dire : "Ne t'arrête pas, il continue, tu peux prolonger le rêve, encore..." je sais qu'il faut faire taire mes belles envies, mes désirs de voyages et de liberté pour trouver un nouveau rythme de vie, un nouveau cadre... L'été s'achève sur un bout d'soleil hésitant, quelques pluies déjà, un orage qui gronde, qui gronde et personne dans mon lit pour me bercer... Je n'y avais pris garde, j'avais voulu croire que cela durerait indéfiniment;... Sans notion de dates... J'ai levé les yeux tout à l'heure sur le calendrier et j'ai vu s'arracher les feuilles à tout va, tourner les aiguilles comme des folles et j'ai lu....
AUTOMNE....
Et bientôt le tourbillon des feuilles folles, les pulls chauds, les mitaines, ma longue longue écharpe rose, les chocolats-qui-moussent au Café du Théâtre, ma bouilloire constamment en action, les bains moussants, les cafés qui réchauffent les mains glacées le matin, les magasins auréolés de lumières, le pain d'épice, le pain perdu, les marrons, les chants de Noël... A chaque saison ses p'tits bonheurs, mais cet été là en particulier avait un singulier parfum de liberté !
Il est gentil, il est prévenant et tendre, il me rassure : "On n'écrit pas la même chose, on ne peut pas comparer, je serais incapable de faire un aussi bon roman que le tien..."
Plus il grandit, plus il mûrit, mieux il écrit... Son style s'affine et se détache des choses, son regard se fait plus pointu, plus critique aussi...
Je suis sa première et plus grande admiratrice, peut-être !
Le dit Jeune Homme fêtera le 30.09 ses seizes bougies...
Il est mon confident le plus précieux, celui qui sait tout de moi, me connaît mieux que personne, celui à qui je raconte mes secrets inavoués... Il est d'une gentillesse à toute épreuve, il est présent et son oreille ne m'a jamais abandonnée, de même que ses grands bras... Il est beau. Il a l'air d'aller bien en ce moment, ça me rassure, ça me remplit de joie ; je l'aime, ce grand Jeune Homme Chapeauté !
En consultant les stats de mon blog, tout à l'heure, je me suis rendu compte que j'avais eu une petite centaine de visites aujourd'hui et de plus en plus depuis quelques temps...
Bienvenue aux nouveaux visiteurs... J'vais donc me présenter un peu...
J'm'appelle Mawie, j'ai eu 20 ans en juin et je suis étudiante en lettres modernes depuis cette année, après avoir cessé mes études pendant deux ans. J'ai un p'tit boulot : je garde Pablo, 9 ans et Paloma, 5 ans de la fin des classes au retour de leurs parents ; on fait pleins de chouettes activités : pâte à sel, chasse au trésor, patisserie, lectures, jeux de societé... C'est un boulot qui me plais, étant l'aînée d'une famille de 8 morpions et souhaitant devenir Educ Jeunes Enfants, Instit ou Documentaliste, c'est tout à fait mon domaine...
Par ailleurs, j'suis très entourée, j'essaie de faire de ma vie une symphonie de tous les jours (bon, j'avoue, c'était facile) et j'entraîne souvent mes amis dans mes péripeties.
Je suis en grande demande d'amour, suite à ma rupture avec Matiou (avec qui j'ai vécu deux ans d'une belle histoire qui s'est terminée il y a quelques mois)... Matiou compte aujourd'hui parmi mes amis les plus importants, de même que Monsieur Toki que j'ai rencontré plus ou moins par son intermédiaire...
J'ai découvert une nouvelle facette de la sexualité plus ou moins à cette époque grâce à quelqu'un qui est depuis devenu essentiel pour moi et à qui je dois beaucoup (merci, Jonathan...). Il m'a d'ailleurs donné l'occasion de rencontrer d'autres personnes qui sont depuis devenues chères à mon coeur et que j'apprend à découvrir, à aimer aussi, à chaque nouveau moment passé ensemble (Câline, Son Chéri, leur petite famille, Gwé, Le Beau Grand Monsieur)...
Ouverte à la discussion, aux échanges, au partage, je chante dans la rue, je porte un tournesol à mon chapeau d'homme et j'apostrophe souvent les gens ; ce qui m'amène à de fréquentes rencontres, qui se poursuivent ou pas...
Je veux croire que la réalité n'est pas si dure qu'elle veut bien le laisser paraître; je pense qu'on construit son bonheur comme on construit les relations ; comme on construit sa vie et c'est ce que j'essaie de faire... Ce sont donc des brèves de vie, des coups de coeur, des morceaux d'moi que je relate à travers les pages de ce blog...
A vous maintenant de vous présenter un peu, par commentaire ou par mail, j'aimerai savoir qui survole ces pages si personnelles, si intimes et que pourtant je partage avec plaisir.... Racontez-moi tout !
"Camille découvrait une seconde Camille Sauvage, longtemps mise entre parenthèses. Pour la première fois, elle venait de s'éloigner de l'idée convenue qu'elle se faisait de son existence. Elle éprouva un formidable sentiment de liberté qui dépassait de loin la libre disposition de son corps. Le monde lui paraissait soudain plus vaste. Camille s'apercevait avec effroi qu'elle était encore inexplorée, vierge en quelque sorte. Elle n'avait jusqu'à présent joué d'elle-même qu'en suivant des partitions composées par d'autres, sans jamais s'aventurer au delà de ses peurs. Elle avait soif d'improviser sa vie."
"Brusquement, elle s'était aperçue qu'elle ne pouvait se livrer à un homme qui ne la rêvait pas. Le Zèbre, lui, la suscitait, la révélait. Elle se reconnaissait dans ses yeux, s'écoutait dans ses paroles, se devinait dans ses fantasmes. "
"Nos deux tourtereaux évoluaient dans le sublime, plaçant ça et là des répliques tirées d'anciennes lectures. Leur amour connut pendant quelques heures cette éphémère perfection qu'on ne trouve que dans certains ouvrages, et dans les pièces de Shakespeare. Cette nuit là, ils volèrent un peu l'étoffe dont l'éternité est faite. "
"La Tulipe ne serait pas de ceux qui renoncent. Du haut de ses quinze ans, il avait déjà la sagesse de prendre ses rêves au sérieux et de s'insurger contre ce que les lâches nomment "la réalité". Sa vie serait faite de l'étoffe de ses désirs."
"Elle conserva les pull-overs imprégnés de son odeur. Bientôt les effluves de son corps les abandonneraient. Elle aurait voulu les extraire et les faire analyser pour connaître les arômes qui les composaient, afin de pouvoir reconstituer le Parfum du Zèbre. Quel plus joli parfum une femme peut-elle porter que celui de la peau de son amant ?"
"Il avait formé le dessein de composer leur amour et de faire de leur existence conjugale son chef-d'oeuvre, un opéra in-vivo, une symphonie permanente, un roman quotidien. A défaut de charmer l'humanité en peignant la Joconde, il se consolerait en créant une oeuvre immatérielle qui ressemblerait à la vie, pour les yeux de sa femme."
"Camille eut l'idée de rédiger un roman-vrai que les amants bagués ou non s'offriraient comme on dit : "Mon amour, fais-moi rêver encore", un livre qui donnerait envie de se remarier avec sa femme, de se la prendre soi-même, un ouvrage qu'on ne pourrait refermer sans entraîner sa moitié ébaubie dans le premier train pour Venise, afin de refaire son voyage de noce. Camille prit la plume, respira et songea que ce récit serait leur dernière lune de miel"
Il n'y a pas d'autre mort que l'absence d'amour René Barjavel
Un film a été adapté de ce roman, Le Zèbre, par Jean Poiret ; avec une très belle distribution. Je vous conseille vivement le livre et son adaptation cinéma, tous deux valent vraiment le coup.
Poupée de chiffon, en reconstruction, ayant déjà aimé, donné à coeur perdu, ayant déjà cru et s'étant déjà investie, petite poupée décolorée, petite poupée pastel, gentille et souriante, petite poupée qui danse, qui chante, qui aime le chocolat-qui-mousse et les bons thés, petite poupée romantique et nostalgique, petite poupée de chiffon câline et en demande constante d'amour, petite poupée un peu écrivaine, petite poupée musicienne, petite poupée toute colorée de vie...
cherche...
Nounours gentil et câlin, qui me redonnera envie de tomber amoureuse, de tomber profondément dans tous les pièges et clichés, qui me redonnera envie de découvrir un univers différent, Nounours qui me ferait valser, qui m'aimerait et me ferait l'amour tendrement, Nounours qui m'emmènerait écouter du jazz les dimanche soir, Nounours drôle, Nounours prêt à être aimé très fort et câliné tout l'temps...
Allez, je sais que t'es par là, je sais que t'es pas loin, mes "ils" me l'ont dit, tu vas venir... Te cache plus, moi j't'attends, je m'impatiente, je trépigne... Fais moi un p'tit signe...
J'attendrai d'avoir du bonheur à offrir, et surtout à partager avant de vouloir de nouveau un amour absolu et inconditionnel... Même si le désir est toujours bien présent, bien ancré en moi, j'attendrai d'avoir le bonhomme qui - couple ou pas - sera prêt à partager ça avec moi et à offrir autant que moi à un mini-nous...
Parce que grandir c'est être raisonnable, c'est penser aux autres, c'est choisir de donner et que je n'étais pas prête à donner...
* Mawie / soupire de soulagement ; ce ne sera pas pour cette fois *
J'ai eu un passage à vide pour un bête coup de coeur.
On ne peut pas parler d'amour ; c'est un peu trop vite dit mais c'est vrai que j'ai failli me laisser enchaîner ce coup là, je n'ai pas été loin de la douleur et de la souffrance ; on ne m'y reprendra plus...
J'ai dit que je n'étais pas prête à m'investir, je n'en ai pas envie, je ne vais pas me laisser guider par des élans stupides de mon coeur. J'ai eu envie d'y croire et je me suis souvenue que ça n'était pas réciproque et que mon pauvre coeur encore tout défaillant, abîmé, vulnérable ne supporterait pas d'être rejeté et abandonné, encore moins par lui.
Néanmoins, comme je ne maîtrise pas tout, ce coup de coeur laissera un goût doux-amer dans ma bouche et dans ma tête...
J'y ai vu un gamin en costume harlequin Peindre un arbre bleuté dans un étang gelé Nous avons su apprendre aux enfants à rêver Dans la ville qu'ils ont tant aimée...
Cette semaine chez Leslie&Digo me fait du bien... Donc... je m'offre sur un plateau le visionnage de mes films favoris.
Après Dead Poets Society, Much Ado About Nothing, j'ai revu l'excellent 37, 2° Le Matin (que je viens de finir de relire d'ailleurs), Itinéraire d'un Enfant Gâté de Lelouch et Subway de Besson...
- Allant manger chez Toki, j'ai croisé une charmante blondinette, avec de longs cheveux frisés, pleine de taches de rousseur et un sourire charmeur aux lèvres. Elle m'a dévisagé, je me suis demandé un instant si je la connaissais, si elle attendait que je lui parle mais sinon que je la trouvais charmante, elle ne me rappelait personne. Matiou a dit plus tard qu'elle m'avait dévoré du regard et c'est vrai qu'elle est restée fixée de longues secondes avec son petit sourire et ses yeux brillants... Un moment je me suis sentie toute chose et j'ai eu envie d'embrasser sa nuque, ses épaules, le coin de son si joli sourire... Y repenser me donne des frissons, elle sentait la pomme et j'aurai aimé que ce contact visuel se prolonge encore et encore....
- De retour de chez Toki, je suis allée faire des glissades au Polygone et j'ai taillé une bavette avec les mannequins du coin (pas très bavards, je dois avouer...)
- Et pour conclure ce post, des extraits de 2 autres films que j'aime particulièrement et que je ne me lasse pas de voir et revoir...
Much Ado About Nothing, L'adaptation de la pièce de Shakespeare
&
Dead Poets Society
Avec dans le premier le beau Claudio et dans le second Neil Perry joués par Robert Sean Leonard (le pauvre n'a probablement pas choisi son nom mais qu'est ce qu'il joue bien et qu'est ce qu'il est beau !)
Un chouette moment de discussions. Un bel échange Une chanson émouvante Une tite princesse adorable dans les bras
Le Chéri de Câline m'avait dit :
"Tes désirs de maternité viennent d'une envie d'un amour absolu et sans conditions"
Il avait raison ; je veux être aimée pleinement, je veux un bel amour, un amour absolu. Qui sait si ça existe? Et même si tel est le cas, qui sait si j'y ai droit, moi ? Si je le mérite ?
Et bien oui, je passe plein de temps avec Matiou et Toki et j'adore les moments partagés tous les trois, indépendament des instants passés avec chacun d'entre eux. Et quand tous les deux collaborent (Mathieu comme photographe et Toki sur Toshop) pour m'embellir et m'apprendre à m'aimer, ça donne ça :
Merci les garçons...
[Et aux mauvaises langues qui diront que je m'exhibe, je répondrais : peut-être que oui, et alors ? Ca me permet de montrer le travail de mes amis, de montrer des photos où j'me trouve belle, séduisante... Ca me permet de partager ça avec les personnes qui viennent sur mon blog et qui suivent mes tribulations. Si certaines personnes veulent y trouver une autre utilité, un autre sens, ça ne regarde qu'elles et leur conscience, ça n'est plus mon problème, j'assume ce que je suis et je le montre, tout simplement.]
Voilà, on peut peut-être dire ça comme ça, en fait, et pourquoi j'ai le blues et pourquoi j'ai le sourire aussi, le regard dans le vague, la tête ailleurs.
L'utopie des jours heureux
Mawie en plein contretemps romantique
Et l'Ogresse se claque le front de tant de sentimentalisme à deux balles, de tant de guimauve, de tant de phantasmes, surtout...
Wahou ! Là, j'avoue que j'suis bluffée, j'me doutais que j'étais un peu plus lue que c'que je pensais puisque j'avais découvert par Jonathan qu'une amie de sa soeur (et qui était aussi une très bonne amie de Marion) me lisait, et par Toki qu'une ancienne copine et son mec aussi... (comme quoi le monde et Montpellier en particulier sont vraiment minuscules) mais à ce point, quand même... j'm'y attendais pas... Va falloir que j'redouble d'attention alors, et que j'passe plein d'coups de fils pour demander aux gens les autorisations de raconter leurs passages dans mes bouts d'vie...
Montpellier m'écoeurait, j'avais la tête lourde, le coeur fatigué et poussiéreux. J'avais besoin d'un break, besoin de souffler, de m'éloigner de tout ça.
Le beau-grand monsieur avait lancé une invitation en Avignon, j'ai sauté sur l'occasion. J'avais envie de le voir.
Je suis partie après mon travail, ai vu la nuit tomber à travers les grandes vitres du train. Arrivée à la gare, je me suis dirigée vers le hall et en descendant l'escalier, je l'ai vu en bas, qui me cherchait des yeux. Mon coeur a fait un bond : il était toujours aussi grand, aussi beau, mes mains tremblantes voulaient trouver le chemin de ses cheveux, de ses épaules, de son dos, de son ventre. J'ai inspiré un grand coup, me suis reprise, lui ai souri. J'ai tendu ma joue pour une bise, ses lèvres se sont détournées pour effleurer les miennes. Ses mains ont glissé sur mes épaules ; j'ai compris que nous allions nous offrir une autre jolie parenthèse.
Et de fait, après que j'ai explosé en sanglots pour relâcher toute la pression de ces derniers jours, après quelques câlins maladroits, nous nous sommes trouvés un peu, comme ça, et c'était bien. La soirée m'a permis de le connaître mieux : photos, récits, bouquins... je me fais une idée, je me rapproche, je comprends, j'aime.
Journée du lendemain productive, le beau-grand monsieur s'installe, il doit donc répondre à tout un tas d'obligations : de l'inscription à la médiathèque à l'achat de matériel, nous nous sommes donc baladés dans Avignon, sommes passés sous le pont -cassé-, montés tout en haut du jardin du Palais des Papes, bavardant, souriant. De temps en temps, j'attrapais sa main, la caressais, de temps en temps il me tenait par les épaules, souvent, sourire mutin et yeux qui brillent, levant la tête vers lui je quémandais un bisou.
Fin d'après-midi, je sens la bulle qui se rompt, mon train part bientôt. Nous repassons chez lui boire un thé, récuperer mes affaires et avons envie de faire l'amour une dernière fois, une belle grande fois, intense et qui me rendra toute tremblante de plaisir. Le sourire sur son visage et quelques mots qu'il prononcera me rassureront, m'appaiseront.
Gros cliché des adieux sur le quai de la gare, j'ai envie de le regarder partir mais non, ce serait vraiment trop pathétique, je lui pose donc un baiser sur les lèvres et il me serre fort, fort contre lui. Il me fait son petit regard rond, tête légerement penchée sur le côté et dit son rituel :
" A bientôt "
Grrr, je me crispe, je détèste cette petite phrase mesquine qui veut tout et rien à dire à la fois.
"A bientôt". Ou pas. Comment. Pourquoi. Je détèste les "A bientôt", je préfère les "Au revoir" ou juste rien, une pression de la main, encore un baiser, un sourire et on s'en va.
Je grimpe dans le train, fait défiler le film de cette nuit, de cette journée, je souris, je me sens bien, son pouvoir a encore marché sur moi, il paraît tellement serein, il m'appaise. Je me sens prête à reprendre ma vie montpelliéraine maintenant, avec son lot de difficultés, je me sens forte, je me sens courageuse, je me sens belle, aussi.
J'emporte en guise de souvenir les discussions et les échanges, j'emporte son odeur, ses mains, son dos et son tatouage (qu'est ce que j'aime son dos !), j'emporte son ventre aux formes étranges et qui me plait tout autant, j'emporte ses fesses, son sexe, j'emporte ses cheveux et ses petits yeux ronds, sa bouche charnue, j'emporte chaque moment de plaisir, j'emporte son appartement où l'on se sent si bien, j'emporte Avignon aussi, j'emporte ses sourires, sa gentillesse...
Et je me servirai de chacun de ces souvenirs en guise de mantra pour m'aguerrir et me rappeler que je peux y arriver, que je dois être forte et sereine et que je construirais ma vie, moi aussi, parce que j'en vaux la peine.
Après des heures et des heures d'errance dans les travées de la Fac de Lettres, après avoir parlé avec plus d'une trentaine de personnes, après être passée de service en service, après m'être battue avec leur intranet, après être passée au bureau des Bourses, puis au Bureau des Inscriptions puis encore au Bureau des Bourses, puis au Crous (avec des tas de photocopies à faire entre temps...) je tiens enfin entre mes mains tremblantes d'émotion ce fameux sésame à l'entrée dans l'enseignement supérieur, ce petit bout de papier cartonné vaguement bleu et croyez-moi si vous le voulez, après tout ça, je me demande si je ne vais pas allumer un cierge et remettre sérieusement en question ma foi. (jusqu'à présent inexistante... )
Par ailleurs, un autre petit bout de papier estampillé de la SNCF et à destination d'Avignon me donne également un sourire niais que je n'arrive à faire cesser...
A la base, je venais voir ses dessins. Et rendre son portefeuille à Mathieu, qui squattait là.
J'ai rendu le larfeuille. J'ai vu les dessins, je suis restée sans voix, le nez dans mon bol de café et j'ai décidé que j'allais tomber amoureuse de ce garçon avec de l'or dans les doigts. Bon, c'était un peu facile et ça a beaucoup fait rire Mathieu, comme projet.
Plus tard, après divers jeux, morsures, batailles, après avoir écouté de la musique, découvert de nouvelles choses, j'ai relancé l'idée du massage, qui s'était rapidement fini en câlin la dernière fois et dont je n'avais pu profiter. Il a accepté, tamisé la lumière, j'ai mis Armstrong et Ella Fitzgerald, me suis installée à l'envers sur un fauteuil, les mains et la tête appuyées sur le dossier.
Il s'est calé derrière moi ; a posé ses mains chaudes sur mon dos. Frisson. Je me suis alanguie, détendue, j'ai hésité à piquer un roupillon tellement j'étais bien mais j'ai décidé de continuer à savourer la caresse de ses mains sur moi. Un peu plus tard, il m'a attirée vers lui, massé mon ventre, mes seins, m'a embrassée.
... La nuit fut câline, longue et douce. Romantique, aussi. Agréable. Entre les câlins - petits et gros, les gratouilles, les sketches de Rires&Chansons, les confidences, on se dévoile, petit à petit. J'ai vu un autre aspect du Toki, que j'ignorais et qui me plais bien.
Vers 6h15, j'ai mis les voiles, retour dans mon univers, ma vie, encore une nuit sans sommeil.... Encore une journée qui va me sembler longue, surtout en fin d'après-midi quand Morphée murmurera à mon oreille : "Rejoins-moi... Rejoins-moi..."
Mais cette nuit là, valait le coup, elle est la plus belle depuis longtemps.
Dans un square sur un banc Il y a un homme qui vous appelle quand on passe Il a des binocles un vieux costumes gris Il fume un petit ninas il est assis Et il vous appelle quand on passe Ou simplement il vous fait signe Il ne faut pas le regarder Il ne faut pas l'écouter Il faut passer Faire comme si on ne le voyais pas Comme si on ne l'entendais pas Il faut passer presser le pas Si vous le regardez Si vous l'écoutez Il vous fait signe et rien ni personne Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui Alors il vous regarde et sourit Et vous souffrez attrocement Et l'homme continue de sourire Et vous souriez du même sourire Exactement Plus vous souriez plus vous souffrez Atrocement Plus vous souffrez plus vous souriez Irrémédiablement Et vous restez là Assis figé Souriant sur le banc Des enfants jouent tout près de vous Des passants passent Tranquillement Des oiseaux s'envolent Quittant un arbre Pour un autre Et vous restez là Sur le banc Et vous savez vous savez Que jamais plus vous ne jouerez Comme ces enfants Vous savez que jamais plus vous ne passerez Tranquillement Comme ces passants Que jamais plus vous ne vous envolerez Quittant un arbre pour un autre Comme ces oiseaux.
L'Ogresse n'en fait qu'à sa tête, a cessé de se protéger pour se jeter dans le désespoir et fraye avec les mauvaises personnes, au mauvais moment, l'Ogresse a repris la cigarette et les pétards, elle s'enfume pour oublier la souffrance. L'Ogresse ne veut pas faire de la psychologie à deux balles mais l'absence de papa se fait forte en ce moment, l'absence d'une présence masculine pendant trop d'années rend douloureuse la vie ; alors l'Ogresse trompe Mawie et se réfugie dans des bras d'hommes, à la recherche de l'amour d'une vie ; à la recherche d'un père. L'Ogresse se trompe et Mawie essaie de lui dire mais elle fait la sourde oreille... Mawie a mal de voir sa vie partir dans tous les sens, d'être ainsi éparpillée, virevoltante.
Matiou a crié sur l'Ogresse et a consolé Mawie.
Mourad l'a mise en garde, inquiet.
Mais l'Ogresse continue à n'en faire qu'à sa tête.
Envie de m'assoir au milieu de la rue et de hurler "Regardez-moi, Faites-moi exister"
Envie d'être prise dans des bras amis et bercée, consolée.
J'vous en ai parlé, à certains je l'ai présentée...
Ils ont tous une place privilégiée dans ma vie ; et bien que les relations entre nous varient d'un frangin à l'autre, d'un âge à l'autre, je ne peux passer trop longtemps sans les voir. Ma tribu c'est mon oxygène, mes repères, ma vie.
Notre complicité est forte et belle.
Didi, 13 ans, disait de la maison de mes parents, lorsque j'évoquais le manque de stabilité dans ma vie en ce moment, l'absence d'une maison à moi :
Didi, juillet 2007 :
" Tu sais, les murs ils ne sont pas à toi. La maison, ce n'est pas la tienne. Donc tu ne te sens pas à ta place. Sauf que dans nos coeurs, dans nos vie, tu as ta place. Et comme nous on habite là, c'est comme si tu avais aussi ta place dans cette maison. "
Maman, mars 2005, parlant de Corentin :
"Un ptit sms pour que tu ne te sentes pas seule ce soir... tu sais pas qui tu es mais moi je te promets que t'a un sacre potentiel... ya d'autres nuanges qui sauront t'apprecier pleinement, et cette fois pour une belle relation amoureuse, patience ma cherie, il est peut etre pas si loin ton bel amour. Dans tous les cas tu vis une belle amitie, tu es belle. Tendrement. Maman"
Nuit à Cap Chef, assise sur le plan de travail, les pieds battant le vide. Mourad m'offre un sandwich, une tartelette-citron, des bières, du coca, des cafés... Adorable Mourad. Cette nuit, je n'ai pas de maison, mon repère sera donc ce petit snack de la Place Albert 1er. Mourad, le patron, fait tout pour que je m'y sente chez moi. Et ça marche.
Un Bertrand qui passait par là, et voici le Bertrand embarqué quelques minutes, puis quelques heures dans ma drôle de nuit. Bertrand qui me donne envie de me remettre au sport - c'est décidé je vais régulièrement aller courir à Montmaur avec lui ; et nager à la piscine olympique puisque j'ai cette carte que Mano m'a proposé de recharger une fois vide...
Des gens de passage, des gens étranges, des gens simples, des gentils et d'autres plus agressifs, des copains, des inconnus... C'est un vrai vivier à rencontres, Cap Chef la nuit et l'Ogresse y trouve largement son compte, avide de discussions, de partage, d'échanges, de sourires... Mourad dira plus tard que l'Ogresse trompe Mawie qui en fait, veut être aimée...Et il n'aura probablement pas tort.
Un joli sourire, des dents blanches, des yeux bleus incroyables plus tard, ... il m'appelera "Coccinelle" et oubliera de toutes façons mon véritable prénom.
Un arbre, griffonné rapidemment, et une analyse : " Tu as dessiné une base, donc tu es prête à aller de l'avant, tu n'es plus perdue. Tes feuilles qui s'envolent au gré du vent signifient que tu veux rêver, espérer. Mais tu es encore en souffrance, les branches sont flexibles et reliées à rien. Tu as peur d'être abandonnée. Tu veux être aimée."
Décidement ! Donc si vous m'aimez dites le moi, montrez le moi, apparement j'en ai besoin (j'en connais un que ça va faire sourire...)
Plus tard, beaucoup plus tard, d'autres personnes, d'autres choses... un Jonathan qui arrive tout sourire mais fatigué de sa nuit de geek ; on fait la fermeture et on se rentre tranquillou.
[Mawie fait un point sur ses objectifs : trouvé un boulot, qui commence bien, j'me suis attachée à Paloma et Pablo, réussit à -presque- m'inscrire à la fac, il me reste un rendez-vous, des tampons, faire mon emploi du temps et j'serais de retour à Paul Va "officiellement", presque trouvé un appart en fait, croisez les doigts pour qu'on puisse l'avoir il est vraiment top et j'aurai une chambre de poupée anglaise avec pantis et mousseline, rencontré beaucoup beaucoup de monde, envie de sourire tout l'temps, ... l'année scolaire commence bien.]
J'avais utilisé cette expression "ma madeleine à moi" il y a quelques temps, dans ce blog ou dans un autre et j'ai été surprise de la retrouver dans le blog du beau-grand monsieur.
Et aujourd'hui, je nage avec délice dans une mer de madeleines dorées : j'ai retrouvé les affres de l'organisation de Paul Va ; le Ranch ; les copains-perdus-de-vue et ceux absents pendant les vacances ; j'ai retrouvé les discussions futiles des gens de mon âge et celles plus intéressantes, plus construites.
J'ai pris conscience que j'étais tout de même plus adaptée dans un cercle d'amis proches des 20-25 ans, que dans celui des amis trentenaires du beau-grand monsieur et j'me retrouve donc plus " à ma place" que ces derniers temps, et ça m'fait du bien.
J'ai vu les programmes de lettres modernes : wahouu vais m'éclater, toutes les matières me bottent, j'suis juste déçue de ne pouvoir tout faire. J'hésite encore sur le choix de la langue, je referais bien de l'allemand, mais le catalan et l'arabe m'intéressent aussi beaucoup. Et puis, je peux prendre une option "poèsie antéislamiste et arabe" qui pourrait compléter cet enseignement. Mais c'est vrai que j'me suis aussi engagée à faire du bénévolat dans cette association avec laquelle travaille ma maman, des gens qui sortent de sectes et qui ont besoin de soutien, j'ai un nouveau roman à écrire (j'ai déjà trouvé deux concepts), faut que j'bosse mon sax et qu'on monte cette formation, j'veux aussi faire la bringue et voir tous mes topains (qui me harcèlent en ce moment ; j'devrais me greffer le téléphone ce serait plus simple vu la fréquence à laquelle il sonne), et puis j'ai mon nouveau travail que j'commence demain : deux p'tits bouchons de 5 et 9 ans à garder 4 soirs par semaine... Donc un emploi du temps bien chargé déjà...
J'repense avec nostalgie à cette jolie parenthèse qui s'est finie hier et même si j'me sens mieux ses mains, son dos, son tatouage, ses fesses, sa façon de parler me manquent. On s'habitue vite aux bonnes choses... Revoir Avignon (Oui, Jonathan, j'y passe tout mon temps cet été :p ) m'a donné envie d'y retourner, qu'est ce que j'aime cette ville... Beau-grand monsieur, si tu me lis... :D
J'vais retourner me battre avec le site de la fac ; et finir de nettoyer l'appart de Jonathan... Je pense que j'vais l'emmerder pour qu'il prenne tout un tas de photos, je ne l'ai jamais vu aussi propre et rangé (merci Gwé du coup de main, tout d'même !)
Plus tard quand j'aurai grandi un peu, plus tard quand j'aurai appris à faire confiance aux relations, plus tard quand je n'aurai plus si peur des hommes, de les aimer, d'en être aimée, plus tard quand j'aurai fini mon deuil de l'histoire avec Matiou, plus tard, plus tard, plus tard...
Je voudrais qu'on m'aime, et pouvoir aimer, moi aussi...
Et oui, j'ai encore cramé les dernières... Les semelles-cartons de celles-ci n'auront pas tenu le choc un mois. J'en suis à... je ne compte même plus, ça me déprime... Evidemment, comme souvent, je n'étais pas à proximité de chez moi, évidemment, comme toujours j'ai fini nus-pieds et j'en étais bien contente jusqu'à ce que je réalise que mes petons commençaient à fondre méchamment sur le bitume brûlant.
Soupirant (je claque un fric fou en pompes, et je n'ai même pas le temps d'en profiter...), j'ai donc marché jusqu'à Mistigriff, le repère des bonnes affaires, à prix fou (youhouuu!), me répètant mentalement :
"Tu prends une paire de tongues et tu t'en vas, tu prends une paire de tongues et tu t'en vas..."
Il faut savoir que derrière le tas d'immondes vêtements de mémés et de fashions-poubelles, Mistigriff cache des trésors de joliesse. Ca n'a pas manqué, en fouinant - par hasard - dans un rayon, j'ai craqué pour une salopette rayée et une super jolie petite robe...
Mais force est avec moi, je n'ai pas craqué et une main cachant superbement mes yeux, ait foncé droit au rayon des chaussures... ... où j'ai pris conscience que chercher une simple paire de tongues noires, classiques et pas trop chères relevait de l'exigence ! Entre les tongues classiques mais à petits talons, les horribles vieilles baskets rose bonbon, les bottes (gnéé! Des bottes ? Par ce temps !), les bouts pointus (je détèste les chaussures à bouts pointus), j'ai déniché le moins pire au plus bas prix : une paire de mules genre mamies, nouées autour de la cheville mais attention, le comble de la classe : agrémentées de petits bouts de plastiques ronds, couleur chocolat/doré et tout brillants ! Le comble du kitsch !
Mais bon entre ça et la corne aux pieds et le trottoir trop chaud...
Et puis... N'empêche.... Malgré tout....
Ces chaussures, elles m'allongent les jambes et me font une jolie démarche, assez déhanchée. Je n'en suis pas à porter des talons (vive les extra-plates !) mais... Je commence à comprendre le raisonnement de la P'tite Mi sur l'effet femme fatale !
Conclusion : En repartant en direction des caisses, je suis passée par le rayon lingerie... Comme beaucoup savent, il y a quelques semaines, je pesais une vingtaine de kilos de plus... par conséquence, j'avais dû m'équiper de lingerie pas forcément affriolante (Jonathan s'en est suffisament moqué!)... Et là, des dentelles, des couleurs, des décolletés, des échancrés, de toutes formes et de toutes tailles, pour des prix ahurissants ! Donc les copines-shopping intéressées, fixons un jour qu'on aille dépenser plein d'sous à Mistigriff et que je puisse me refaire un placard à lingerie digne de ce nom - et de ma nouvelle silhouette !
Année de mes 20 ans, je l'ai voulue marquée et marquante, ça passe par gérer ma vie...
Donc :
Mawie, mai 2007
- Je ne touche plus une cigarette ( exception faite pour les clopes-qui-font-rigoler et qui restent tout de même assez rares pour que je m'autorise ce petit plaisir de temps en temps...)
- Je trouve un travail qui me fera un complément de revenu et qui me plaise un minimum (femme de chambre ou distributrice de journaux gratuits, je connais, j'ai donné, merci !)
- Je me trouve vite vite un appart pour m'installer un petit nid et trouver des repères. Pour pouvoir recréer mon univers, dispersé pour l'instant à droite à gauche...
- Je progresse (et ça passe par TRAVAILLER, Mawie !) au saxo, et je vois avec Eliott & son accordéon, Anaïs & sa flute, Titou & son melodica et toutes les personnes interessées pour monter une formation chanson populaire !
- Le bénévolat, c'est bien, si ça n'empiète pas sur le reste (donc peut-être...)
- Je m'investis dans ce projet secret et vois où ca me mène.
- J'vais enfin utiliser cette carte illimitée pour la piscine olympique ( Ah bah quand même ! Qu'elle serve à quelque chose !)
- Je retravaille toute la première partie de mon roman (et oui, finalement) - et je vois avec le gentil Monsieur de Hachette si ça lui va... - de la façon suivante :
1) Plan de ce qui est déjà écrit
2) Sauvegarde des mots, des passages, des extraits intéressants et dont on peut faire quelque chose 3) Réecriture totale basée sur le nouveau plan
- Je trouve un club pour faire de la danse : rock & danse africaine (d'ailleurs si un garçon est interessé pour prendre des cours de rock, ils boudent moins quand les gens s'inscrivent en couple, ils manquent de garçons - Renaud, Clément on en avait parlé !)
- Je motive Titou pour me réapprendre BIEN toutes les danses trad (parce que là j'mélange tout, ça fait trop longtemps qu'on n'a pas dansé)
- Accessoirement, j'essaie de valider mes partiels et de réussir mon année de fac (NAN PAS ACCESSOIREMENT, en PRIORITE !)
- Je lis tous les bouquins de retard (Ouuups, j'dois être à une bonne vingtaine là, sur la liste de ce que j'veux lire)
- Je regarde Brazil (d'ailleurs, si quelqu'un l'a en DVD... J'suis preneuse)
- Je ne m'éparpille pas (au vu de tout ce que j'ai déjà à faire, ça va être difficile)
- Je tiens mes résolutions (parce que la dernière en date : "Je m'amuse avec les mecs, mais j'me mets pas avec quelqu'un, de toute façon ils me veulent tous du mal..." n'aura pas tenu un été...)
Et pis surtout, surtout, j'voudrais bien être un peu heureuse, aussi !
Retour sur un vieux blog d'ado mal dans sa peau qui joue à la grande. Sourires. Soupirs.
Extrait Nostalgie
11 mars 2006 - Les 16 ans du Corto
"Parce que l'Ours a chanté [puis meuglé d'ailleurs...] et que tout le monde a chanté en coeur... Parce qu'on a joué aux flechettes et que j'ai perdu... Parce que j'ai goûté à l'hydromel... Parce qu'il y avait M. Norbert avec un kilt qui était en fait une nappe qu'il avait cousu l'après midi même... Parce qu'on a parlé politique avec Bertrand, Corentin et Jérémy et que ça aurait pu durer toute la nuit Parce que j'ai demandé un demi citron et que j'ai eu un demi pêche, parce que j'ai demandé une menthe à l'eau et que j'ai eu une grenadine Parce que Corentin m'a fait croquer dans sa brochette de viande et que c'était dégueulasse... Parce que c'était un soir de grande complicité avec l'Ange et que j'ai adoré Parce que j'ai fait découvrir ce bar à Despé et que vu sa tête au retour j'm'en suis sentie très fière
Parce que ça m'a rappelé une autre soirée au Corto :
[ Parallele : ce soir ou je suis rentrée avec l'autre M. Norbert et qu'on a parlé de tout et de rien, parce qu'on devait marcher sous une pluie battante pour rentrer chez nos parents et que c'était pas tout à a côté et qu'il fallait bien passer le temps, alors on s'est raconté des p'tits trucs et ce soir là j'ai réalisé que bien souvent les p'tits trucs sont plus importants que les grandes choses... ]
Parce que je me suis sentie grande tout en restant petite et que je crois que c'est une verité.."
Pffff, tellement de souvenirs que je ne sais même pas lesquels évoquer...Et pis tu sais, j'crois qu'en fait j'en ai pas envie parce que c'est tout ce qu'il nous reste et que ça me plait de savoir qu'on a encore ça en commun, ce paquet de souvenirs ensemble... Pour la décrire vite fait, Chloé c'est une p'tite Fée qui virevolte dans tous les sens, qui bouillonne d'idées ... C'est une poète, une fille généreuse et enthousiaste... Une fille super jolie... Une fille tellement à part... Chloé c'est ma frangine et mon miroir, c'est mon refuge - c'est à elle que j'parle dans ma tête quand des larmes surviennent - c'est mes souvenirs et c'est grâce à elle que mon Enfance ne disparaitra jamais totalement...
Ca fait des années que j'lui raconte tout ça dans ma tête, un peu plus chaque jour et que j'n'ai jamais osé lui dire à quelle point elle est belle, à quelle point elle est importante, à quelle point je suis fière d'elle...
Ma Chloé, Ma famille, elle est revenue du pays des Hamburgers il y a quelques jours, et je la vois demain et ça m'rend toute folette !
On ne dit pas "SUS AUX CONS" on dit "FAIRE UN CUNNILINGUS"
Jonathan dit : pas mal la blague :P Jonathan dit : bon en meme temps c'est du vieil argot Jonathan dit : faut savoir qu'un con est une chatte :D Mawie dit : Bah je sais Mawie dit : Tu m'as prise pr un bleu ? C'est pr ça que c drôle :D Mawie dit : J'ai lu Verlaine avant toi, hein... ^^ Mawie dit : J'ai découvert les joies de la langue française et de l'argot érotique toute minote
Mawie, banane jusqu'aux oreilles rentre au bercail, et avec Titou, la P'tite Mi, l'invasion de cousins et Mister Eliott que je n'avais pas vu depuis plusieurs semaines, regarde "Monstres & Cie"!
J'adOoOore !
Soline a poussé depuis les quelques trois ou quatre ans que je ne l'avais vue... P'tit bout d'femme.
Attendrissante Maman qui s'inquiète : " Tu es tellement naïve, parfois... Protège-toi..."
J'ai trop souffert, Maman, aujourd'hui je me préserve et mon enthousiasme n'entame en rien la grosse carapace derrière laquelle je me réfugie.
P'tite Mi ramène Eliott sur Montpellier et pendant le trajet retour jusque chez Framboise, on chante pleine voix entre deux fous rires :
Ma conscience se révolte à l'idée que j'puisse être touchée par un film aussi nul que Love Actually. De fait, je me suis endormie devant (encore un...) et je n'en garde pas de souvenir particulièrement marquant sinon cette scène qui rendrait hystérique n'importe quelle petite nana romantique... Ce que je suis, comme chacun sait... J'vous laisse donc plonger dans la guimauve et le fleur bleue :
Il y a quelques années, lorsque j'étais lycéenne et un peu perdue dans ma vie, Thibault m'avait offert "Le manuel du Guerrier de la Lumière" de Paolo Coelho, m'assurant que c'était sa Bible et que j'y trouverai peut-être, à défaut de réponses à mes questions, des mots appaisants pour mes plaies, mes maux.
Peu de temps après, j'avais retrouvé en fouillant dans mes affaires, ce vieux bouquin d'enfant, probablement un des premiers que j'ai lu d'ailleurs, "Le Petit Prince", je l'ai relu d'une traite, puis plus lentement, avec recul, en mesurant chaque mot, en cherchant du sens... Et c'est devenu mon livre de chevet à moi. Il y a, dans ce livre, des réponses, des phrases, des mots, des histoires qui correspondent à mes besoins, à mes recherches, à mes doutes, à mes craintes.
Extrait - Le Petit Prince - Saint Ex
Le petit prince traversa le désert et ne rencontra qu' une fleur. Une fleur à trois pétales, une fleur de rien du tout... -Bonjour, dit le prince. -Bonjour, dit la fleur. -Où sont les hommes ? demanda poliment le petit prince. La fleur, un jour, avait vu passer une caravane: -Les hommes ? Il en existe, je crois, six ou sept. Je les ai aperçus il y a des années. Mais on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup. -Adieu, fit petit prince. -Adieu, dit la fleur.
Il y a peu je vivais ma vie de femme indépendante et j'étais la seule de mes copains à connaître ce rythme. Se lever le matin pour aller travailler, passer du temps dans les transports ou sur ma mob, revenir le soir après avoir fait les courses, lancer des machines de linge, faire du ménage, de la vaisselle, ranger, se poser et souffler, enfin. Puis, travailler encore puisque j'avais aussi des cours. Faire mes comptes, angoisser à l'arrivée du relevé de Mathieu, à l'arrivée du courrier en général. Préparer ce mariage aberrant, décider d'arrêter la pilule. Construire une vie de famille avec lui.
Je n'avais même pas 20 ans que j'avais choisi de vivre une vie de femme, une vie d'adulte, une vie de couple.
Aujourd'hui, je suis bloquée dans ce décalage entre mon âge et les envies légitimes que cela entraîne, les désirs de sorties, de picoles, de délires, les envies de ne pas me prendre au sérieux et de me laisser vivre et cette vie, que je traîne comme un boulet, ces réflexes, cette sensation d'immaturité lorsque je prend du recul sur moi... Etrange paradoxe que celui que je vis en ce moment : plus tout à fait femme puisque j'ai retrouvé les joies des jeunes de mon âge, mais plus tout à fait inconsciente non plus puisque j'ai ces souvenirs et ces habitudes d'une vie de couple...
Pas toujours facile à gérer...
Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup.
Renaud redescend de ch'Nord où il a vu la famille et ma p'tite filleule, Louise (qui m'a envoyé une carte postale adorable : "Marraine, je viens bientôt à ta maison"), je ris de son accent, toujours plus marqué après quelques jours en Picardie, Maman & Alain arrivent de Grèce dont il m'ont ramené une jolie paire de boucles d'oreilles et un marque-tapage, Titou est de retour de Pétaouchnok - comme souvent - avec tout un tas d'anedcotes dans son gros sac de voyages, la P'tite Mi délaisse ses parents et les Alpes pour se joindre à nous et même si je suis restée dans le coin, je ne manque pas de nouvelles experiences, de nouvelles rencontres à leur raconter.
Après les spectacles de taureaux et les cavaliers, dignes descendants de Fanfonne Guillerme, Maman lance l'idée d'un restau à Palavas. Conversations, rires, imitations, feu d'artifice, teintés en ce qui me concerne d'un brin de nostalgie. Yeux humides, je repense à une rencontre récente qui m'a bouleversée plus que je ne l'aurais imaginé. Renaud me demande :
"Où en est-on d'Amour, Gloire et Beauté ? J'ai raté des épisodes ? Comment s'appelle-t-il, celui là?"
J'ai beaucoup ramené de monde à Lattes cet été, pour faire partager ces rencontres intéressantes, ces personnes qui selon moi gagnent à être connues à ma tribu. J'en assume la contrepartie et les taquineries d'Alain & Renaud.
Retour à Lattes, la musique résonne dans tout le village, à l'oreille on la situe sur le Rond Point de l'entrée, nous nous dirigeons par là, pour découvrir un véritable spectacle contemporain.
Sur le Rond Point, un groupe électronique joue des airs sur lesquels dansent des échassiers montés sur ressorts, ils sautent à la corde, se déhanchent, et jouent de la musique avec une dexterité impressionnante. A droite, dressée toute fière, une mante religieuse métallique et lumineuse accueille un cerceau dans lequel, sans être encordée, une jeune femme se plie et se déplie, s'élance, se contorsionne.
Minuit. Cendrillon retourne dans sa chaumière et Mawie désillusionnée retrouve l'ambiance vide et triste de la maison silencieuse de Framboise. Mawie, petit sourire aux lèvres des doux souvenirs choisit quelques titres qui la plongent dans une délicieuse mélancolie...
Mawie pense à lui, prolonge d'encore quelques instants, quelques minutes volées, le plaisir de cette rencontre, l'admiration qu'elle lui témoigne, les battements un poil trop violents de son coeur, ... avant de retourner à sa vie et dans un soupir, d'admettre que lui retourne à la sienne....
" Je suis un ancien informaticien qui a combattu la geek attitude pour se sociabiliser "
Jonathan, en mode larve sur son lit, trois options :
1) Monsieur comate devant son ordinateur 2) Monsieur comate devant Scrubs 3) Monsieur pionce
Uhuh...
Néanmoins... mention spéciale :
- parce que MaWie-Caprice veut absolument regarder "Ne le dis à personne..." et s'endort finalement au milieu du film ^_^ - pour les rigolades, les câlins, les confidences et parce que tu m'as ramené "Nous les Dieux"
J'suis allée voir mes frangins chez mon papa, une après-midi. Ambiance particulière, comme toujours, mais douce ce jour là. Il pleuviote, papa s'est installé sur le balcon et joue sur sa guitare les vieilles chansons de quand j'étais petite, de quand ça se passait bien...
* Séquence Souvenirs *
J'ai uni ma voix à la sienne, retrouvant les mots, les airs de mon enfance... Il a m'a chanté Pablo Milanes et La Complainte du phoque en Alaska. Je me suis sentie toute petite et toute légère, du coton plein le corps, j'avais envie de me blottir, de ne plus bouger.
La pluie a cessé. Un arc-en-ciel s'est dessiné.
Tout est rentré dans l'ordre, à sa place, j'ai retrouvé ma sensation de malaise et mes frangins tourneboulés, j'ai retrouvé pourquoi j'étais venue, je suis repartie rapidemment.
Mais, putain, ça fait du bien, un moment qui prend aux tripes comme celui-là.
Plus tard, attendant Victor qui était à Nîmes au concert de Björk, j'ai pris mes quartiers, comme d'habitude, au Café du Théâtre et j'y ai été rejointe par Karim, qui est étudiant à Montpellier, en langue et civilisation arabe et que j'ai trouvé passionnant. Nous avons parlé de religions et de l'islam en particulier, de la culture arabe, de liberté, de musique, d'échanges... Il m'a donné un cours basique d'arabe, a écrit mon prénom et rempli deux pages de mon cahier de son écriture longue et ronde, dans tous les sens, explications de ce qu'il me racontait...
Jonathan m'avait présenté son amie Câline, son mari et ses p'tits bouchons, lors d'un pique-nique durant lequel j'avais beaucoup dormi ! Aussi, lorsqu'ils m'ont proposé d'aller manger ensemble samedi dernier, j'ai accepté avec joie... Au cours des discussions qu'on a eue, on a évoqué l'escalade, et j'ai lancé l'idée d'y aller, la semaine suivante...
Après un "raté-mauvais-temps" mardi, nous nous sommes donc retrouvé mercredi en début d'après-midi, au Château d'Ô. Mon copain Ivan - qui initie les débutants - était des nôtres et nous nous sommes tranquillement dirigés vers Saint Jean de Védas, les carrières. Depuis que j'ai repris l'escalade, j'étais retournée à St Bauzil de Montmel et au Thaurac mais pas encore là, ça m'a fait tout bizarre.
On a pique-niqué, puis on a sorti le matériel.
J'ai refais de la tête, pour la première fois depuis des années et même si je n'ai pas fini la deuxième voie (bloquée à 50cm de la chaîne sans plus aucune force, ça frustre...) et que j'me suis esquinté le genou en cognant contre la falaise suite à une chute, j'étais assez fière de moi...
J'étais surtout super fière du fiston de Câline, qui m'a bluffée, il était motivé, voulait grimper tout l'temps et allait pas mal haut pour un p'tit bouchon de son âge.
Son Chéri a m'a ensuite dit avoir pris beaucoup de plaisir à redécouvrir ce sport, ainsi qu'à faire la connaissance d'Ivan !
Câline n'a pas grimpé encordée mais a quand même été prise en flagrant délit d'escalade ! Elle a emmené sa fille se balader sur les chemins de la rivière et derrière les voies.
J'ai tartiné tout le monde de pof pour jouer aux indiens et me suis retrouvée les joues blanches :
Le soleil était au rendez-vous mais il ne faisait pas trop chaud, la journée a passé tranquillement et tout le monde était content. La soirée a fini sous la veranda de Framboise, avec les restes du pique-nique et des glaces, pendant que les deux bouts d'chou couraient partout dans le jardin...
Trajet sympa, le temps passe vite, on écoute de la musique, on discute, il me parle de son frère, d'autres choses, je chantonne, je rebondis sur ce qu'il dit, j'essaie de jouer un peu de sax (en voiture, je conseille pas si vous tenez à vos dents)
Arrivée vers 12h30, je l'emmène direct à Conso. Notre Dame de Consolation est un hermitage du XVIII ème siècle, construit sur les hauteurs de Collioure et transformé aujourd'hui en bar, qui fait des chambres d'hôtes et où on peut pique-niquer. J'ai envie de prendre des photos et je décide que non, c'est un endroit trop intime et que j'aime trop pour le faire partager à tout le monde via mon blog... C'est un endroit que je choisis de faire découvrir aux gens que j'aime et donc inutile de faire des photos, j'y emmènerai les personnes à qui je veux faire partager ça...
13h30, On reprend la voiture pour aller dans le vieux village et dans un tournant, on a tous les deux le coeur qui s'arrête, deux battements irréguliers, le souffle coupé. J'y suis habituée pourtant, mais ça me fait toujours le même effet, cette vue !
On va boire un pot au Sola. C'était notre rituel avec Mathieu, descendre du train, direct au Sola, prendre nos marques et nos repères, retour au bercail... Envie de retrouver les vieilles habitudes, les vieilles sensations. Je bois mon demi-citron, Victor prend une sangria de Banuyls. Le patron me reconnait, prend des nouvelles. J'ai toujours ma place, même si j'ai quitté le fils du Monstre. Tant mieux ! Appel de Cathy (la maman de Mathieu, en larmes) :
"Marie, je ne te dérange pas ? Je voudrais te parler, s'il te plait... - Je suis sur Collioure, Cathy, tu veux que je passe ? - Tu es sur Collioure, ma fille, et tu ne m'as pas encore appelée ?"
On convient de se voir vers 17h30, 18h.
La faim se fais sentir, on cherche un restau... Longue conversation, on parle pas mal de celui qui a permis qu'on se rencontre, Mister Jonathan. Etude sociologique du cas J.R... Hihi !
Il fait frais, on remonte à la voiture chercher des pulls, je reçois un appel de Jeannot (le papa de Mathieu) qui me propose de passer les voir, chez Jeanne... Je promet à Victor de n'y rester que 10 minutes. Le choc. Je les trouve vieillis, fatigués, Jeanne est malade. Moi qui les ai connu fêtards, picoleurs, chanteurs, vivants. J'apprend qu'elle ne peint plus, à cause de l'odeur du vernis. Je ressors en larmes, j'appelle Mathieu qui me console.
Départ pour chez Cathy. La balade touristique est en train de se transformer en circuit psychologique là ! Finalement, je me sens de nouveau chez moi là-bas, je prend le sucre, les cuillers dans les placards sans me formaliser, on parle beaucoup de Mathieu, de Camille, de Cathy. Je la sens soulagée de me voir. Je dois avouer que ça me fait un bien fou de revenir, d'être là, de me sentir à ma place. Et à propos, Cathy me signifie que j'aurai toujours la mienne ici, que je serais toujours la bienvenue. Elle murmure :
"J'aimerai que tu t'occupes de ma fille..."
Camille se sépare de son copain et va venir habiter sur Montpellier. Je la trouve calme, sereine, bien que triste. Evidemment, je vais l'aider ! On descend avec Victor et Camille boire un pot, puis on se retrouve tous les deux. Il est tard. On n'a pas tellement visité. Je me sens coupable, j'ai délaissé Victor. Alors qu'on marche, mon portable vibre, jai un sms de Monsieur Chapeau :
"MaWie, j'me sens seul..."
Et ben ! Il était dit que je consolerai les gens aujourd'hui... Finalement, malgré la faim qui nous tenaille, nous ne trouverons rien d'ouvert à cette heure là et Victor se contentera d'une glace. La balade de Collioure se fera by night et sera beaucoup plus belle, à mon goût.
Je l'emmène sur le muret, entre l'église et la chapelle. Il fait nuit, on ne voit pas grand-chose mais c'est vraiment MON endroit à Collioure. Ici, lorsqu'il pleut et que la mer est démontée, c'est sublime, bluffant à la fois effrayant et passionnant. Je peux rester des heures, en ciré sous la pluie, à regarder les vagues taper avec violence contre les rochers, s'élever comme pour s'envoler et retomber avec fracas, la couleur de l'eau et du ciel se mélangent, les nuages sont noirs et grondent. Ensuite, je rentre, je me fais un chocolat chaud et j'écris pendant des heures. J'aimerai l'emmener au Faubourg, voir le restau où bosse David et cette petite plage de galets, sous le pont où nous allions souvent nager, j'aimerai l'emmener jouer aux pirates dans le vieux village et nager, j'aimerai lui raconter les histoires d'ici que je connais... Mais il se fait tard, nous sommes fatigués.
Sur le chemin du retour, nous croisons des musicos : sax, djembé, tuba, accordéon... Accordéon ! Ca y est, je suis en transe, mes jambes bougent toute seule, Victor sourit et je lui dis :
"Moi, l'accordéon, ça m'fait un effet boeuf !"
Il tient mon sac pendant que je danse, j'enchaine les pas, je mélange tout, ma tête tourne, c'est drôle! Je vais déposer des sous dans leur étui, papote un peu avec eux. J'apprend qu'ils viennent de la Rochelle, ils sont étudiants, menuisiers et "rien foutistes" ^-^
On s'raconte un peu nos vies, on se sépare sur un sourire ! Ca me donne envie de progresser vite, vite au sax et de me trouver une formation, un groupe, une fanfare !
Retour à la voiture, j'enclenche mon Mp3, BlinD Test assez impressionant, j'dois avouer, discussions, fatigue, pluie. Retour vers 2h30 du matin. Je lance le lave-vaisselle, fais un brin de vaisselle, range quelques trucs, passe un coup d'éponge, nourris les poissons pendant que Victor me fait à manger. Je mange devant l'ordi, à la recherche d'informations sur un sujet que nous avions évoqué, puis vais me coucher, écroulée de fatigue... Victor part tôt demain matin, 7h, j'aimerai me lever pour lui dire au revoir mais je crois que je ne l'entendrais même pas...
J'étais là jeudi avec Monsieur Titou, nous avons vu quelques pièces, en compagnie également de Jonathan dont une, "Echéances", particulièrement remarquable. Nous repartons le soir pour Montpellier, j'ai beaucoup de choses à faire sur place, pour préparer mon départ de Clapiers et mon déménagement, notament. Pourtant, je reste sur une impression d'instatisfaction, envie de plus, j'ai adoré l'ambiance sur Avignon, j'ai trouvé la ville magnifique et gourmande de culture comme je suis, je suis frustrée de n'avoir pu voir que 3 pièces ! J'envoie donc un smeums à Jonathan :
"Serait peut-être de retour samedi, si tu veux qu'on se croise de nouveau, par contre programme chargé envie de voir bcp de choses..."
Avignon, samedi 28 juillet 2007,
Réveil tardif, j'ai fait Montpellier-Lattes en stop pendant la nuit pour récuperer un malheureux billet de train, j'ai essayé de faire ouvrir ses yeux à la p'tite Mi pour qu'elle m'emmène à la gare, sans succès, je suis donc partie moitié à pied, moitié en stop et suis de mauvaise humeur. Je ne vais en Avignon que pour la journée, si c'est pour arriver en début d'après-midi, ce n'est même plus la peine de partir ! Je finis tant bien que mal par arriver à la gare et par trouver un train qui me ferait être en Avignon pour 11h.
Arrivée sur place, j'appelle Jonathan qui, fidèle à lui-même n'est pas encore réveillé et me propose de prendre un petit déjeuner chez sa grand-mère. Je le rejoins donc, achetant au passage quelques croissants. Petit déjeuner tendre et câlin, café serré, bien-être, compliments qui font chaud au coeur...
Je rencontre sa grand mère qui malgré son âge tient une forme incroyable !
12h00 passées. J'aurais aimé voir "L'Oeil du Loup" de Pennac, que j'avais raté le jeudi, il est trop tard. Nous décidons de nous habiller et de sortir voir quelque chose en fonction des horaires. Nous optons pour "Oscar et la Dame Rose" d'Eric Emmanuel Schmidt, que nous avons lu tous les deux. Ce sera mon coup de coeur du festival : un bout de femme aux cheveux blancs, une voix semblable à celle d'A.L, l'histoire d'un p'tit bonhomme leucémique. Je ressors bouleversée, les larmes aux yeux.
On feuillette le programme, j'enlève mes chaussures qui me torturent, je finirai nu-pieds sur le bitume brûlant, entamant une danse étrange pour ne pas laisser chaque peton trop longtemps en souffrance !
On va manger, terasse ombragée, deux musicos qui tapent la discute, des salades. Discussion. Je regarde Jonathan. Je le connais à peine mais je m'attache à lui. J'apprend à le connaître et j'me rend compte qu'en fait, c'est un pote. Ce type devant qui j'étais mal à l'aise, sur mes gardes il n'y a pas si longtemps est en train de devenir un copain avec qui j'me sens bien en dehors des moments-câlins. C'est agréable...
Prochaine pièce : Holmes. Un décor formidable, lorsqu'on entre dans le théâtre nous sommes accueillis par une violoniste aux vêtements d'époque, mais une pièce trop clichée, surfaite, qui perd tout son interêt. Jonathan ferme les yeux, s'endort, je souris. J'aimerai en faire autant !
A peine le pied hors du théâtre, je sors le programme et mon paquet de Lucky Strike, vite, vite, je veux en voir le maximum. Après avoir hésité, c'est décidé, ce sera "T.O.C" Ce n'est pas du grand théâtre, ça ne casse pas trois pattes à un canard mais qu'est ce qu'on rit ! C'est la dernière fois qu'ils jouent pour le Off de 2007, ils se lâchent, ils en rajoutent. Je garderais toujours souvenir de ce beau gosse qui entre avec un jean ras-la-touffe, qui lui tombe à mi-fesses et qui déclare :
'C'est la mode. Aujourd'hui, ça se porte taille basse..."
Ou cet exhibisionniste qui a vraiment les c******* à l'air... je garderais souvenir de ces acteurs qui ont du mal à rester concentré tant l'envie de rire les prend, eux aussi, souvenir des vraies baffes qu'ils se collent. Je crois que pas une minute le sourire ne s'est décroché de mes lèvres et fréquement un bon rire venait me secouer !
Pause après-midi, sur la terasse de sa grand-mère. Je découvre son boulot sur les écussons, je bouquine pendant qu'il travaille. Parenthèse.
La suite, Jonathan l'avait déjà programmée, je décide de le suivre. Je le préviens juste que je vais devoir trouver une auberge de jeunesse, j'aurais du mal à rentrer sur Montpellier en stop tard dans la nuit. Il me rassure et demande à sa grand-mère de m'accueillir pour la nuit, ce qu'elle accepte avec beaucoup de gentillesse.
Le temps qu'il aille chercher les billets qu'il avait réservés, je m'arrête acheter deux kebabs, que nous mangeons à l'entrée du théatre, en attendant l'appel.
Son coup de coeur à lui, "Le Cri du Choeur"du burlesque, 4 comédiens sur scènes qui jouent, qui chantent. J'apprécie mais sans plus, pour être honnête. Je suis fatiguée, je dormirais bien quelques heures ce qui m'empêche de profiter pleinement. A la sortie, j'achète le CD du spectacle que je lui offre. Il n'a pas cessé de m'en parler toute la journée de jeudi et encore aujourd'hui, j'espere juste lui faire plaisir.
Pour conclure sur cette journée, il m'emmène découvrir "La compagnie du Capitaine" une troupe montpelliéraine dont la plupart des membres jouent ou ont joué au TAUST. Sur place, il connait évidemment beaucoup de monde et me délaisse donc pour parler avec ses amis. Je fume cigarette sur cigarette, je deviens nerveuse. Heureusement, les sketches commencent, on nous invite à entrer. Pas besoin de les décrire, je sais maintenant que je suis fan, que je vais les suivre ^_^
Plus tard, après de nombreux applaudissements et un brin de tristesse - Avignon c'est fini pour cette année - je m'appuie sur un piano abandonné dans la rue, pendant que Jonathan est avec ses amis. Il ne m'a pas présentée, je suis fatiguée et n'ai pas le courage de m'imposer. Un jeune homme s'approche, m'aborde, me parle. Sa voix est douce, il raconte des choses passionnantes, il donne envie de le suivre. J'aime qu'il vienne me parler, j'aime qu'il ait senti mon abandon, j'aime sa voix. Je note sur mon carnet quelques mots : l'adresse de son blog, son nom... Victor.
Jonathan vient me chercher : "On va à la Tache d'Encre, tu veux venir ?"
Bien sur que je veux venir, couillon ! J'aimerai juste que tu m'intègres, que je ne fasse pas tapisserie! La Tache d'Encre c'est super chouette : un bar dans une cour, sous un arbre. Mais c'est petit et serré, tout le monde parle entre eux, je me sens seule, je m'éclipse quelques instants. Assise sous un porche j'écoute les messages de mon répondeur lorsque levant les yeux, je revois le jeune de tout à l'heure. Je crois que c'était Victor... j'ai un léger doute. On parle de la vie, de notre perception de la vie, on se rejoint beaucoup, on se livre un peu, puis de plus en plus, on se confie, on se se sourit. Silence.
"Il n'y a pas longtemps, un ami à moi m'a appris à apprécier les silences sans être mal à l'aise... - J'aimerai pouvoir faire ça..."
Echange de points de vue. C'est fou comme on se rejoint. Plus tard, je découvrirais que c'était beaucoup plus que ce que je pensais, plus tard, plus tard... Ah ! Victor ! Si j'avais su à ce moment là... Tes amis s'en vont, sur une péniche apparement, ils passent nous chercher pour qu'on aille avec eux. Jonathan est là, qui m'envoie des smeums goujats : "Bouffe-le, championne !" Ca me fait sourire, ça correspond bien à l'idée que je me fais de lui (plus tard, la plupart des idées préconçues que j'ai sur Jonathan se casseront la figure mais pour l'instant, j'apprend encore à le connaître...)
Sur la péniche, on se trouve un petit coin, on se parle sans se regarder, tantôt à droite la foule, tantôt à gauche l'eau, on sent que c'est différent, on sent l'ambiguité mais celle-ci fait du bien. Je dois me lancer dans une tirade, je ne sais plus, je dois parler de liberté parce qu'abruptement tu me regardes droit dans les yeux et me demande :
"Et là, tu te sens libre ?" avant de m'embrasser. Les papillons font la nouba dans mon estomac, je ne m'y attendais pas à celle-là, du moins pas comme ça.
Depuis tout à l'heure, j'ai appris que tu as 25 ans, que tu es prof de bio dans le 77 et que tu es en vacances chez ta mère, à Bagnols. A ce propos, nous nous retrouvons dans ta voiture, direction Bagnols.
* Nuit trop intime, trop personnelle, trop intense pour être racontée ici *
Au petit matin, tu me raccompagnes sur Avignon, d'où je dois prendre un train avec Jonathan. Lorsque tu me proposes d'acheter des croissants, je réalise que mon portefeuille a disparu. Mon ventre est douloureux de l'inhabituel. Je me sens mal. Je mets mes lunettes de soleil sur mon nez et pique des roupillons tandis que tu roules dans la campagne. Tu me laisses à une porte, je retrouve le chemin de chez la Mamie de Jonathan. Une fois là, je m'écroule en sanglots dans ces bras familiers, de tous mes malheurs : cette peur de l'inconnu, cette distance, ce portefeuille disparu...
Je retrouverai l'odeur, les mains, la douceur de Jonathan dans le train, endormie la tête sur ses genoux. Départ d'Avignon... Fin du festival.
N'ayant pas dormi, je finirai au domaine de Restinclières, au pique nique organisé par des amis à lui, à ronfloter gaiement au milieu des sandwiches et des bouteilles d'eau, la tête posée dans mes bras, assise à une table de bois.
Etaient présents : Emilie, Toki - qu'on a récuperé à Carnon, à 20h après son boulot - et Monsieur Titou.
J'avais envie de revoir Toki. Il était crevé. Comme d'hab quand on roule avec Emilie, on écoute Nostalgie à fond dans la voiture, on chante, on hurle les vieux tubes.
Sandwiches sur le port. Un Toki un peu distant, un peu froid, je ne comprend pas. Je le traine dans les montagnes russes, il n'a pas l'air d'apprécier la balade, il refuse le crazy dance, manège fou furieux qui tourne dans tous les sens, je boude.
Emilie et Titou, eux, s'amusent comme des fous.
Auto-tamponneuses.
On décide de rentrer, rapidement fauchés.
Pot sur l'esplanade, sous-entendus salaces, fous-rires... Toki m'apprend qu'il sait masser, me propose de me montrer. Je sais qu'il habite à côté, je sais ce que ça veut dire, je lance l'idée que ce pourrait être ce soir, il travaille demain donc n'est pas très motivé mais finit par se laisser convaincre.
Câlins, Douceur, Intimité et Feeling. Pudeur, ça reste à moi, tout ça, je ne dévoile pas les moments intimes... Je les évoque :)
"Tu peux rester dormir, si tu as envie..."
3h du matin. Je prend le train le lendemain matin pour Avignon, où je rejoins Jonathan pour le dernier jour de festival.
Cette semaine d'absence, cette semaine pendant laquelle il a découvert les châteaux de la Loire m'a semblé une éternité : il s'est passé tellement de choses depuis, je ne manquais pas d'anecdotes à lui raconter. Pourtant, ce soir, je me suis tue. Je l'ai écouté me raconter.
Plus tard, je lui ai joué "Amazing Grace", courant chercher dans mon manuel les doigtés que j'avais oublié, j'ai mis du Armstrong et on a pris l'apéro sous la véranda, regardant par les grandes baies vitrées le soleil descendre, descendre, la lumière décliner derrière l'olivier et la lavande.
J'ai cuisiné, on a ri de nos maladresses respectives, et puis, de nuit, dans l'herbe mouillée avons couru ramasser les framboises mûres et délicieuses.
Bien plus tard, nous sommes montés dans le bureau où j'ai élu domicile, j'ai ouvert le mac de Framboisine (puisque je n'arrive pas à faire marcher mon PC) et nous avons passé la moitié de la nuit à écouter des chansons qui nous touchent, nous émeuvent, nous font rire, à nous faire découvrir des choses que nous ne connaissions pas, entre deux câlins, deux anecdotes, deux fous-rires, deux taquineries. J'étais bien. Je voulais qu'il ne parte plus et que la nuit dure toujours.
Ces moments-là sont particuliers, ils sont souvent teintés d'ambiguité et c'est dommage. La soirée était belle et m'a fait du bien. A sa demande, j'ai jeté quelques mots en l'air, brève description, impressions et ressenti :
C'était un soir d'été, tu jouais sur le lit de ma grand-mère avec mon chapeau-tournesol en râlant que je ne t'écoutais pas, Simon and Garfunkel, puis William Sheller nous berçaient...
Dehors, le vent battait les feuilles des arbres, que les lampadaires illuminaient d'une lueur orangée. Je pensais tout bas que tu devais apprécier la vue, la douceur, puisque tu venais de me dire que tu aimais cette couleur.
En bas des marches qui menaient à la chambre où nous nous trouvions, un saxo abandonné, un CD de Louis Armstrong, quelques couverts jetés negligemment dans les assiettes pas encore rangées, vestiges d'un début de soirée animé.
Mon chapeau au creux de ton bras et les yeux fermés, tu écoutais la musique, tandis que je te regardais en battant la mesure. Et c'est vrai que c'était bien, Bourvil avait raison et tous les autres aussi. Que demander de plus que ces moments, comment apprendre à les voir, à les savourer ?
La soirée était délicieuse. Merci :)
Loin d'ici, Loin de nous, sur les vagues de nos souvenirs communs, au creux d'un sourire, dans le clin d'oeil d'une étoile filante se trouvait un banc un peu spécial. Il appartenait à la fois à tout le monde, et à personne. Il abritait des confidences et des secrets, il abritait des instants de tendresse volés, des calins, des soupirs. Il était le symbole de ce village où jamais plus je n'habiterait et où je serais pourtant toujours chez moi.
Une ex petite voisine avec un petit sourire. Un ex voisin avec une fleur fanée dans la poche.
Des bisous-soleil.
MaWie
Une soirée comme j'aimerai en vivre plus souvent...
Elle commence bien, cette journée ! Après une nuit blanche, riche en expériences et enrichissements, après une nuit de films, de confidences, de caresses, une nuit qui m’a faite me sentir sûre de moi, sûre de mon corps, qui a rendu à mes lèvres le sourire, je sens que la journée m’appartient. Je suis une lève-tard et les nuits blanches me sont bénéfiques pour cette raison : j’aime sentir le monde encore endormi, j’aime sentir la puissance du petit matin qui se lève, j’aime ressentir ce sentiment de puissance devant la ville qui s’éveille alors que je le suis déjà.
7h00 : Nous marchons avec Ivan, dans les rues de Montpellier, acheter croissants et pains au chocolat, nous faisons chauffer l’eau pour le thé et réveillons au carillon les amoureux qui dorment en petite tenue sur la terrasse. Le temps qu’ils émergent, j’allume la radio, France Info, envie pour la première fois depuis longtemps de savoir ce qu’il se passe dans le monde. Envie de l’affronter. Après les infos, une brève. Le présentateur annonce :
« Aujourd’hui, nous partons à Gruissan, Gruissan ville touristique où fut tourné le célèbre film 37°2, le Matin »
Je crie, Ivan monte le son ! C’est notre destination ! Ce matin, nous partons, nous aussi, à Gruissan ! Le journaliste évoque les maisons sur pilotis dont je leur rebats les oreilles depuis qu’on a choisi cette destination. Titou et Emilie arrivent pour entendre cette étonnante brève touristique, coïncidence qui les fait sourire, la journée commence bien, vraiment.
09h00 : On arrive à se mettre en route, avec une heure d’avance. Station Essence, Emilie fait le plein, elle essaie de redémarrer : vainement. Plus d’électricité. Panique dans la voiture. Heureusement un gentil monsieur belge nous sauve la vie en trifouillant la batterie.
Trajet : Chansons, Mika, je suis officiellement nommée « Copilotrice » et je guide le petit monde dans la voiture archi-chargée à travers les routes de la région, direction Béziers, Narbonne, Gruissan. Gruissan où nous avons prévu de faire de l’escalade (A La Clape, le fameux site !), d’aller au gouffre de l’Oeil Doux, de (re)visiter les maisons sur Pilotis et de nous la couler douce au soleil.
Arrivée au camping, on décharge, on plante les garçons sur cet emplacement plein soleil avec mission d’installer les tentes pendant que nous partons faire les courses.
Repas sympa : poulet-mayo, pastèque. Après-midi plage : bronzage, en ce qui me concerne long coup de téléphone qui me fait du bien. ☺
Baignade topless avec Emilie-Miloche, discussion, on trouve la vie belle, on papote, on nage.
Je sors de l’eau, je m’installe au soleil pour bronzer, Ivan arrive tout mouillé et m’éclabousse, je m’énerve. Je met les choses au point sur les « événements » de la veille, sur mes envies. Je suis mal à l’aise, je le sens déçu… Malaise.
Fin d’après-midi, balade à Gruissan, on joue les touristes, on maraude. Je suis mal à l’aise, les amoureux en rajoutent une couche en ne se lâchant pas, ça a quelque chose d’énervant. Je me sens couler, couler, tomber profond, de plus en plus profond, rien ne va plus coup de blues. Titou dira plus tard : « Toi, tu vis intensément. Quand tu vas bien, tu sais profiter de chaque instant, pleinement, tu sais en prendre conscience et c’est bien. Mais quand tu vas mal, tu sombres et tu n’en vois pas le bout. » C’est ainsi que je serais baptisée l’Ogresse. J’envoie à Bertrand, un smeums-appel au secours, j’ai besoin de son avis, besoin de ses conseils, besoin de lui, encore.
On boit un p’tit coup. Pour me remonter le moral, les zouzous décident de faire un tour de Caroussel : Titou sur le cochon, Emilie et moi dans un carrosse, Ivan qui ne veut pas monter, j’offre la place à un p’tit bout d’chou qui est par là. On fait l’éléphant, Titou fais le cochon, il crie : « Je vous rattrape ! Je vous rattrape ! » Il m’arrache un sourire, c’est bon, la machine est réenclenchée, je vais mieux.
Repas-pique-nique : sandwichs, pinard, bougies, pêches si sucrées et juteuses. Titou se sert du vin et arrose son pantalon.
Fin du repas, je lance à Titou : « Puisque je suis une excellente copilotrice et que je te sens dévalorisé, je te propose le rôle de chef-vaisselle ! Mais c’est vraiment pour te rendre service ! »
Soirée fête foraine. On a écouté Brel, je porte la marinière de Monsieur Titou, on monte dans la Grande Roue, puis sur le bateau des pirates qui tangue, tangue, on crie, on rigole. Promenade dans la fête foraine. Mawie, moue boudeuse montre du doigt les attractions qu’elle veut faire, regard ferme et pied qui tape le sol, mais silencieuse. Gamine. Les autres rigolent, retour à la voiture, Mawie-caprice scande : « Le manège d’Emilie ! Le manège d’Emilie! » et Mademoiselle Emilie fait trois fois le tour du Rond-Point puis zigue-zague sous les applaudissements de Marie et les rires du reste de la troupe.
19.07.07
J’ai passé la nuit dans la voiture, je suis rentrée tard de la plage où j’ai pensé et écrit, je n’ai pas voulu réveiller Ivan. L’idée n’était pas mauvaise : la voiture est beaucoup plus confortable qu’une tente plantée sur les cailloux et surtout, portières ouvertes, il y fait beaucoup moins chaud le matin ! Réveil tard, les amoureux m’ont préparé un thé. On décide d’aller pique niquer sur un chemin, sous un arbre. On discute. Je pique du nez, une petite sieste s’impose et je me réveille en fin d’après-midi. Les amoureux sont partis, Ivan émerge aussi, on discute de la vie, de Framboise beaucoup…
Soirée bal avec les Balochiens: une guitare, un violon, deux accordéons dont Fred, cheveux bouclés, yeux superbes, longs doigts et chapeau noir. Emilie et Titou enflamment la piste, elle a un peu de mal à le suivre mais qu’est ce qu’ils sont beaux ! Titou m’emmène, on danse aussi… soirée danse. Dernière chanson : mon amant de Saint Jean. Je m’approche de Monsieur Fred, le salue avec un sourire et lui chuchote : « pour danser celle-là, j’ai besoin de ton chapeau… » je tend mes deux mains ouvertes vers Titou. Je danse en regardant Fred, je me déhanche, je me sens désirable dans le regard qu’il me lance.
La soirée continue après le concert au bar du camping. Les uns après les autres, mes amis rentrent se coucher, je reste, j’attend Fred pour lui rendre son chapeau. Je sympathise avec les musiciens qui tapent un bœuf, on papote un peu… En fait ils sont invités : ils ne payent ni camping ni restau pendant une semaine et donnent deux concerts en échange. Ils peuvent inviter chacun un ami, qui aura les mêmes privilèges. Sur place, ils jouent sur les marchés, pour vendre quelques CDs. Fred m’invite à les suivre dans leur caravane, puis sur la plage où je bois des mojitos, où ils jouent de la guitare. Je retourne à la tente chercher des bougies. Je demande « Le Café du Canal » de Pierre Perret, on me la joue, il me la chante. Qu’est ce qu’il est beau ! On parle, on compare la vie à Paris et celle à Clapiers, on argumente, on se raconte nos voyages, sa main frôle la mienne, j’ai envie de l’avoir, j’ai envie de lui. Cette nuit a des parfums de magie, il plane au dessus de nous une essence particulière. Il me raccompagne, m’aide à porter tout le bazar : nappe, bougies, cds, etc.… jusqu’à ma tente, je lui propose de picoler encore et de manger des bichocos, il accepte, on s’assoit sur un banc, puis sur une table. On se rapproche. Je tourne ma tête vers lui, il m’embrasse, je vibre. On descend vers la plage, on se trouve dans une dune, on s’explore et on s’aime au soleil levant, le vent frais fait danser mes cheveux, il me touche et je me sens femme. Je lui demande son âge : « 36 ans. - Sans blague ???? - Non, en fait j’ai 31 ans… »
Plus tard, sa tête sur ma poitrine, je caresse doucement ses cheveux, il murmure : « Et si j’avais réellement 36 ans ? - Ca ne changerait rien… »
Elle était belle cette nuit.
20.07.07
Hier, avant le bal j’ai rencontré un petit bonhomme qui pleurait. Il s’appelle Robin, comme Robin des Bois et il est beau comme tout.
On a mangé des cookies. Il m’a raconté sa vie. Je l’ai raccompagné, avant qu’il soit trop tard. Ce matin, on doit construire un village avec les produits de la nature. Il doit venir me chercher. Je regagne l’emplacement, la voiture à 7h00 et Monsieur Robin ne tarde pas. On passe la journée tous les deux, je le présente à mes amis, Titou et Emilie lui racontent l’histoire du Minotaure. Titou lui apprend des accords de guitare.
Après-midi : Les amoureux sont allés se « balader » sur les sentiers d’Emilie. Ivan et moi prenons des pêches, des gâteaux, du coca, de l’eau et nous emmenons Robin des Bois goûter. Courses-poursuites, fous-rires, délires, câlins et bisous. Je l’aime, ce gosse.
Sa maman l’appelle, il doit aller à la plage. Avec son accord, nous nous joignons à eux. Je parle un peu avec elle. La baignade est courte ; l’eau est froide mais Ivan et Robin des bois la prolongent. Plus tard, ils creusent un tunnel « jusqu’à la mer » je les abandonne, j’ai besoin d’une douche et de passer un coup de fil.
Fin d’après-midi : Nous creusons encore le budget – il ne nous restera rien pour payer le camping :p – pour nous offrir un apéro au bar. Nous jouons aux cartes. Batailles corses, Trou du Cul s’enchaînent. Je gagne, je me gargarise, Robin des Bois murmure à mon oreille : « Si tu te la pètes, Dieu te puniras ».Je perds.
Soirée : Le bal du camping. Blind Test, les gagnants reçoivent un ticket de tombola : je crie « Marc Lavoine !» J’offre mon ticket à Robin qui en est tout fier et qui montre à tout le monde son cadeau. Musique disco, quelques classiques, on s'écrie, on danse, on se trémousse, on se déhanche :
P'tite Mi et Titou, Juste La Classe LeS ZouZous (h)
Je crois que Fred me rejoindra, nous avions parlé de nous retrouver encore ce soir, mes attentes seront déçues. Je glisserai un petit mot, sur son pare-brise :
Savoir profiter de l’instant présent, savoir saisir les opportunités, savoir répondre à ses envies, c’est chouette. Créer ses propres opportunités, aussi. J’ai 20 ans et je suis probablement trop naïve… J’avais espéré, j’avais cru comprendre…une autre occasion peut-être, une autre parenthèse, un autre moment agréable. Je me suis trompée. Tant pis. Je voulais juste te dire que les étoiles brillaient et que celles de Gruissan auraient toujours un sens particulier pour moi, le sens d’une nuit volée, au son de l’accordéon, que ces paroles que tu chantais : « De Macao, à la Barbade, ça fait une paye que j’me balade… » resteront aussi dans les souvenirs de l’été de mes 20 ans. Ils auront une importance incroyable et ils ne compteront pas, en même temps. Merci. Si l’envie te prends de te balader de par chez moi, si tu veux découvrir les lieux que j’ai évoqués, si tu cherches un guide, un hébergement, ou autre… Marie : 06. **.**.**.**
En revanche, un petit ange dansera avec moi, me fera des sourires incroyables et se blottira dans mes bras, pour s’endormir, lové contre moi, emmitouflé dans ma polaire. Fin du bal. Sa maman le cherche, je lui ramène. Elle le taquine. Mais personne ne le sait, c’est encore un secret… Robin c’est mon amoureux ☺
21.07.07
Départ aujourd’hui. On range tout. Robin voit les préparatifs du départ d’un œil noir. Depuis deux jours, il n’a pas quitté notre emplacement. Il m’offre un bout de papier qu’il a soigneusement recopié avec son nom, son adresse postale, son adresse mail, son numéro de téléphone, celui du portable de sa maman. Je lui donne les miens. On promet de s’écrire. De se revoir. J’en parle avec sa maman, qui a l’air d’accord. Il me prend à part, me chuchote : « Il faut que tu m’envoies une jolie boîte, avec des cookies. » Je lui avais dis que les cookies rendaient heureux et il s’était exclamé : « Mon papa dit ça aussi ! » Je me promet de lui trouver une jolie boîte en fer, et de lui faire des cookies-maison.
Coup de fil. Une femme m’apprend qu’elle a écrasé mon chaton, Clovis. Choc. J’ai du mal à assimiler. Elle propose de l’emmener chez le véto, pour le faire incinérer, veut que je paye les frais ! J’appelle Mathieu, qui refuse de s’occuper de ça, alors qu’il est sur Clapiers… Sale moment, mais les caresses du petit ange me remontent le moral. Je vais prendre une douche, je confie les sous à Titou pour qu’il aille payer le camping, qu’ils sortent la voiture déjà chargée, je les rejoins sur le parking extérieur. Ils allaient partir sans dire au-revoir à Monsieur Robin, je pars à sa recherche, il me saute dans les bras, je l’amène jusqu’au parking pour qu’il leur fasse un bisou. Je le raccompagne à sa tente, je le porte sur mon dos, je fais le cheval pour lui redonner le sourire. Il s’agrippe à moi, ne veut pas me laisser partir. Je lui promet de lui écrire –ce que je ferai dans la voiture, pendant le trajet du retour. Il promet de me répondre. Je le serre fort, fort, fort. Il m’embrasse. Je repars en lui faisant signe de la main et de grands sourires mais je réprime mes larmes. Plus tard, sa maman m’apprendra qu’il a longtemps pleuré.
Retour. Arrêt aux maisons sur pilotis, déception : ça a bien changé ! Pique-nique à la sortie de Gruissan. Projets de futures vacances aux Ayguades, le camping où nous étions. Débriefing. Arrêt à Pézenas. Apéro en terrasse. Retour sur Lattes.
De belles rencontres, encore et toujours… Des souvenirs sympas.
La prochaine fois, on ira grimper comme prévu, Ivan ;) Et on ira au Gouffre de l’Oeil Doux. Et j’amènerai mon sax pour jouer sur la plage ce morceau de 37°2 que j’apprendrai. Et le moral ne s’enfuira plus, ce lâche ! La prochaine fois, on restera plus longtemps, et Robin des Bois sera là… ☺
Aujourd'hui j'ai pris conscience que je ne pourrais tomber amoureuse que d'un garçon qui entendant cette chanson me prendrait dans ses bras et me ferait danser. D'un garçon qui aurait un côté bohème : théâtreux, musiciens, crayonneux... Un p'tit côté artiste. Un garçon qui ne me prenne pas ma liberté, qui me laisse vivre ma vie, qui la partage sans l'empiéter, un garçon qui aimerait que j'le câline comme un nounours, comme j'me blotisse dans ses bras à chaque occasion, un garçon intéressant avec des envies et des passions, quelqu'un avec qui je pourrait échanger, discuter des heures et des heures, un garçon avec qui j'pourrait regarder des "films intellectuels" à p'tit budget et les trouver passionnants, des séries américaines débiles qui nous feraient rire, des films plus légers, plus drôles. Un garçon qui aimerait mon chapeau d'homme et son tournesol, qui aimerait que je joue du sax, un garçon qui aimerait que j'écrive et qui m'encouragerait à faire ce que j'aime. Un garçon, qui même s'il ne partage pas mes goûts les accepte, les comprenne et me donne envie de connaître les siens et de m'investir dans sa vie, à lui aussi. Un garçon qui comprenne que ma tribu compte plus que tout et qui les aime et qu'ils l'aiment, un garçon qui ferait battre mon coeur...
Nostalgie, assez de tout ça, envie de tendresse et d'amour, de complicité, de relations, d'assiettes de tomates en tranches devant les infos, de câlins tout doux, de valses sur la comédie et de délires sur le carrousel, envies toutes connes de faire des courses et du ménage à deux sur une musique folle
Plus je vieillis et plus je rigole en regardant le résultat augmentant, péniblement, d'année en année...
Mais cet été, j'avoue que j'ai battu des reccords, année de mes 20 ans oblige (et j'ai décidé qu'elle serait la plus marquante, je m'y emploie) il a bien fallu que j'actualise ^_^
Votre score est de 272 point(s). : 272 Pourcentage de réponses positives : 67 % Réponses positives sur les boissons : 65 % Réponses positives sur les drogues : 66 % Réponses positives sur le sexe : 71 %
Commentaires : Ouais... On va essayer la camisole. Tout va bien, les messieurs en blanc s'occupent de tout. (Fais de ta vie ce que tu veux en faire, le tout c'est de ne jamais rien regretter !)
Pour votre information, le score moyen obtenu pour votre âge (20 ans) est de : 138
Mais je ne pense pas. Comme l'a si bien dit Titou, je me sens "Ogresse" c'est un mode de vie, j'aime les rencontres, j'aime parler et écouter, j'aime les échanges, j'ai eu la chance d'en faire énormément cet été et j'en suis comblée. Il m'est arrivé, souvent, de finir dans les bras d'un homme. Je fais l'amour comme je vis : intensément, pleinement. Tant qu'à faire les choses, autant ne pas les faire à moitié. C'est vrai que j'ai eu plus de câlins en un été qu'en plusieurs années, que j'ai eu beaucoup de partenaires mais il y a toujours, toujours, quelque chose derrière. Ce n'est pas le "sexe pour le sexe" c'est la magie, le moment, le contexte. J'ai aimé passé ma soirée de la fête de la musique à rire et à picoler avec Luc, j'ai aimé que Fred me joue "Le Café du Canal" une nuit, sur une plage, les yeux dans les yeux, j'ai aimé parler des heures avec Victor, j'ai aimé que Nathan me fasse danser le tango ... j'en passe ! J'aime ces moments de complicité, d'intimité. Sans eux, je ne les rejoindrai pas, ces hommes qui m'émeuvent. Sans l'instant d'avant, la magie qu'ils savent susciter en moi, ça ne m'intéresserait pas, de faire l'amour avec eux. Je crois que le plus grand plaisir que j'en retire n'est pas physique mais bel et bien la saveur du moment, le souvenir qui restera, la chaleur et l'échange...
Souvent, après que je me sois un peu dévoilée, après que je me sois offerte, après qu'on ait parlé, après que j'ai dansé ou joué du sax, après que je les ai emmenés dans ma tribu, après que je leur ai lu quelques mots, quelques phrases que j'ai écrites, ces garçons et ces hommes m'ont dit être tombés amoureux de moi. Etienne et Ludo s'étonnaient, d'ailleurs, de toutes ces personnes que je ramenais à la maison et qu'ils voyaient sous le charme. Mais Jonathan doit avoir raison quand il dit "On veut ce que l'on n'a pas..." Peut-être se croyaient-ils amoureux parce qu'ils sentaient que je ne l'étais pas ?
Peut-être que je continuerai comme ça, peut-être pas... Peut-être qu'un jour, je tomberai amoureuse d'un homme qui me suffira, qui saura à lui tout seul m'offrir la tendresse, le réconfort, la magie, la joie, l'intensité, la douceur, l'amour dont j'ai besoin pour vivre. Peut-être...
De la complicité fraternelle, ou comment prouver que notre famille est barée =]
Jeudi après-midi : un thé avec Alexis au Pré Vert, une grosse discussion, des yeux captivants, … un chouette moment !
Plus tard un Coca-Tranche avec Laure-P’tite-Bouille-De-Princesse et Monsieur Titou au Café du Théâtre,
Et enfin un pétard avec Emilie, un fou-rire qui ne s’arrête pas, des mots-tendres qui font du bien, Ivan au téléphone, une chute du lit suivi d’un éclat de rire pendant que je tatônne à la recherche du portable, perdu dans les couvertures et au bout du fil le pauvre Ivan (désolée…)
Jeudi nuit, pas sommeil, je trifouille l’ordinateur de Monsieur Titou et je tombe sur nos archives de conversations msneuuu … Emouvant, drôle, décalé, barré, tout à fait nous.
Morceaux choisis :
10 novembre 2006 : De l’existence de la magie.
Mawie > Titou:Hier j'ai ouvert la fenêtre pour faire rentrer le chat, j'étais en manche courte parce qu'il faisait chaud dans l'appart et pis ça sentait l'hiver, tu sais cette odeur particulière et j'suis ptet restée 5 ou 10 minutes, le nez dehors à savourer le vent, à sentir cette odeur et d'un coup j'étais plus dans mon appart mais au ski, ou avec un chocolat chaud, ou juste dans le froid mais avec des mitaines et des sourires. Y'a plein d'images qui m'sont passées dans la tête et j'ai tenté de prolonger le moment au maximum et puis la magie est retombée pis j'me suis retrouvée dans mon appart sale et qui pue mais tu vois... Putain c'était bon, c'était un des plus beaux moments de ma semaine de merde ! En fait, on essaie de nous faire croire que non, mais la magie ça existe et pis ça marche pas avec les sous ou le pouvoir ça marche avec les sens, avec les souvenirs, avec les rêves qu'on a et les projets.
Titou > Mawie :et ouais! c'est l'essence même de la poésie, savourer les p'tits moments et s'en rappeler plus tard... T'as une vie poétique en fait! :D
Mawie > Titou :Le problème c'est qu'un moment comme ça t'en vis un tous les combien? Ou alors t'en vis souvent et juste t'arrives pas à t'en rendre compte
Titou > Mawie :moi c'est le matin souvent, quand j'ouvre ma fenêtre, je ressens des vieilles odeurs de Clapiers (odeurs p'tetre fantasmées) de quand je me levais tard et que y avait tout le monde déjà actif en bas, de quand j'allais au foot , et tout! c'est fabuleux! Je sais pas trop, pas assez souvent en fait... Mais faut tout faire pour qu'ils reviennent, c'est pour ça que faut essayer d'être lucide tout le temps
Mawie > Titou :Peut-être qu'être adulte c'est gérer les contraintes du quotidien tout en apprenant à être vigilant pour pas laisser les p'tits moments magiques nous passer sous le nez. C'est ptet juste ça, non ?
20 novembre 2006 : Ou l’importance de la binouze dans la vie
Mawie > Titou : T'es re amoureux ?
Titou > Mawie :absolument pas. Pourquoi cette question? :D
Mawie > Titou :Parce qu'en ce moment tu navigues entre ivresse et désespoir et -coïncidence !- tes moments de bonheur sont souvent relatifs à tes amours.
[…]
C'est bizarre, Cécile est presque une ado tu l'aurais vu devant mon p’tit voisin qui doit avoir juste un an ou deux de plus qu'elle. Toute rougissante, toute minaudante et pis enlevant vite fait sa main de la mienne pour pas faire bébé. Poilant !
Titou > Mawie : ouais, c'est des p'tites soeurs, quoi, mais elles ont pas intérêt à grandir trop vite, parce que sinon, j'vais lui casser la gueule moi à son amoureux... tous des salauds faut le savoir ça!! grrrr... j'vais aller lui casser la gueule moi à ton voisin! non mais!lol
[…]
Tu vas voir je vais parler avec ma gueule d'enrhuber ça va te faire marrer!
Mawie > Titou : Hihi. A quelle heure tu s'ras là ?
Titou > Mawie:Onze heures et demie, minuit moins le quart
Mawie > Titou : Oki :) Oublie po la bibine !
Titou > Mawie :on va manger des nouilles! chouette chouette chouette! t'inquiète, elle est dans mon sac, ça y est!
Mawie > Titou : :P C'est aussi pour ça qu'on l'aime
Titou > Mawie :Qui ça ?
Mawie > Titou : Toi banaste !
Titou > Mawie :ah! pour la binouze? et ouaip!
Mawie > Titou :vivivivi
Titou > Mawie :je gère la binouze! c'est ma camarade et ma plus grande compagne! toujours fidèle, toujours tenant ses promesses, toujours blonde, rousse ou brune, toujours jouissive avant de s'endormir. Le seul truc c'est qu'elle fait pisser !
Mawie > Titou : C'est une jouissance en soi.
Titou > Mawie :ouimais ça prend du temps. et la binouze ça fait BEAUCOUP pisser.
Mawie > Titou : Voui mais c'est rigolo. surtout l'hiver ça fait de la fumée. Tu peux boire en pissant hein ;)
Titou > Mawie :oui c'est vrai... mais c'est de suite beaucoup moins convivial!!:;)
6 janvier 2007 : De la métaphore et de la poésie qui rime dans nos vies (c’est du grand n’importe nawac mes titres ^_^) :
Mawie > Titou : Si tu veux, j'suis sur la balançoire j'ai envie de me balancer mais y'a personne pour me pousser, par contre si quelqu'un me donne l'élan j'peux me débrouiller toute seule, avec mes jambes tu vois :P
Ca va po, toi ?
Titou > Mawie : Si je suis vraiment fatigué that's all, et j'ai une putain de migraine. Mais à part ça ça va. J'ai envie que ce soit la rentrée et que je rencontre la femme de ma vie :D
19 février 2007 : Juste la classe (h) :
Mawie > Titou : Pis sinon t'as eu les résultats de tes partiels ?
03 mars 2007 : De l’importance de trouver le mot juste, surtout en un sujet aussi délicat que celui cité ci-dessous :
Mawie > Titou :bichoco. Hé hé
Titou > Mawie : roooooooh! un béhénne qui fait coucou de la main
Mawie > Titou :C un bichoco !
Titou > Mawie : pas un bichoco, c'est un béhénne, inculte, mécréante! hérétique! sociale-traitresse !
Mawie > Titou : Ah ouais ??? Parce que genre, un bichoco Ca s'rait meilleur qu'un béhénne ? Fais gaffe p’tit père paske si c’est la guerre que tu veux, chui prête !
Titou > Mawie : Oui. Evidemment. Demande à tous les spécialistes en la question... Paul, Logan, Moi...
(H) vraiment, tu n'y connais rien !
Mawie > Titou : :P
17 mai 2007 : Réactions diverses suite à manifestation :
Titou > Mawie :bah oui, adrénaline à fond. Les CRS ont chargé dans le tas 4 ou 5 fois, plusieurs crânes ouverts, une dizaine d'interpellations
Mawie > Titou :OOh ??? Sur Montpellier?
Titou > Mawie :et oui !
Mawie > Titou :pitain. Ca va toi ?
Titou > Mawie :moi oui, j'ai évité les coups (H) mais voilà quand tu te fais courser par des CRS bah de suite tu penses à autre chose que de la tarte au thon !
Mawie > Titou :Moi nan. pense tt d'suite à la baise et à la bouffe. Chacun sa réaction hein ;)
Titou > Mawie :ouais. :D
Mawie > Titou :Et donc t’as pensé à quoi ?
Titou > Mawie :euh... à la picole.
13 juin 2007 (1) : Etienne connecté sur la session de Titou, qui rend le clavier à Titou :
Titou > Mawie (Donc Etienne, en l’occurrence) : (K). Je te laisse à ton junkie de frère
Titou > Mawie (Là, c’est Titou) : c'est le junkie de frère
Mawie > Titou (Et pis là, bah c’est Marie !): Salut junkie de frère !
13 juin 2007 (2) : Conversation à plusieurs (je serais incapable de vous décrypter quoi que ce soit…). Présents : Titou&Luc qui se partagent/disputent/volent un clavier, Marie, Sphax et Sophie. Bon Courage et Bonne rigolade, aussi !
Titou/Luc : je te met ma piche sur le front
Titou/Luc :(ça c'est encore Luc). (pas chercher à comprendre)
Mawie : Luc a fumé les bichoco ou quoi ?
Sophie : j’ai juste fait tombé mon ordi. Mais qui est Luc?
Titou/Luc :Mickaèl est de retour(_)
Mawie : J’crois que c un ami de Titou
Sophie : y a des nouveaux?
Sphax : il y a pas idée
Titou/Luc : Luc est un crétin qui est derrière moi. et qui a fini de lire ma bédéthèque
Sophie : et pichette??
Mawie :pichette = féminin de piche, pichou. alias un kéké.
Sophie : Luc, c’est une pichette?
Mawie : il fait "HINHINHIN" tout l'temps
Titou/Luc : mais vous m'énervez! tout ça pour dire que quand je suis bourré je comprend rien et je drague n'importe qui ! je laisse Luc répondre, Sophie!
Mawie :Nan c Titou qui drague les pichettes.
Titou/Luc : Bravo. On me traite de piche maintenant. De pichette qui plus est.
Sophie : non, c’est le Luc, pas toi.
Sphax :mdr
Titou/Luc : je tiens à vous remercier. C'est moi alias Luc qui parle.
Sphax :Luc parle par le clavier de Titou.
Titou/Luc :et je vous remercie de tout mon cœur.
Sophie : Titou est schizophrène !
Sphax :mais non ils sont plusieurs chez lui !
Sphax : tiens une revenante
Mawie : me suis faite éjectée !
Titou/Luc : c'est normal
Mawie : Mais on n’est po sur un chat c msneu ^^
Sphax :mdr
Titou/Luc :(marie éjectée ==> un modo se cache parmi nous, liloute sort du corps de sphaaaaaaaaaaaax) (c'était Titou, je vous repasse Luc, sauf si vous voulez vraiment pas)
Sphax :mais non liloute est pas dans mon corps c’est klem qui est dans le tien
Titou/Luc : et non klem n'est pas dans mon corps (trop de barbe tue la barbe)
Sphax :juste un bouc voila le bon milieu xd
Sophie : pourquoi vous parlez de bouc ?mais c est quoi cette conversation ?
Titou/Luc : parce que vous me rendez chèvre
Sphax :car j’en ai un
Titou/Luc : qui parle de bouc? (Titou)
Sphax :un bouc c’est pas une barbe
Sophie : tu vis à la campagne?
Sphax : mais non sur le menton !
Titou/Luc :dorénavant je signerai mes messages le reste du temps, même si c'est déplorable, c'est Luc qui écrit, ok? (Titou) => Sophie: Luc est un pote que j'ai le malheur d'héberger cette nuit.
Mawie : "Tu Vis à la campagne ? - Mais non sur le menton !" Logique...
Si tu savais comme je t'en ai voulu, comme je t'en veux encore d'avoir tout gâché...
Je crois que j'ai pris la bonne décision, je crois que c'est mieux pour nous deux, je crois qu'en ce moment j'ai besoin de me sentir vivante, de me sentir libre, d'être libertine...
Je crois qu'on ne s'aimait plus.
Mais Mathieu, je t'ai détesté autant que je t'ai aimé et je t'aimerai toujours, toujours... "A notre façon" comme tu dis si bien.
Deux ans et demi de relation qui se terminent sur cette maison, sur ces clefs qu'on rend.
26 juillet 2007 - Terrasse du Café du Théâtre, Grégory-aime-le-vent passe et repasse, s'arrête papoter avec nous, fumer une cigarette, j'apprend à Titou à serrer le monde sans le broyer, j'ai pensé à toi et c'est venu tout seul...
Et ma main dans ta main
Mes yeux dans tes rêves
Ton cœur dans ma poche se frayait un chemin
En mon sein, en ma vie
J’aurai voulu te dire
Les mots, l’envie, je me taisais.
Et mes doigts ne savaient plus écrire
Et loin dans ce pays, cachée,
Nichée dans mes angoisses je laissais les larmes couler…
Une idée de Framboise : m’acheter un sac que j’aime bien, ce sera probablement une besace, où je pourrais emmener mes partitions, mes cahiers, mes stylos et mes feutres, les dessins de mes frangins et des p’tits loups de l’école, les livres que j’aime, mes pensées en vrac, les aquarelles de Framboise, les mots doux, les p’tits objets que j’aime… Une besace qui sera ma maison de remplacement, tant que je n’aurai plus de repères, plus d’appui, plus de maison à moi, plus de cocon. L’idée est excellente, je pense que ça me fera du bien. La preuve est faite qu’une maison n’est pas constituée de 4 murs et de meubles mais bel et bien des choses qu’on aime, des choses douces au cœur, des choses qui nous font du bien. Ma maison, mes repères seront ce sac-magique. Ma maison ne sera pas en pierres apparentes recouverte de lierre mais en cuir doux, recouverte de blasons, de pin’s et de dessins… Elle ne sera pas pleine de rires mais pleine de pensées.
Je jette un œil sur mon trieur, qui symboliquement est pour l’instant l’objet qui se rapproche le plus de ce « sac aux merveilles » : des entrées pour des pièces de théâtre, des flys, mille feuilles volantes recouvertes de pensées, de bouts d’roman, de bouts d’poèmes, mon p’tit carnet où je note tout, un dessin de Didi, une aquarelle de Laure, des numéros de téléphone, des billets de train, des listes de livres à lire, une ou deux partoches, l’arrêt de mon bail (papier ô combien précieux !), des photos, des p’tits bacs et des morpions –souvenirs d’Issensac- …
Maison vide, Maison Triste, Au revoir les souvenirs, Au revoir Mathieu, Au revoir ma vie d'avant. Constat d'échec. Tristesse. Mélancolie. Ne pas se laisser abattre !
Si quelqu'un connait la formule qui arrête le temps : qu'il me la donne.
Chaque moment a son importance et tous passent trop vite. Je suis en retard dans le récit de mes folles aventures de l'été, je n'ai plus de temps, je m'essoufle.
Chaque jour m'apporte son lot d'anecdotes, de moments forts, de moments droles, de moments tristes et j'aimerai les raconter ici.
Ne soyez pas impatients, donnez moi le temps et bientôt, j'prendrai ce fameux temps après lequel je passe ma vie à courir pour le rattraper et essayer de l'immobiliser et j'vous raconterai tout ça.
En attendant, je retourne à ma vie bien remplie...
Au fait, entre deux eaux, deux nuages, dans l'coin d'un rêve, sur un bout d'péniche, j'ai croisé en Avignon un alter ego qui m'a fait danser des papillons dans le ventre. Y repenser me donne le sourire et les étoiles... Il écrit, lui aussi, et voici son blog :
Un masque de beauté, une épilation des sourcils, une musique sympatoche, un bon verre de rouge dans mon peignoire de midinette...
Plus tard, un pot en ville avec des copains.
:)
Ou comment remonter le moral de "L'Ogresse"...
Extrait du magnifique mail qu'Ivan m'a écrit...
Comment te dire à quel point ça m'émeut, à quel point ça me touche, à quel point tu es dans le vrai...
Sinon, la personnalité la plus riche, dont j'ai le plus découvert et le plus apprit, c'est bien évidemment toi. D'ailleurs je suis sûr que ce n'est qu'une infime partie de toi que j'ai entr'aperçu :P. J'avais de lointains souvenirs d'une jeune marie innocente au collège passionnée par le domaine littéraire mais aussi par tt ce qu'elle entreprenait, une élève sérieuse mais qui ne rechignait pas à aller titiller les garçons si je me souviens bien. Je me souviens d'une marie transformée 2 ans après. Elle sèche les 3/4 de ses cours, elle n'a pas l'air très heureuse à Joffre, c'est dommage pour elle. Elle pourrait avoir un très grand avenir et réussir brillamment de hautes études mais là, n'est elle pas en train de tt gâcher? Je me souviens de l'avoir une ou deux fois encouragée amicalement à reprendre activement les cours et elle avait l'air motivée, prête à relever le défi. Elle a un copain fixe qu'elle quitte ttes les 2 semaines, elle va emménager avec lui et j'entends même parler d'histoires de vrai-faux mariage: "elle est folle de s'engager autant si jeune! mais non! elle a parfaitement raison de vivre sa vie comme elle le souhaite et si elle a trouvé l'amour de sa vie et ben qu'elle le vive! En tt cas moi, ça me concerne pas encore ces histoires d'amour pour toute la vie... (sentiment de soulagement mêlé à du regret...)" voila ce que j'ai du dire ou penser à l'époque, je ne m'en souviens plus très bien mais ça devait être un truc dans le genre. Puis j'ai appris qu'elle avait eu son bac (béni soit la philo à ce qu'il parait :P), je suis content pour elle, elle a finit par s'en sortir et mtn elle va montrer à tous ces faqueux comment qu'elle écrit bien et qu'elle va tous les écrabouiller (d'ailleurs elle écrit mieux que moi et c'est pas une surprise :P).
2-3 ans plus tard, coke m'apprend qu'il est allé au ciné avec une vieille amie de lycée. Il me dit qu'elle faisait de l'escalade dans sa jeunesse et qu'elle aimerait bien en refaire même si elle a prit pas mal de poids depuis (c'est pas moi qui ait dit ça, c'est lui! :P (et puis de ttes façons t'en as encore perdu depuis :) )). Bah ok, plus on est de fou plus on rit (et puis ça va pas me faire de mal d'élargir mon cercle de connaissances et notamment d'une fille ;) ). Entre temps j'apprends que c'est marie, la petite enquiquineuse du collège, celle qui venait nous faire ***** quand on jouait au magic (:@) mais aussi celle qui était plus proche de simon que de moi... (de ttes façon ça c'est la faute au français... moi mon truc ça a tjs été les maths et évidemment ça plaît pas aux filles ça... alors que simon lui c'était un poète... :'( :@ ) Mais bon ok c'est toujours sympa de retrouver de vieilles connaissances. Finalement, il avait exagéré coke, elle pas si grosse que ca, elle serait même plus que mignonne si elle était pas habillée en hippie (ou clown... je sais pas :P ). La journée s'est plutôt bien passée et je commence à en apprendre un petit peu sur ce qui s'est passé entre-tps, ça n'a pas l'air joyeux-joyeux mais apparemment, elle est sur la bonne pente. D'ailleurs elle veut reprendre le sax et je m'en sers plus du mien donc à la limite ça pourra lui servir... Je me rappelle juste d'une histoire de robe de mariée que célia avait eu en train de la gorge mais marie m'a l'air sincère et je pense que je peux lui faire confiance (faudra juste qu'elle oublie pas de me le rendre si un jour elle part a paris ou ailleurs loin d'ici... mais bon un sax c qd même assez particulier pour se rappeler de qui est son proprio donc je pense que ça devrait aller et puis j'ai envie de lui faire confiance: elle semble avoir souffert et avoir besoin d'un (plus tard j'apprendrai plusieurs en fait) petit coup de pouce. Si je peux lui offrir ainsi, tant mieux :). Le soir, elle nous invite chez elle pou boire un coup: c'est sympa comme maison... à part son ex qui traîne et qui vient créer la dispute en plein milieu :( C'est la que je prend vraiment conscience de la situation délicate dans laquelle elle est... Durant une ou 2 semaines (les dates sont assez vagues dans ma tête a cette période), je vais la voir de temps en temps puis de plus en plus souvent, l'appréciant de plus en plus et en apprenant de plus en plus sur elle. Je découvre combien sa vie est compliquée mais aussi riche en expérience à la fois. Au bout d'un moment je sens aussi comme une attirance de sa part. Ces vacances finiront pour moi en point d'orgue sur mardi dernier où j'ai pu passée une très agréable soirée même si elle fut un peu frustrante à la fin :S Et c'est sur ça que les vacances ont commencées et que j'ai découvert encore un nouveau visage de marie. La Marie indépendante, la Marie qui se pose beaucoup de question, qui a besoin de beaucoup de réconfort. J'enrage de ne pouvoir arriver à le lui donner: pourquoi celle qui chantait la vie était-elle en train de pleurer? Que lui dire pour la voir de nouveau sourire? Heureusement c'est de sa famille que viendra la réconfort attendu. C'est ainsi aussi qu'est apparu la Marie séductrice, de nouveau sûre d'elle et reprenant confiance en elle. Comment ne pas être jaloux de cet homme sur qui elle jette son dévolue. Mais le plus important c'est qu'elle ait de nouveau confiance en elle, qu'elle sache qu'elle est capable de la gravir toute seule cette montagne même si parfois on a besoin de quelqu'un pour se relever après avoir chuté. C'est dans ces 4 jours que j'ai vraiment le plus apprit de la personnalité de cette fille étrange, entière, vivante, à la fois indescriptible et tout à la fois. Et le mieux dans tout ça, c'est qu'il me semble qu'au final cette expérience m'aidera moi-même car en la voyant se prendre la vie de plein fouet et mordre dedans... Ça donne franchement envie de faire de même. Elle n'a ptet pas toujours eu une grande estime d'elle-même mais quoi qu'elle fasse, bon ou mauvais, cela pourra sans arrêt avoir des conséquences sur son entourage car on ne peut vivre à 100% comme elle le fait sans érafler les autres au passage... mais parfois pour leur bien :) En gros voilà un petit bout de l'image que je me fais de Marie d'après le peu que je sais d'elle. Du coup je suis pas certain que ça soit vraiment représentatif d'elle, mais ça l'est de l'idée dont je me fais d'elle.
Bon, apparement Mathieu est débordé en ce moment, difficile de le joindre - donc encore plus de récuperer le fameux CD de photos... Tant pis, je met l'article tel quel pour le moment et si j'récupère ce fameux CD un jour, je rajouterai les photos...
Donc, un jeudi de juillet, le 5 peut-être bien...
7h00 :
Le réveil tintinabulle à qui mieux mieux, pas envie de me lever, me suis couchée tard hier. Mathieu vient me secouer :
"Il est 7h00, ma belle, tu te lèves ? Tu vas grimper, non, aujourd'hui ?"
Tels que je les connais, ils sont capables de m'appeler à 10h pour que je les retrouve à 10h30, je ne vois pas pourquoi je ne m'octroirais pas quelques heures de sommeil supplémentaires. Ce que je fais.
9h30 :
Mon portable vibre, j'ouvre un oeil, "Nuange Appelle", je décroche, je grogne :
"Allô ?
- Coucou Bulle !
- Gnééé !"
A moitié dans le coltar, je ne me souviens pas d'un quart de la conversation, sinon qu'il faut être à 11h chez Corentin et amener son pique nique... Je me lève, je tatonne jusqu'à la douche en râlant toute seule. Un peu mieux réveillée, je me prépare un thé et appelle Emilie en priant pour qu'elle soit réveillée et que quoi qu'il arrive, elle ne me haïsse pas jusqu'à la fin de ses jours. Elle m'avait dit de ne pas l'appeler mais j'ai trop peur qu'elle regrette de ne pas venir. Coup de bol, elle est debout (Merci Geoffrey ^^) et j'arrive sans peine à la convaincre de bouger jusqu'à Clapiers. Lorsqu'elle arrive, je ne suis pas prête, il faut encore que j'aille acheter un sandwich chez l'épicier et de la crème solaire à la pharmacie, que je prépare mon sac avec mon matériel et que je trouve mes chaussures. Je ne trouve que mes Kickers. Il parait qu'on peut tout faire avec, je démontrerai donc que même la via ferrata y est accessible. Finalement, tant bien que mal, on monte dans sa voiture et je la guide à travers les p'tits villages environnants, musique à fond, clopes au bec. La classe.
11h30 : A organisation à l'arrache, une demi heure de retard. Nous avons quand même réussi à ne pas dépasser trop l'heure prévue. Je suis heureuse de voir qu'Hugo sera de la partie. Il y aura donc Corentin, Célia, Bertrand, Mathieu, Géraldine, Ivan, Hugo, Emilie et moi ! Nous répartissons les sacs, puis les gens dans les voitures. Dans celle d'Emilie : Hugo à l'avant (je râle, j'ai peur d'avoir la nausée...), à l'arrière Ivan, Bertrand et moi. Uhuh. Le trajet promet d'être sympathique. Et il l'est, si l'on exclu les tentatives avortées d'Ivan et Bertrand pour nous guider. J'exagère, nous arrivons quand même à bon port. Seulement, va expliquer à Emilie qu'il faut sortir aux deux tiers du rond point, toi ! C'est malin, on reconnaît les prépas !!
Finalement, on descend au bord de la rivière pique-niquer, puis faire la sieste. On se tartine de crème solaire (qui n'évitera malgré tout aucun coup de soleil), j'installe ma serviette à côté d'Hugo, on prend chacun une oreillette du Mp3, je lui fais écouter cette si jolie chanson des Wriggles :
Elle a bon goût, la bouche des filles
Elle est pleine de dents, de joues et de papilles,
On s'enroule dans leur palais
Elles ont bon goût les filles et leurs baisers
Il a bon goût, le corps des filles,
De l'épaule au genou, des genoux aux chevilles
On croque dans la chair de leurs fesses
Elles ont bon goût les filles et leurs caresses
Il a bon goût, le coeur des filles
Malgré le flou qui souvent le maquille
On s'y love dans du velours
Elles ont bon goût les filles et leur amour
Elle n'a pas d'goût, l'absence des filles
Tous ces soirs où seul on se déshabille
Où seul on cherche en vain, entre les draps
A r'trouver l'goût des filles qui n'y sont pas...
J'entame Sepulveda, "Le vieux qui lisait des romans d'amour" avant de réaliser que je l'ai déjà lu, il y a longtemps. Je remet donc à plus tard et je me prélasse au soleil, en musique. Rapidement, Corentin et Ivan motivent les troupes pour attaquer la via ferrata. Je dormirai bien une heure de plus, Hugo et Géraldine n'ont pas l'air super motivés non plus mais on se laisse convaincre et on remonte aux voitures. Chacun enfile baudriers, casques, dégaines, longes afin d'être parés et on entame le chemin qui nous mènera au début de la via.
Première étape : On marche sur un tronc d'arbre, on fait une petite traversée, on entre dans une grotte. Et là, l'angoisse me saisit. Un boyau vertigineux, avec quelques barreaux et surtout un grand écart à faire pour passer d'un côté à l'autre. Quelqu'un précise :
"Là il ne faut pas tomber, les cables sont à la verticale."
Gloups. Je suis paralysée par la peur, je ne veux plus monter, je veux rentrer. Il faut beaucoup de patience de la part de Mathieu -devant- et Célia et Nuange derrière pour me convaincre de le faire. J'y vais lentement, je ne veux pas me presser. Mathieu me rassure :
"La où tu vois la lumière, c'est fini, c'est du plat".
Gros mensonge. CA CONTINUE ! Mais le pire est derrière moi, je suis fière, je l'ai fait !
Promenade dans la forêt jusqu'à la prochaine étape.
Deuxième étape : On se retrouve à la fin ! Quelques personnes repartent sur leurs pas pour retrouver le début, Corentin et Ivan decident de descendre en rappel, puisque c'est une traversée de grotte, avec un pont de singe. J'hésite et puis finalement, je fais le rappel et je m'éclate, je retrouve facilement et ça me ramène à ce fameux rappel araignée que j'avais aussi eu peur de faire, il y a des années et qui finissait dans une gorge emplie d'eau ! Je pourrais remonter à pied mais je décide d'utiliser les barreaux et de suivre le chemin habituel. Je fais la belle sur le pont de singe tandis que Mathieu me photographie !
Célia et Bertrand on disparu, je la revois un peu plus tard, en larmes. J'essaie de la consoler comme je peux mais je ne peux pas grand chose. Désolée des circonstances, ma belle !
Troisième étape : Et non la moindre ! Celle là, elle fait vraiment peur. On est sur la falaise et on monte légérement en traversée, avant d'escalader plus franchement. Le cable grésille, n'est pas tendu, je n'ose pas m'appuyer dessus, des rafales de vent me terrorisent. Je fais moins la fière et encore une fois c'est Mathieu qui me guide, m'oriente, jusqu'à ce que je me sente plus à mon aise.
Quatrième étape : Après une courte promenade dans la forêt, la dernière étape est un rappel d'environ 18 mètres, dont une bonne douzaine dans le vide. Je commence à partir avec ceux qui ne le font pas, le long du chemin, puis je me ravise. Restent Emilie, Corentin, Bertrand, Ivan et moi. Et je ne veux pas avoir fait tout ça pour ne pas affronter quelque chose qu'en plus je maitrise ! Des rappels, j'en ai fait un paquet !
Fin d'après-midi : On retrouve les affaires là où on les avait laissées mais pas les copains. Ils doivent être encore sur le chemin. Je demande :
"Ils ne sont pas redescendus direct à la voiture ?"
On mange des gâteaux, des bonbons (au citron !), on parle signes zodiacaux jusqu'à ce que Mathieu appelle Bertrand :
"On est à la voiture, vous faites quoi ?"
Bah voyons ! Nous redescendons et là ! Ils m'imposent le boyau en desescalade (je suis injuste, personne ne m'a obligée, c'est ma sale fierté mal placée qui m'y a poussé!) mais je suis bien contente de dédramatiser ce qui m'a tant fait peur à l'aller !
Chez Corentin, plus tard : On se pose, on fume une cigarette. Je suis contente de voir la maman de Nuange que je n'avais pas vue depuis longtemps mais qui avait, apparement, de mes nouvelles par Thierry. Les p'tits bouts de frangins de Corentin ont bien poussés depuis la dernière fois. On relance l'idée d'un ciné. Bertrand et Ivan regardent les horaires, il y a une scéance à 22h10 au Diago. Ivan me dépose chez moi.
21h00 : Je rentre à la maison, je met au frais ce qui doit l'être et balance mon matos dans un placard (pour ne pas que Matiou râle trop fort !), je me déshabille et voit que j'ai 4 messages sur mon portable. Un de Maman - j'écouterai plus tard- un de Nico -Arff, il me gonfle celui-là !- un de Jonathan que j'efface direct et un de Mathieu.
"Oui Marie, j'ai regardé les horaires, la scéance est à 22h15, je peux passer te prendre à..." J'efface, je le rappelle.
"Je sais on a déjà regardé les horaires. Ivan peut m'emmener, il part de Jacou. 22h devant le ciné, ça te va ?
- Parfait, à tout à l'heure."
Je file me décrasser sous la douche - et j'en ai bien besoin, j'ai des feuilles et de la terre jusque dans les cheveux !- je me sèche les cheveux rapidement, à l'arrach', et je fonce dans la penderie. J'essaye plusieurs choses avant de m'arrêter sur un jean et un dos-nu africain, que je porterai avec des ballerines. J'envoie deux, trois messages par msn, je clos les conversations que je n'avais même pas entamées.
21h35 : Ivan m'appelle :
"Je suis là dans 5 petites minutes."
Je transfère mes affaires de mon gros sac à dos dans un micro-sac-à-main-rouge-de-nana (Beurk !), je fais un bisou à mes chatons, je ferme la porte et file l'attendre au stop de la maison de la presse.
21h55 : Appel de Mathieu :
"Vous êtes où ?
- On vient de se garer à Joffre.
- Ok à tout à l'heure."
Je raccroche. Il rappelle.
"A Joffre ??? Mais qu'est ce que vous faites à Joffre ? C'est au Multiplexe !"
Ouuuuups !
"Bah non, nous on pensait au Diago.
- Bah venez vite !
- Mais Bertrand est à pied, il doit être devant le ciné là !
- Bon je suis au jeu de Paume, j'arrive."
On commence à avancer vers le ciné avec Ivan, sur place on retrouve Bertrand, on achète aussi la place de Mathieu pour gagner du temps. J'ai à peine le temps de récuperer ma monnaie qu'il est derrière moi et me fait sursauter !
- FILM -
Je ne suis pas critique littéraire et malgré mon expérience de l'écriture, ça reste du Tarantino, complétement barré et décalé, je ne tiens pas à essayer d'expliquer quoi que ce soit ou à juger ce film. Je vous laisse donc aller -ou pas- le voir. Je signalerai juste que c'est du pur Tarantino, que la BO est fantastique et super bien calée, que j'ai pris un pied d'enfer à le regarder et que certaines scènes gores m'ont permis d'avoir un ersatz d'embryon de câlin. Uhuh.
00:10 : On sort, on échange nos points de vue. Apparement, aucun des garçons n'a particulièrement apprécié. Du moins pas autant que moi ! Je dis que j'ai faim (pas eu le temps de manger avec tout ça, moi !) Il ne reste que McDo d'ouvert. Je m'en serais bien passée mais tant pis, je prend des nuggets. On croise Myriam qui fait un bout de route avec nous. Bertrand nous dit au revoir, il rentre par la rue de la Loge. Mais la nuit ne fait que commencer puisqu'on avait prévu depuis un petit moment avec Mathieu d'aller à la soirée Kitsch à la Dune... Et Ivan se joint à nous !
01:00 : On se gare à pérpette les oies de la boîte, et on entame une grosse heure de queue qui nous permet de faire un petit débriefing de la journée. Lorsqu'on entre enfin, le vestiaire est plein, je dois donc garder sur moi mon sac de nana. La plaie. On va à l'étage, on se trémousse. J'ai du mal à me lâcher totalement, tant que j'ai ce sac à portée de vue, pas l'idéal en boîte.
03:00 : On redescend, il y a enfin de la place au vestiaire, je me débarrasse de mon sac. On se dirige vers le bar, les garçons commandent et moi il me faut encore trois plombes pour avoir mon pepsi et ma bouteille d'eau glacée ! Finalement, on bouge pas mal de place, on se lâche, on danse et c'est trop de la balle ! De la bonne vieille musique comme j'aime, je hurle quand je reconnais les classiques que j'adore et dont je connais les paroles par coeur, je me déhanche, je suis peut-être ridicule mais qu'est ce que je m'éclate ! Je flashe sur plein de beaux mecs, apparement tous gays (décidemment, ça n'était pas ma journée de ce côté là...).
06:00 : Le DJ annonce la fermeture de la boîte, on sort, il fait jour et là c'est magique. Mes oreilles bourdonnent, je suis épuisée, en sueur mais le soleil se lève et dans la voiture, je me laisse bercer. Je dois aller en ville dans la matinée, Bertrand est le seul qui y habite, je lui envoie un smeums (et non, je n'espere tromper personne et oui, j'anticipe sur vos remarques, bande de méchants !) :
"Coucou, si ça te dit un p'tit déj dans un café sympa, je serai en ville ce matin..."
Je recevrais un smeums vers 13h00 qui m'annoncera qu'il se lève à peine. Mouais, mouais, mouais... L'aventure s'arrêtera probablement là, je suis fatiguée et comme le disait si bien Nuange dans son mail, je n'ai pas besoin de ça en ce moment, j'ai besoin de câlins (donc les amis, n'hésitez pas, je suis un vrai nounours ces jours-ci, toujours en quête de bras amicaux dans lesquels me réfugier !).
06h30 : La journée commence vraiment, avec une noisette et deux pains au chocolat énormes et tout chauds...
Deux jours plus tard, je souffre encore des courbatures provoquées par cette looooongue journée, ma jambe droite est toute raide mais la vache ! Qu'est ce que c'était bien ! On remet ça quand vous voulez !
P'tits bouts d'intimité, pas encore l'envie de vous raconter, pas tellement le temps non plus, je n'arrête pas de courir....
A venir, probable :
* Un 14 juillet mémorable
* Des soirées plus tranquilles, de la douceur,
* La fameuse journée au Thaurac d'il y a 10 jours (si Mathieu se décide à me passer les photos, sinon je ferais sans...)
* Un post "Complicité Fraternelle" assez marrant...
Petit sommaire, quoi ^^
On verra à mon retour, pour l'instant je pars demain avec Titou, Emilie et Ivan camper à Gruissan, 4 jours, zoner, bronzer, farniente, baignade, escalade... La belle vie ! J'vous raconterai !
Présents : Emilie (ma choupette !), Ivan, Bertrand, Corentin, Hugo (et deux amies à lui qu'on n'aura finalement pas vues, les demoiselles préférant faire bronzette) et Mathieu.
Journée un peu ternie par une présence désagréable.
Emilie qui me bluffe, elle grimpe super bien, elle n'a pas peur, elle se lâche. Qu'est ce que j'l'aime. Qu'est ce que j'suis fière d'elle...
Journée tranquille, au vert, au soleil, en pleine montagne avec une vue splendide... Une journée comme je les aime !
Le soir, chacun repart chez soi et on convient de se retrouver en ville pour boire un coup, après un bon décrassage et un repas.
Finalement, tout le monde est fatigué, ou a d'autres projets, les seuls rescapés sont Ivan, Emilie et moi. Sur la route je m'énèrve, je m'emballe et à tout trac je sors :
"Mais tu comprends, comme tu es ma meilleure amie..."
J'arrête, je réfléchis à c'que je viens de dire. Je ne finis même pas ma phrase. C'est sorti comme une évidence et j'suis ravie que ce soit venu comme ça. C'est vrai. Je n'ai jamais eu une telle amie, aussi nature et franche, aussi drôle, aussi motivée, aussi délirante, aussi jolie, aussi passionnée. Je l'aime cette fille, c'est fou ! Du coup, elle aussi sous le coup de l'émotion, elle pile, me regarde :
"Oooh! Marie! Mais toi aussi, en fait !"
Pause Câlin. Pause Emotion. Ca fait du bien. C'était sous-jacent, maintenant c'est dit....
Pot au carré Saint Anne avec Ivan en plus, discussions, débats, projets et rêves. C'est doux.
Envie d'un joint, on descend à St Roch, Emilie danse un peu, on discute encore et puis on a envie de marcher. On regarde les vitrines des boutiques en bavant sur ce qu'on n'est pas prêtes d'avoir, Ivan joue le jeu aussi. C'est drôle. Le pétard commence à faire son effet et les conneries et les fous-rires s'enchaînent...
Une scène est dressée sur la Comédie, on monte, Emilie mime une chorégraphie de boys band, je fais quelques pas, un petit déhanché mais je n'ose pas trop. J'ai envie d'aller me rafraîchir les pieds dans la fontaine, j'y rentre jusqu'aux genoux, je danse, je rigole, j'essaie de ne pas tomber...
On s'installe sur les marches du Corum, je suis appuyée contre les jambes d'Ivan, je relâche totalement la pression, je me détends, je retrouve cette sensation de liberté. Je souffle. Ca fait du bien. Je chante les chansons de l'école, les comptines d'enfants...
Emilie veut partir, on essaie de la convaincre de rester. Vainement. On décide de se revoir lundi soir, après 18h pour parler de ce qu'on va faire la semaine prochaine. Bouger. Voir du pays. Camper. Faire de l'escalade, peut-être. De la bronzette, sûrement... La belle vie !
Je repars avec Ivan. On fais des tours et des tours de Clapiers, je ne veux pas rentrer dans cette maison où je sais qu'il est, je ne veux pas le voir, je suis juste bien dans cette voiture et je n'ai absolument aucune envie d'en descendre... On se refait la voie rapide depuis le Crès, je l'emmène voir la Maison du Bonheur sur laquelle j'écrirais d'ailleurs un jour, la radio passe Mika, je danse et puis on va sur le parking de la M.J.C et mesdames messieurs, je conduis (bon j'avoue, je cale, je galère, je suis nulle je n'ai jamais fais ça...) mais n'empêche moi, toute seule, comme une grande, j'ai conduis un peu !
Je pousse tristement la porte de ma maison ; il est 04h40.
Le sommeil m'emporte plus facilement maintenant ; je suis appaisée.
MaWie [mode tombe amoureuse toutes les 5 minutes /On]
"Il est mystérieux !"
"Il a si bien su me comprendre !"
"Il a un sourire... Wahouuuu !"
"Il a des yeux magnifiques..."
"Il m'a dit que j'suis belle"
"On a parlé pendant des heures..."
"Il est doué de ses mains... et du reste !"
Faut dire aussi, à ma décharge je viens de souffler mes 20 bougies, je suis en vacances et entourées de beaux jeunes hommes, intéressants (voire même passionnants), avec qui je fais plein de sorties et qui sont célibataires ! Faut pas s'étonner que je ne sache plus où donner de la tête !
Persépolis - Ciné avec Ivan
Un très chouette film qui jongle entre poésie, légereté, joliesse malgré un thème dur : la guerre en Iran, beaucoup d'humour, un film avec des dessins sympas, des bonnes musiques, un peu décalé, qui se laisse vraiment bien regarder. A voir et revoir, à mon avis...
Suivi de....
Un coca, puis un autre au Café du Théâtre (décidemment, entre Mathieu, Bertrand et Ivan on s'installe toujours au Café du Théâtre pour avoir de longues conversations !) et de mots en mots, de pensées en pensées, de sujets en sujets on est tout de même restés 3h à discuter.
Aidez-moi les gens, offrez-moi votre amour et vos bras, offrez-moi votre tendresse, dites moi encore que vous m'aimez et que vous êtes fiers de moi. Dites moi encore que j'ai de la valeur.
Oo je fais la fière, la dure-à-cuire mais je sais bien que je ne trompe personne, je sais bien que vous voyez tous les larmes que j'essuie rageusement, je sais bien que vous savez tous que si je vis à 100 à l'heure en ce moment c'est pour m'étourdir et oublier que je suis seule...
Entre Tom et Mathieu j'ai très peu eu l'occasion de vivre en célibataire et si aujourd'hui je savoure la liberté que ça offre, j'arrive peu à dormir seule dans mon grand lit, à n'avoir personne avec qui partager mes p'tites joies du quotidien, personne pour me bercer, m'embrasser et me dire que tout va bien...
Nuit Blanche aux parfums d'une douceur éphémère, des bras si près, si proches, dans lesquels je voudrais me blottir et qui ne m'accueillent pas mais pourtant, cette odeur, cette proximité qui me comblent me laissent rêver à d'autres bras, d'autres douceurs, plus tard...
Lundi après-midi, terasse d'un café Montpelliérain :
Monsieur Titou : "J'ai envie d'aller à Issensac !"
MaWie : " Quand ?"
Monsieur Titou : "Demain ?"
MaWie : "Ca pourrait être sympa, un pique nique, là-bas... Il faut combien de temps pour y aller ?"
Monsieur Titou : "Oo ! Une vingtaine de minutes !"
MaWie : "Attends, j'appelle mes gens, occupe toi des tiens !"
Finalement, après une organisation à l'arrache (comme toute personne que je connais qui se respecte) on se retrouve avec Ivan et Etienne dans une voiture en route pour Saint Etienne d'Issensac , mardi aux alentours de midi tandis que Titou qui a voulu aller voir sa Princesse Blanche nous rejoindra en stop. Corentin est malade, il ne peut pas bouger, Hugo est donc bloqué chez lui et Bertrand a du mal à retrouver sa tête après sa soirée de la veille....
Pique-nique, pétards, p'tits bacs, baignade (très rapide pour les garçons, un peu plus longue en ce qui me concerne....). Monsieur Titou fais l'illusion du parfait français stéréotypé avec son T.shirt rentré dans son bermuda, son bob enfoncé sur le crâne, ses lunettes ringardes, un coulommiers dans une main et une bouteille de vieux rouge qui tache dans l'autre. On chante, on se bat, on rigole, on bronze tranquillement... L'après-midi passe dans le chant des cigales, l'odeur de la résine appaisante, les discussions et les fous-rire.
Il est 18h quand nous décidons de reprendre la route. Ivan roule à toute berzingue, et ça le fait rire que je sois morte de trouille. Mes frangins derrière, ont l'air d'apprécier la balade !
"Soirée Buzz, ce soir ?
- Allez !"
On rappelle tout le monde, pour savoir qui est dans le coin. Finalement il est convenu que Titou ramènera le bordel de la journée à Lattes, reviendra en vélo avec Buzz et qu'Ivan prendra Bertrand au tram de Jacou et qu'ils seront là vers 20h30. Bastien nous rejoindra plus tard, après son boulot...
La soirée est dans la parfaite continuité de la journée : on fume beaucoup, on rigole encore plus, on boit du pepsi et on se concentre pour rester logique et gagner à ce jeu ludique de culture générale !
Un peu plus de minuit... Bastien s'en va, il travaille demain. Echange de bisous contre peau douce, à très vite !
Ivan et Bertrand s'endorment, je ne veux pas qu'ils partent, j'ai envie de prolonger encore cette sensation de bien-être quand il est dans la même pièce que moi. On décide de regarder Beaucoup de Bruit pour Rien.
C'est comme de la magie, un coup de baguette et toc, tu peux être libre, MaWie, tu peux parler, tu peux te taire, tu peux faire du thé encore et encore parce qu'il est si bon et fumer tranquillement sur la pipe de Monsieur Titou, tu peux te blottir contre son épaule, tu peux savourer les délicieuses répliques de Shakespeare, la beauté de la Toscane et la musique que tu apprécies tant, tu peux être en transe quand Keanu Reeves paraît, tu peux rêver à celui qui te dira un jour les mots que le dramaturge a mis dans la bouche des acteurs et qu'ils répètent encore et encore, pour la enième fois et qui te font encore vibrer, comme toujours... Tu peux. Tu as le droit. Tu es libre, MaWie. Pourquoi cette sensation de liberté uniquement lorsqu'il est là, à proximité, quand je peux croiser son regard ou sentir sa présence ? Pourquoi y a-t-il toujours ce doute, cette retenue par ailleurs, avec les autres ? Ce besoin de me justifier, de n'être plus tout à fait moi-même pour être plus conforme à ce que je pense qu'ils veulent ?
Et paradoxalement, pourquoi cette liberté à laquelle j'aspire ne m'est-elle offerte que sous condition de sa présence ?
Trop de questions, trop de doutes, juste envie de profiter de ce moment, et quand il propose de regarder un autre film, quand je vois qu'il n'a pas envie de repartir et que je couvre Ivan de bisous pour qu'il accepte, je déniche Attrape-moi si tu peux.
Au petit matin, Monsieur Titou ronfle doucement dans son fauteuil et on sort dans l'odeur du pain frais, il fait jour la vie recommence. Un nouveau cycle. Une nouvelle journée. Croissants, thé, café, dernières boulettes qu'on fume à la pipe. Discussions.
Ils s'en vont. Je crains un instant la frustration qui souvent m'empare à l'issue d'un bon moment, comme un abandon, comme un rejet mais non. Le moment est clos mais pas verouillé, il s'ouvre sur d'autres bons moments à venir.
Autre bon moment à venir : Après avoir essayé d'organiser un goûter au Zoo et nous étant butés aux impossibilités des copains nous allons voir Persépolis, ce soir, avec Ivan.
Je n'actualise pas autant que j'aimerai, d'abord parce que certaines personnes tardent à m'envoyer les photos pour illustrer mes articles, ensuite parce que je suis débordée et que je vois beaucoup de monde en ce moment... J'passe des chouettes aprem à refaire le monde, à mater les mecs, à faire des projets de voyage avec Emilie, avec Titou, avec Sky, avec tout plein de monde... J'passe des chouettes soirées à fumer des pétards avec Monsieur Titou et parfois Emilie, j'organise d'autres soirées et des pique-niques, des tours de France, j'rejoue un peu de sax (ce que les c*** de Clapiérois ne semblent pas apprécier alors que ça commençait à être pas mal ce que je faisais, j'arrivais à jouer l'hymne à l'amour sans couac disgracieux), pis j'vois encore et encore du monde, j'reprend contact avec encore plus de personnes et c'est chouette....
J'me sens belle, j'ai ma p'tite coccinelle qui me rassure, mon symbole de bonheur et de liberté, j'me suis acheté une super paire de lunettes de soleil - la classe (h) - et tous les beaux mecs de mon entourage deviennent subitement célibataires s'ils ne le sont pas déjà... Ahhhh,
J'ai les hormones en folie, presqu'on les verrait voler
Comme qui dirait...
J'ai revu Jonathan, au hasard d'une balade alcoolisée hier soir, c'était chouette, il s'est calé avec nous au Peyrou, m'a chatouillé les orteils, tandis que j'escaladais toujours plus haut dans ma robe-blouse verte que m'a offerte Renaud et dans laquelle je me sens légère et séduisante, il a été me cueillir tout en haut une fleur citronnée qui embaume ma maison et en réponse à un petit texto interessé m'a proposé une place serrée-collée contre lui, dans son lit, avec la clef m'attendant sous le paillasson. J'ai aimé l'idée, je n'y suis pas allée, je n'étais pas seule. J'ai fini la soirée avec un MilkShake tandis qu'ils continuaient à la despé...
Seb-de-Paris me drague, c'est rigolo. Je lui ai raconté ce rêve étrange que j'ai fait où le bizutage consistait à envoyer des torches humaines, hurlant leur douleur sur l'océan et contre lequel il me protégeait en me serrant fort, puis en m'emportant dans ses bras et me donnant un doux baiser... N'importe quoi, la fumette ne me réussit pas. Du coup, tout ce romantisme m'a ramenée à cette soirée Versaillaise où après m'avoir emmenée dîner, nous avons été boire un verre, il a demandé tout exprès pour moi une chanson que j'adore et m'a offert des roses... Relation bizarre, avec Seb, mi-jeu, mi-flirt, mi-confidence, ... mais je me sens femme et entourée...
Je laisse les mots me guider plus que je ne les guide eux-même, je suis stone, j'ai fumé au soleil couchant en chantant Brel et Perret, dans le poncho rose rayé de Monsieur Titou...
La nuit promet d'être avenante, douce... Je vous souhaite la même...
Et oui mesdames, messieurs, j'avais dit : "pour mes 20 ans, je me fais tatouer une coccinelle" et je l'ai fait !
Elle est un poil plus grosse que ce que j'imaginais mais j'en suis ravie, je la trouve magnifique, en particulier la forme du corps, retravaillée de façon à imaginer un coeur.
Au passage je vous présente ma Mamie, que je remercie pour les photos ! J't'aime fort ma Framboise !
PS : La brève sur la folle journée de jeudi est déjà écrite, je n'attend plus que les photos de Mathieu pour la mettre en ligne.
D'abord, Yvan, trop adorable m'a amené son sax hier soir :)
J'ai un peu galeré mais j'commence à sortir des sons (ça ressemble pas encore à quelque chose mais ça va venir...) donc j'suis ravie. J'pensais devoir changer les anches qui sont un peu épaisses pour moi (pour les non-inités l'anche est une lamelle de bois plus ou moins épaisse qu'on cale sous le bec afin de faire vibrer l'air et donc sortir un son...) puis finalement je ne m'en sors pas trop mal.
* Fière * Fière *
J'remonte dans mon estime personnelle en ce moment, beaucoup grâce à mes amis, beaucoup parce que j'refais des choses que j'aime...
Et puis aussi, dans la continuation des "cadeaux de mes 20 ans" Matiou m'a offert un nouveau baudrier et un descendeur (et oui, je reste à la vieille méthode moi, les Reverso et autres, ça ne me rassure pas, je ne maîtrise pas encore.) Et ça tombe bien, demain grosse journée : via ferrata, escalade, baignade, pique nique avec plein plein de monde (enfin je commence à douter étant donné qu'aucun de mes topains ne se donne la peine de me joindre et qu'il est presque minuit mais bon organisation à l'arrache j'ai l'habitude ^^) je vais donc pouvoir l'étrenner (si j'ai bien compris on enchaîne avec un cinéma et une soirée kitsch à la dune... ne comptez pas sur moi vendredi, je DORS !)
Et puis Renaud voulait absolument m'offrir une tenue IKKS (il adore !), j'étais super gênée (je sais ce que ça vaut...) mais ça lui faisait plaisir alors j'me suis laissée convaincre et j'ai choisi une p'tite robe verte et un débardeur pour aller dessous... L'image n'est pas terrible mais je vous laisse juger :
C'est toi qui m'as donné cette envie d'écrire, et probablement même cette capacité de pouvoir le faire. C'est toi qui as toujours su m'écouter, me comprendre, me conseiller...
Est ce qu'un jour je te pardonnerai de m'avoir abandonnée ?
T'avais pas le droit de mourir. Si tu savais ce que je deviens, si tu savais ce que j'ai vécu, t'aurais honte de moi... J'm'en veux de pas t'avoir rendue fière, j'm'en veux d'avoir tout gâché mais Mamie, fallait pas partir. Fallait pas m'laisser toute seule. J'compense comme je peux, je suis entourée mais ils ne sont pas toi et il n'y aura jamais d'autre toi. Et la vache, qu'est ce que j'en bave...
[En fait, si. Pour la première fois, il y a peu, je me suis sentie non seulement écoutée mais également entendue.]
C'est fou comme cette femme peut me toucher, de par sa voix chaude et vibrante, presqu'enveloppante à mon sens tout comme par ses mots qui se substituent si bien à mes pensées. Lorsque j'ai entendu cette chanson, la première fois, je me suis dis "C'est tout moi..." et quand j'y repense, je crois que c'est la force de cette chanteuse, savoir mettre des mots dans lesquels chacun pourra se retrouver. Et dans cette chanson en particulier, je me retrouve si bien... Et en ce qui me concerne c'est plus une faille dans ma carapace, un accès de vulnérabilité qu'autre chose. Et pourtant, c'est quelque chose qui me plait, dans ce caractère que j'apprend à découvrir...
Si vous me demandez mon nom Je vais vous donner mon adresse Puis si vous me demandez l'heure Je vais vous raconter ma vie Sans retenue et sans pudeur Comme si vous étiez mon ami
Si vous me demandez mon nom J'peux bien vous donner mon corps Et si vous en voulez encore Je recommencerai pour vous Sans retenue et sans remords Comme si vous étiez mon mari
Si vous me demandez mon nom [...] J'vous raconterai des feux qui ne sont pas de paille Qui brûlent encore longtemps après les fiançailles J'vous raconterai la vie que je voudrais connaître Une main dans la vôtre, peut-être
Si vous me demandez mon nom Je vais me confondre en franchise Si vous me demandez mon âge Alors j'vais me mettre à pleurer M'élancer de tout mon visage Dans un coin de votre chemise
Si vous demandez la main Je vais vous accorder mon âme Mes demains, mes surlendemains Mes insécurités de femme Tout cet amour tellement lourd Que vous l'porterez comme un blâme
Si vous me dmandez mon nom Faites gaffe à la suite des choses Je vais m'offrir au grand complet Et sûrement pas à petites doses
Je serai la plus vraie et la plus vulnérable J'vous dirai mes secrets les plus inavouables Ces pactes que j'ai faits avec toutes sortes de diables Si vous me demandez mon nom Je vais vous montrer mes blessures
Chaque trace de chaque déception Chaque marque de chaque aventure J'vous raconterai des feux qui ont été de paille Accrochée à vos cheveux et à votre chandail J'vous raconterai la mort que je voudrais connaître Une main dans la vôtre peut-être
Fin de dimanche grisâtre et tristoune. Pas forcément le cafard mais pas forcément la méga-patate non plus. J'écris ma brève du jour sur mon blog, lorsqu'une petite fenêtre apparait sur la droite de mon écran :
"Vous avez un nouveau courrier électronique de Mathieu D..."
Je clique, j'attend que le mail se charge et je tombe sur.... ça :
Y'as pas à dire, une photo comme ça même si, en ce qui me concerne c'est du gros dossier, ça fait du bien ! J'ai éclaté de rire et le moral est revenu ! Ah bah bravo la pochtronne ! Clope à la main, joues rouges, yeux brillants.... ça sent l'apéro :D
Honnêtement, je n'avais pas franchement envie d'y aller.
A Lattes chez ma Maman et Alain, je sais que ça bouge tout l'temps, ils sont tous un peu barrés, on rigole bien.
Là, au vu du mauvais temps ils avaient décidé d'aller à Laroque, chez la fille d'Evelyne (Evelyne étant l'amoureuse de mon papa) que je ne connaissais pas. En plus de ma tribu (amputée des fils d'Alain, forcément), il y avait les trois enfants d'Evelyne et les conjoints de deux d'entre eux.
Et puis, j'avais peu dormi la veille, je me sentais cafardeuse et fatiguée, pas forcément envie de jouer la fille de la maison, aimable et souriante. Mais bon, ça faisait plaisir à mon papa et puis après tout c'est moi qui avait demandé à les rencontrer, les enfants d'Evelyne !
Finalement, ça a été assez tranquille, j'ai dormi pendant le trajet en voiture, fais des câlins à mes minettes, papoté un peu avec eux, bien que je me sois sentie très en décalage et par conséquent pas forcément très à l'aise.
Mon papa avait l'air content de ce pique nique improvisé sur la terasse d'Amélie :
Le dessert (des bananes) a bien prouvé que notre famille descend directement des arbres, bonjour la tribu ! D'ailleurs, j'ai ajouté un mot à mon dico des mots que j'aime bien : soliloquer (effectivement, Titou, ça existe. Comme quoi une grande soeur, ça peut avoir raison, parfois ^^) et puis après "capillotracté" (à savoir tiré par les cheveux) le nouveau mot d'Etienne est "xylocéphalique" (en gros, la gueule de bois), on est vraiment pas nets dans cette famille à inventer des mots, comme ça ! C'est ça qui est bon !
Titou s'est éclaté dans son rôle de poète maudit, les cernes lui descendant jusqu'au nombril, mon Mp3 dans les oreilles, nous sortant régulièrment des petites phrases philosophiques, roulant machinalement des cigarettes et s'isolant pour composer des poèmes adorables :
Mes beautés m'ont régalé de leur enthousiasme, de leurs mots doux, de leurs bisous-tendresse. Ce sont vraiment les deux plus chouettes petites filles du monde !
Cécile m'a chanté cette chanson que j'aime tant, la version française de "Memory" qu'elle a appris quand elle jouait CATS, elle l'a fredonné dans mon oreille, tout doucement, comme un secret entre nous :
Minuit Tourne-toi vers la lune Oublie ton infortune Revis tes souvenirs Si tu trouves Le bonheur au plus profond de toi Alors la vie renaîtra
Un peu plus tard, puisque la pluie avait cessé, nous sommes allés nous balader sur le bord de la rivière et j'ai dansé le rock avec Etienne :
Cécile a profité de ce petit moment tous ensemble pour prendre de nouveau de magnifiques photos, notamment de moi. Je ne sais pas pourquoi elle aime tant me photographier mais j'y prend beaucoup de plaisir et cela m'aide à me réconcilier avec mon image, elle a une manière d'embellir ses modèles, de les sublimer à travers son objectif. Je ne me suis jamais trouvée aussi belle que sur ses photos, que dans son regard. Merci, princesse.
http://cecilou310595.skyrock.com => Voici son blog, j'vous engage vivement à aller voir ses photos et à lui laisser quelques p'tits commentaires !
Etienne et MaWie, pause bisous
Miss Eventail
MaWie Songeuse
Tresses
Pour résumer : une journée sympathique, plus passé de temps à bouquiner qu'à essayer de connaître les enfants de ma belle-mère mais ma foi ! Ce sera probablement pour une prochaine fois, moins crevée :)
Au retour Papa m'a déposée à la maison, Titou est resté le temps de boire un coca pis a vite rejoint sa princesse blanche... Et ça dit que ça n'est pas amoureux ^_^
Ceux qui me connaissent vraiment bien ne démentiront pas, ça c'est tout moi !
Moi, j'veux qu'tu t'occupes de moi Vingt quatre heures sur vingt trois J'te veux tout rien qu'à moi Rien pour toi tout pour moi Et d'abord c'est comme ça, na ! Moi j'veux toujours qu'tu sois là Du café au déca même un tout p'tit bout d'toi Les autres y z'ont pas droit Et d'abord c'est comme ça, na !
Moi j'suis qu'un tout p'tit bouchon Y faut faire attention Pas faire bobo au cœur Si non ça sera l'horreur J'suis qu'un tout p'tit bouchon Tout tout plein d'émotions T'es pas d'accord t'as tort Et tant pis moi je mords
J'veux tout toi tout pour moi Moi j'veux qu'tu m'emmènes partout Là où tu gagnes des sous C'est tout moi qui dépenses Là tu peux me faire confiance Moi je veux qu'tu penses à moi Quarante jours par mois J'veux qu'tu m'offres des lilas Surtout quand y'en a pas Et d'abord c'est comme ça, na !
J'veux tout toi tout pour moi Moi j'veux qu'tu m'aimes rien que moi J'veux qu'tu m'aimes surtout moi Même que si tu m'aimes pas J't'aimerais pour toi et moi J'veux tout toi tout pour moi J'veux tout toi tout pour moi Et na !
P'tite journée sympa ( excepté aller bosser le matin, je m'en serais volontiers passé !), j'ai rejoint Renaud en début d'après-midi, on a emballé un meuble qu'il va vendre (joli galérage avec le scotch qui ne scotche pas, ou se déscotche, bref qui vit sa vie sans se soucier de notre interêt ^^), on a grignoté, papoté jusqu'à 16h. Il m'a déposé au Corum, pis j'ai rejoint Monsieur Titou.
P'tit apéro au Vert Anglais avec Mathieu, puis Emilie qui nous ont rejoint. Coup de fil d'Elliot, on passe chercher trois trucs pour cuisiner à Monop' et bonne petite bouffe pâtes/saumon/vin rouge chez lui, avec Clément en plus.
Soirée Fanfares, je suis très déçue, pas beaucoup de diversité, moins d'ambiance que l'an dernier, pis on perd tout l'temps tout le monde. J'rejoint mes pépettes, Etienne et mon père, on va boire un p'tit coup rue de l'aiguillerie pis j'les raccompagne à la voiture, Emilie part rejoindre Geoffrey.
P'tit coup de blues. J'reviens vers les Beaux Arts et Boutonnet. J'croise des gens, j'reste avec eux, j'les perd, j'en croise d'autres et ainsi de suite, jusqu'à cette fanfare qui me met la pêche rue Proudhon. Le bonheur, je me lâche, je danse, je danse, je danse, je suis en sueur, Elliott me renverse la bouteille d'eau sur la tête. Trop chouette. Je me fait dragouiller à droite, à gauche, c'est rigolo.
On bouge, on se retrouve rue Lakanal, ça joue Amazing Grace, on chante, on va tous pleurer et ils jouent ça en boucle. Finalement ils enchaînent sur "I love you, baby" - bonjour les transitions - mais c'est sympa.
2h, je dis au revoir à mes gens, j'me dirige tranquillou vers Saint Eloi. Les titres de mon Mp3 m'emportent vers la mélancolie et merde, ça revient, Mamie me manque, ça me prend aux tripes, j'ai envie de chialer, de hurler. Je m'arrête, j'écris ma colère, j'écris mon manque, j'écris tout ce qui me passe par la tête, je signe, j'indique l'adresse :
Annic LOUVET
Quelque part dans l'infini, peut-être
Quelque part dans mon coeur, c'est sur
Je dépose le p'tit mot sur le trottoir, à qui voudra le lire. Je m'en fiche. Il fallait juste que ça sorte.
Saint Eloi. Un peu plus de 2 heures du matin. Portable toujours vide de lui. Et merde. Pas envie de rentrer. Toujours l'espoir de le voir. Je m'assois, je choisis Cat Stevens (humeur mélancolique, musique mélancolique) et je lui écris tout ce que je ressens, tout ce que j'ai sur le coeur, tout ce qui me sors et qui vient, comme ça. J'croise des gens, je papote, je reprend. Bien plus tard, je me relis et je réalise que c'est une des plus belles et des plus longues lettres d'amour que j'ai jamais écrites, elle fait 8 pages.
Pas envie de lui envoyer, pas envie de la jeter non plus, cela dit. Je la dépose sur le banc de l'arrêt de bus de Saint Eloi. C'est plein de détails personnels, c'est plein de choses intimes, c'est plein de mots d'amour. Ca m'est égal. Quelqu'un la trouvera, la lira peut-être, la jettera probablement. J'avais juste envie de lancer les mots, tout en sachant qu'il ne les lira jamais.
Je me sens mieux. Il est 3h passées. Je réenclenche mon Mp3 sur un truc gai et je réalise que lui écrire m'a fait un bien fou. J'ai du l'évoquer dans la lettre : écrire a toujours été une thérapie pour moi. Que lise celui qui veut lire, je n'écris pas pour être lue mais pour prendre du recul.
Aux alentours de Vert Bois, un couple adorable qui revient des fanfares me prend en stop. D'habitude j'ai du mal avec les nanas en stop, j'préfère être prise par des mecs. Mais là, même elle me touche, ils sont beaux comme tout, ils sont marrants, ils sont jeunes et j'les trouve émouvants. Ils me déposent à l'entrée de Clapiers, alors qu'ils allaient à Montferrier : des amours.
Vite, vite, j'allume l'ordinateur, je tapote fébrilement les touches, je vais sur quelques sites - pas envie, encore de me livrer, faire durer l'attente, tout remettre dans l'ordre, souffler. Ma tête me fait un mal de chien, je suis bonne pour une migraine et demain au programme : pique nique à pérpette les oies ! Ca promet :)
Je tape ces quelques lignes en grignotant les restes de mon brownie d'anniversaire, ma madeleine à moi, le moteur de mes souvenirs de gamine. Je vais essayer de dormir.
Puis conversation intense et passionnante au Café du Théâtre, autour d'un demi, d'un autre, d'une crêpe... MaWie/remuée au fond des tripes, émue, touchée...
Je progresse dans mon introspection.
Pas envie de raconter ce soir. Envie de le garder pour moi, envie d'avoir mon p'tit bout de jardin secret.
J'apprend à ne plus étaler ma vie, comme faire valoir. Cela veut probablement dire que je l'assume plus et que j'ai moins besoin de vos regards pour la juger. Ou pas, d'ailleurs.
Mais ce soir, je n'arrive même plus à juger mon ressenti, je me sens juste sereine et j'aime ça. Je crois que je vais devoir apprendre la patience, après l'avoir vivement critiquée comme anti-passion. Et je crois que c'est mieux finalement.
J'ai regrimpé ! Oui, oui ! Après presque 4 ans sans toucher mon baudrier, Corentin, Bertrand et Yvan m'ont emmenée à St Bauzille de Montmel !
Bon j'ai grimpé de la gnognotte, en moulinette, et à la moitié de ma deuxième voie j'm'étais déjà cassé les bras ! Mais j'ai retrouvé la prise de main, le transfert de poids, l'équilibre, j'ai retrouvé la manière de s'appuyer... et pas mal d'autres trucs ! J'pense que ça reviendra pis comme j'ai l'intention d'y retourner régulièrement avec eux... :D Après, j'pense que le plus dur ce sera l'endurance, y aller tranquille, bien observer ma voie, ne pas m'acharner à me fatiguer les bras pour rien ! Mais j'suis contente de voir qu'il suffit de grattouiller un peu pour retrouver la technique !
Pis après j'les ai invité à manger chez moi : taboulé, melon, pâtes bolognèses et brownie chocolat, arrosé d'un verre de rouge (ou d'eau pour Coco et Yvan) pis on s'est racontés les souvenirs de collège, de lycée tout ça. C'était sympa.
Prochaines sorties :
Ciné : Ocean 13 & Persépolis
Fête foraine de Palavas (sous résèrve de motivation chez Corentin ^_^)
Pis Yvan était pas contre l'idée de me prêter son saxo quelques mois aussi, étant donné qu'il n'en joue plus. A voir. Mais ça pourrait être chouette, le temps que j'économise pour m'en offrir un !
Réveillée par mini-Laure qui me fait un gros cââââââlin !, déjeuner avec Framboise sur la plage, balade à la recherche de tatoueurs avec Emilie, préparation de la maison, p'tite soirée super sympa avec Emilie, Renaud, Célia, Coco, Clément, Titou & Aurore, soufflage de bougies, papotage super tard avec Clément et Emilie, Dodo la tête sur les genoux de Clément (bien plus tard...).
Wahouuuu !
Cadeaux : Un bracelet aimanté super rigoulo, une tite trousse de toilette bien remplie, un baptême de parapente, un tatouage (le 07/07/07), un hibiscus, un week-end à Barcelone avec Chloé (Hihi), un tour de France en stop avec Titou, des sous... et c'est pas fini ^_^
Il est presque minuit. Dans quelques minutes, j'aurai 20 ans.
Je ne sais pas comment le vivent les autres mais pour moi c'est un renouveau ; demain au programme :
- coiffeur ==> Semaine prochaine - piercing ==> Bah, en fait finalement, nan :s j'ai plus 16 ans - tatouage ==> Wééé j'appelle la semaine prochaine pr prendre RDV
Bon p'têt pas tout demain non plus, mais dans les jours qui viennent en tout cas.
Pis mes parents, pour marquer le coup, m'offrent mon baptême de l'air en parapente ! Et avec Titou, on a décidé de faire le tour de France en stop,cet été.
Au début, c'est fou comme j'étais jalouse en parcourant les blogs affichés en liens sur son site. Ce besoin d'appartenance, de possession, toujours. Je me demandais quand il n'était pas connecté :
"A quoi est-il occupé ? Est-il avec une autre ?"
Alors que je ne le connaissais même pas ! Mais c'était plus fort que moi ! J'avais envie de le séduire, de m'imiscer dans son univers tellement particulier. Peut-être aussi parce je le savais distant et pas interessé par un autre type de relation que ce qu'il m'avait expliqué. On a toujours envie de se sentir "plus" que les autres, ce détestable sentiment, cette affreuse sensation de comparaison.
Et puis, je me suis débarassée de mes à priori, de mes fameuses "barrières" ! C'est une remarque de Mathieu qui m'en a fait prendre conscience : "Tu ne m'appartiens plus, alors". Le choc. Je n'appartiens à personne ! Je n'ai jamais appartenu à personne ! Je ne suis pas un objet.
Juste le plaisir, ça peut être un mode de vie. Ca ne sera pas le mien (du moins pas après la phase de transition que je vis en ce moment) mais au moins, je comprend maintenant.
Ca tape dans le mille à tous les coups : quand on ne peut pas avoir quelque chose, on le veut absolument, quitte à en faire une maladie. Je le voulais, je le voulais, je le voulais. Juste parce que je ne l'avais pas.
Maintenant que j'ai compris, je n'en veux plus. Il est charmant, craquant, certes. S'il me le propose encore, j'irai probablement le rejoindre quelques fois. Le reste, ça le regarde.
Aujourd'hui je prend chez les gens ce qu'ils ont à m'apporter. Les boulets, je n'en veux plus. Je ne vais pas me trainer le boulet d'une hypothétique histoire alors qu'il est clair depuis le début qu'il n'y aura rien de plus que du plaisir physique. Il faut savoir faire son deuil de certaines choses. J'y arrive de mieux en mieux, de plus en plus vite. Je suis fière de moi.
La tête dans l'cul, un bobo dans la bouche (ouais je sais c'est crade...) qui traîne depuis quelques jours, je rentre de la fête de la musique, vannée. J'essaie de dormir. Impossible j'ai de la fièvre et je souffre. Cette douleur lancinante qui me transperce la machoire et me vrille le cerveau.
La journée passe, je me bourre d'efferalgan (I'm an addict), la douleur s'estompe. J'assiste dépitée aux préparatifs de la Fête de la Musique de Clapiers qui est toujours super sympa. Mais je suis en arrêt et c'est organisé par la mairie - mon employeur !
Le soir, j'apelle Renaud et je lui montre mon "bobo". Il m'emmène aux urgences à Odysseum, où on m'envoie paître : "pourquoi vous n'êtes pas venue avant ?" " Vous avez vraiment mal, là ?"
Agnagnagna, si j'suis là, c****** c'est que j'ai mal non ???
Finalement je rentre avec un efferalgan codéiné et l'ordre de surveiller ! Wé ! Ca valait le coup d'aller jusque là bas... Je bénis la patience de Renaud et sa gentilesse, malgré tout.
La nuit passe dans les douleurs et à 7h30 j'apelle mon Papa qui me ramène aux urgences, mais de Lapeyronie cette fois. On me regarde, on me redonne un efferalgan (et après tout ça j'galère toujours autant à le taper ce mot ^^) codéiné et on me dit de repasser à 13h, pour voir un dentiste.
13h c'est loin et j'ai super mal. Je vomis (de la bile, je n'ai rien avalé), j'ai des vertiges, je pleure de peur et de douleur. Le temps semble ralentir exprès.
Bilan : Des vertiges et des nausées dus à une super infection ! Qui devraient passer (j'attend toujours en ce qui concerne les vertiges). Une brosse à dent toute douce, de l'efferalgan contre la douleur et sous antibio pendant une semaine ! Chouette week-end, nan ?
21 juin 2005, j'avais passé la nuit à faire vomir Mathieu, alternant toutes les vieilles astuces de Grand-Mère que je connaissais et lorsqu'à 5h du matin il avait ouvert un oeil et hagard, demandé : "On y va à ce concert ?" j'avais hésité entre fondre en larmes et le massacrer. Je m'étais contentée de reprendre contenance telle la douce et prévenante petite femme que je m'efforçais d'être, et lui avais expliqué qu'il avait retapissé Monoprix, plus les pieds des flics qui passaient par là, qu'il avait perdu ses chaussures dans un Pogo, que je n'avais pu assister à aucun concert et que je n'étais pas forcément ravie...
Si cela c'était arrêté là mais....
21 juin 2006, Mathieu voulait faire la fête de la musique avec ses amis. J'étais devenue plus ou moins copine avec la chérie de son meilleur ami (tout le monde suit ?), lesquels s'étaient monstrueusement engueulés, on avait donc passé une grosse partie de la soirée à essayer de les réconcilier. Assez tôt, j'avais voulu rentrer, fatiguée de m'occuper des histoires des autres. Lorsque Mathieu m'avais rejointe sur les coups de 5h du matin on s'était offert la plus belle dispute jamais vue, il était devenu violent et m'avait couru après dans les escaliers (4 étages en vieilles pierres !) en hurlant : "JE SUIS LE FANTÔME DE TON PERE"... D'un goût !
Bref... Il ne pouvait rien m'arriver de pire pour l'année suivante, j'étais immunisée !
21 juin 2007 :
19h25 : Je prend le bus, Thomas me retrouve dedans et c'est là que ça commence ! J'ai une espèce de crève qui me traine depuis deux jours (que j'ai probablement refilée à tout le monde hier soir, d'ailleurs ^_^) et qui me fais tousser à m'arracher les tripes, je me suis shootée aux dolipranes toute la journée pour pouvoir être en forme pour ce soir. Rien ne me gâchera ma soirée ! On arrive à St Eloi, le tram est bondé, on décide de marcher jusqu'à Louis Blanc où on doit retrouver Titou et le reste de la bande à 20h, puis aller prendre l'apéro. On sera en retard mais tant pis, la balade est sympa, pas trop longue est l'air y est plus respirable que dans le tram...
20h25 : Pas de Titou, il ne répond pas sur son portable. Hem. On crève de faim, Thomas me propose un restau. Pendant qu'on monte la rue des Ecoles Laïques, Titou m'apelle :
"Bah alors ? Vous êtes où ? On vous attend nous !"
Explications : ils avaient raté leur tram, ils ont pris le suivant. Ils veulent aller prendre l'apéro, maintenant. Et ouais, l'attente, ça donne soif ^_^
Pendant que ça parlotte sur qui fait quoi, j'aperçois de loin un type que je reconnais vaguement. Au hasard je crie :
"J....?" (Et ouais c'est balot, j'enlève certains noms j'tiens pas à me faire taper ^^)
Ah bah oui c'était donc bien lui ! On discute et je reconnais le garçon qui l'accompagne. Sam, je crois (encore que, j'ai un doute...) qui est un copain de copains de lycée, que je n'ai pas vu depuis la première (donc presque 4 ans) et avec qui je n'ai pour seul souvenir qu'une cuite magistrale ! Mais c'est sympa de recroiser des gens et en ce moment j'ne fais que ça alors autant continuer ! Il a de très beaux yeux d'ailleurs, bleus avec une pointe de brun, je n'avais jamais vu ça ! Pendant qu'on discute, j'aperçois Mister Jules, probablement déjà bourré à l'absinthe (Hihi, les Clapiérois sont décidemment tellement prévisibles, ce n'en est même plus drôle.) Je le croyais en Belgique, apparement il n'y est plus. Puis J... et son ami (Sam, alors ?) s'en vont, je l'attrape pour lui demander quelque chose, je sens (et on me le confirmera plus tard...) qu'il ne fallait SURTOUT PAS l'attraper. Hihi. Je le sens enervé. Grand bien lui fasse. Et après on dit que les filles sont compliquées !
Finalement, Thomas a trop faim, on monte s'installer aux Arches de la Chapelle pour dîner. J'alterne eau/efferalgan et kir royal/framboise, super mélange mais j'tiens pas à laisser la fièvre s'installer sur mon minois, elle m'a suffisament pourri la vie ces deux derniers jours et j'ai aussi très envie d'un kir... Les mélanges, les mélanges, si ça se trouve ce sera rigolo !
...h... : (Et c'est là que tout commence réellement, quand la notion du temps disparaît )
Le repas fini, on retrouve les autres Place Albert Ier : il y a là Albine et Anaïs, Eliott, Titou et Luc, Elsa, Mélaine, Jules et tous les Clapiérois (Un vieux diction du coin dit : Si tu cherches un Clapierois un 21 juin à Montpellier, dirige tes pas vers Albert Ier). On échange clopes, pétards, contre bières et rhum/orange et puis on décide de monter. Titou cherche un groupe, moi je veux du rock, on voit que Les Triplettes (le groupe d'Isa) joue ce soir mais on a raté l'heure. Finalement on se disperse tous, je perd Thomas.
"Thomaaaaaaaaaaaas !"
On s'assied sous l'arc de Triomphe et là, je croise Denis (qui m'avait envoyé un texto quelques heures auparavant, d'ailleurs...) avec sa chérie et qui... connaît Luc ! C'est dingue comme le monde est petit dans l'coin. Il va falloir songer à bouger, quand même ! On promet de se voir bientôt, sûrement samedi, peut-être mardi et pendant les vacances (enfin les leur...), quand Etienne reviendra d'Angleterre.
Direction Peyrou. On se pose un long moment sur un banc de pierre, on se cale, on est bien, on se détend. Et la digue lache, les sanglots m'étouffent. Besoin de respirer, heureusement Titou est toujours là, fidèle au poste avec ses mots doux et son épaule réconfortante. Je n'entend plus ce qu'il me dit mais sa présence me fait du bien. Je me ressaisis. J'en aurai d'autres, des coups de mou, tant qu'ils diminuent, petit à petit et qu'ils s'en vont vite.
* Période Floue : On bouge dans le centre de Montpellier, je ne sais plus avec qui je suis ni où on va. Pas vraiment de souvenirs *
00:00 : Tiens, le temps est de nouveau mon ami, j'retrouve l'heure :) Je suis assise sous un arbre, dans les jardins du Peyrou avec Etienne et une jeune fille super sympa, Cécile je crois. On joue à "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette" et on parle de Sarko. J'en reviens pas d'avoir écrit ça... On n'était vraiment pas frais :D J'annonce que j'vais chercher les autres, je les retrouve au Rebuffy, Chozpareï joue. Je prend une bière, je danse avec Titou, avec Anaïs, avec d'autres gens qui sont là et que j'ne (re)connais pas. C'est sympa, l'ambiance est bonne, il y a du monde on se bouscule, on s'enlace, on saute. J'adore Chozpareï.
Plus tard : Je les préviens que je vais chercher Luc (qui est toujours au Peyrou, en fait).
00h45 : On repart de nouveau vers le centre, on retrouve Titou et Anaïs avenue Foch, assis par terre. On s'assoit, on picole. J'croise un charmant jeune homme je lui offre une gorgée de rhum contre un bisou et sa casquette et lui propose de se joindre à nous. Il a un prénom breton que je n'ai pas retenu, il fait ses études à Montpellier, il vient de Savoie.
Encore plus tard : On est au Peyrou avec *Biiiip*. Titou a encore disparu. Il revenait avec nous, on s'est retournés, il n'était plus là. On n'a plus envie de le chercher, on a envie de s'allonger sur l'herbe, de parler, de se vaner. J'aperçois plein de gens que je connais, sur l'herbe. Le câlin inoffensif devient vite plus chaud et on se retrouve en plein milieu des jardins du Peyrou à se peloter. Un type nous prévient :
"Les flics font dégager tout le monde, restez pas là"
Il me tire par la main, du coup il la garde dans la sienne et je ne sais lequel de nous deux lâche l'autre en sursautant quand on croise Titou. *Biiiip*, c'est quand même son pote, il est quand même plus jeune que moi (pas de beaucoup mais bon...). Et moi j'suis quand même sa soeur.
Environ 3h00 : Un type que je ne reconnais pas me saute dessus.
"Marie ? Marie ? C'est toi ? Ohhh t'as pas changé ! Tu me reconnais ?"
Ouais, cette tête me dit vaguement quelque chose.
"Oh Marie ! T'as pas changé ! Je t'aime ! Je suis amoureux de toi depuis la maternelle ! Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime !"
Ah. Ouais. Normal. Ca arrive tous les jours, ce genre de trucs... Hem Hem (râclement de gorge - et quinte de toux consécutive, en ce qui me concerne :p). Mickaël. Ouais, c'est ça il s'apelle Mickaël. On était ensemble en maternelle, puis en primaire. Peut-être même au collège. Mais je ne me souviens pas lui avoir un jour adressé la parole, à celui-là. Et d'ailleurs, je ne me souviens pas non plus l'avoir revu depuis et ça commence à dater. Je n'en reviens pas. Je reste là, abasourdie (légèrement ralentie par tout ce que j'ai picolé aussi, j'avoue) à l'écouter répèter qu'il m'aime depuis toujours, que je n'ai pas changé, qu'il m'aime, qu'il m'aime, qu'il m'aime. Heureusement, Titou et *Biiip* ont la présence d'esprit de m'arracher de ses bras et de m'entraîner ailleurs.
Titou cherche à joindre des potes. Finalement il part les rejoindre. * Biiip* et moi, on décide de se trouver un p'tit coin tranquille, dans Montpellier, pour finir la soirée. Mais un ptit coin tranquille dans Montpellier le 21 juin... Va trouver ça !
On descend par Albert Ier, on passe derrière, vers Boutonnet, puis Aiguelongue, on marche, on marche, on marche dans la nuit. De temps en temps, il s'arrête, m'embrasse, ou me prend dans ses bras. Et on repart. Finalement, on se retrouve à l'aube au Parc de Méric.
Et là, c'est super. L'alcool est juste agréable, il a fini de me taper sur la tête, il me rend juste légèrement ivre. Le soleil se lève à peine, baigne le champ qui nous entoure de lumière rosée. C'est tranquille, on s'allonge sur l'herbe, l'un contre l'autre et... ( et la suite, ça ne regarde que nous ^_^)
6h30 : On descend jusqu'au tram, on blague sur la manière dont on va gérer ça par rapport à mon frère, je me blottis dans ses bras (c'est fou comme j'ai besoin de tendresse, après l'amour ) et puis chacun reprend sa route sur un bisou, une dernière effluve, un clin d'oeil. On renvoit derrière nous cette soirée mémorable et qui efface radicalement la nullité des deux dernières. On renvoit derrière nous ce câlin impromptu, c'était agréable et ça en restera là. Ni l'un ni l'autre n'avons envie de plus qu'une parenthèse dans la nuit la plus courte de l'année.
De musique, il n'y en aura pas eu beaucoup, mais de rencontres, de danses, de rires et de délires, j'en garde un plein stock pour mes moments-chagrins, pour me remémorer comme j'aime vivre.
Un efferalgan, une bonne douche (Ouaip, ouaip j'en ai bien b'soin...), une sacré rafale de souvenirs (me souviens pas forcément de l'ordre d'ailleurs, tellement ils arrivent vite et en même temps) et au pieu !
Et j'avais le sacré cœur gros comme ça et j'avais le sacré cœur qui palpitait tout bas je savais même pas pourquoi j'ai demandé aux passants s'ils avaient été heureux un court instant mais les touristes ne sont pas tristes Ils te font des sourires gentils un peu gènés mais très polis mais des fois va savoir pourquoi alors que tout Paris t'ouvre les bras tu te retrouves collé sur un pavé avec un sacré cœur gros comme toi et même ces femmes tout autour de toi qui viennent du monde entier pour te mater d'un regard qui fuit dans leurs fantasmes d'un Pigalle remplit d'apaches du Belfégor de la pyramide et la main de leur sœur dans la culotte du pont de l'Alma et même ces femmes de toutes les couleurs ne t'arrachent pas de cette torpeur Qui t'es venue tu sais même plus d'où et qui te colle là Partout quand des fois va savoir pourquoi alors que tout Paris t'ouvre les bras tu t' retrouves collé sur un pavé avec un sacré cœur gros comme ça et c'est pas pour Ça que je vais aller courir dans le lit de la seine pour y Dormir pas pour ça que je vais aller chialer dans la cour d'un ancien trop ancien amour...
Envie de chialer sur le désastre de ma vie, envie d'hurler mon échec et ma honte. Tout pourri, tout moche, plus d'espoir, je ne sais plus quoi faire, tout se mélange dans ma tête et je ne sais plus ce qui a de l'importance et ce qui n'en as pas, impossible de mettre une priorité...
Faut qu'je me fasse arrêter... Faut que j'aille voir le docteur.
Faut que j'réfléchisse. J'n'y arrive plus. J'ai mal à la tête.
Framboise dit que tous nos maux physique viennent de maux intérieurs, si elle était là elle me dirait d'écouter la petite fille en moi, de prendre le temps de la consoler et de la comprendre. Elle me dirait que la fièvre n'est due qu'à ma perplexité et qu'elle descendra quand tout sera clair dans ma tête.
Entendez-moi, entendez ma souffrance et mon manque d'amour, entendez mon envie de guérir et d'aller mieux.
Après plusieurs semaines sans appareil photo (ma carte mémoire était pleine et j'avais paumé le cable), je peux enfin télécharger celles que j'avais déjà.
Carnaval Clapiers 2007 avec mes princesses :
Une chouette journée, Carnaval à l'école le matin donc beaucoup de boulot à organiser, déguiser les p'tits bouts, les maquiller, les faire défiler sans en perdre un ou deux, gérer les parents (surtout !) bref, du boulot. L'après-midi après un bref défilé sans interêt et loin d'avoir le flamboyant de ceux de mon enfance, on a écouté le procès d'Escacalassaïre en occitan et on a chanté
"Papillon Volé, C'est Volé Nouka Volé" aussi fort qu'on le pouvait, en regardant brûler le fameux bonhomme Escacalassaïre, sensé représenter dans la culture d'ici les maux de l'année passée, afin d'entrer sereinement dans celle à venir.
Cécile et Laure étaient chous, dans leur déguisement de petites chinoises
Mathieu a été leur acheter de la barbe à papa, et on a fini la journée tranquillou à jouer à Elixir, à la maison, avec les puces et mon tit bout d'frère...
Autre soirée, autres photos : Soirée à la maison, mars 2007 (enfin j'crois... )
Ce soir là, c'était la première fois qu'Etienne et Denis venaient à la maison.
J'les connaissais de la semaine d'avant. Je rentrais de Jacou à pied, ce soir là et puis ça ne se passait déjà plus bien avec Mathieu, je n'avais pas envie de rentrer. En passant près du p'tit bois qui jouxte l'école, j'ai entendu jouer de la guitare. Je suis montée voir, je leur ai offert une cigarette, ils m'ont fais fumer sur leur pétard, on s'est racontés nos vies, le temps passait, passait et on ne se lassait pas de parler, on était bien, il faisait doux, Etienne gratouillait trois accords et nous on chantait un peu, on parlait beaucoup. Quand ils ont dû repartir, on s'est dit qu'on se revoyait. Vite. Et c'est ce qu'on a fait, la semaine suivante, avec Titou.
Denis & Etienne Cadavres
Titou & Denis MaWie
Et pour clore ce bric à brac de vieilles photos, une de mon Isabelle quand elle était toute petite...
Bientôt, je vais avoir 20 ans. Passer dans la catégorie de ceux qui commencent par un 2. Entrer dans ma deuxième décennie. C'est un chiffre clé, non, 20 ans ? En ce qui me concerne, c'est un sacré recommencement.
Logement :
Avant : J'ai habité mes premiers mois à Montpellier avant de déménager pour deux ans à Port au Prince, Haïti. Ensuite, nous avons habité Clapiers, dans différentes maisons. A 17 ans et des poussières, j'ai rencontré celui qui m'a donné envie de m'envoler... On peut dire que j'me suis plutôt vautrée du nid, les ailes toutes brisées et l'angoisse de la vie. Mais bon, je ne pouvais pas prévoir. J'ai donc habité avec lui sur Montpellier une chambre de 9m², un studio de 25m², un F2 de 55m²
Maintenant : Me voilà aujourd'hui dans une p'tite maisonnette charmante, fraîche, sinueuse, une maison de schtroumpf avec tous plein de p'tits détails qui me plaisent. J'y ai accroché mon poster de Brel, Brassens & Ferré, mes Doisneau, tous les tableaux de Jeanne et de Framboise, je fais de la récupe : tables, meubles, rideaux à l'arrache avec les moyens du bord et j'me crée un cocon réconfortant.
Vie professionnelle :
Avant : Quelques mois en socio, quelques autres en BTS assistant de gestion, des p'tits boulots : serveuse, animatrice, plongeuse, distributrice de journaux, femme de chambre. Rien de bien épanouissant, rien qui me plaisait réellement, qui me donnait envie de m'investir.
Maintenant : Une chouette école maternelle que je connais bien pour y avoir été, des rires d'enfants, des mots qui sonnent doux à mes oreilles, des dessins, entre l'animation et l'entretien je trouve un équilibre dans ce job. En septembre je reprend la fac, en lettres modernes (après avoir assisté à quelques cours cette année, sans être inscrite) et à moyen terme peut-être le CAPES documentaliste, ou le concours de maitre des écoles. Un projet stable et sérieux.
Loisirs :
Avant : Pour lui, à cause de nos différences, j'avais tout arrêté, j'étais entrée dans son univers de métalleux, dans ces soirées BISKIT, dans ses répètes. Mes rêves à moi ? "Des rêves, c'est quoi ? J'y ai le droit ?"
Maintenant : Envie de reprendre le saxo, l'escalade, envie d'envoyer mon roman à des éditeurs, envie de reprendre mes spectacles avec mes nains d'jardins, envie d'aller à des concerts, des bals, au théâtre, envie de chanter à haute voix dans la rue et de rencontrer plein d'gens. Envie de me sentir vivante. En construction, mais dans la bonne voie.
Amis :
Avant : Des gens que je délaisse, que je ne vois plus, qu'il n'aime pas. Je me coupe de mes proches. Je ne vois plus grand monde. Je m'entoure des mauvaises personnes, de ceux qui me tirent vers le bas. Je me sens seule, j'ai l'impression de hurler et que personne ne m'entend, j'ai l'impression que je n'arriverai jamais à casser ce cercle vicieux...
Maintenant : Au revoir Bidoune et toute la clique, Merci Corentin, Merci Célia, Merci Mathieu, Merci Emilie, Merci Thomas, Merci Titou et tes groupies. Merci de m'avoir attendue. Merci de ne pas m'en vouloir. Merci pour les crêpes, gaufres, après-midi piscine, après-midi en ville, débats et discussions. Merci de vos câlins, de votre tendresse, Merci d'être là, malgré celle que j'étais devenue et que je ne veux plus jamais être...
Amours, Drogues, Sexe and Rock'n'roll :
Avant : De la mélancolie, une douleur sourde au fond de moi que je n'explique pas. De l'alcool et des conneries plus que de raison. Une vie floutée par tout ce que je prend, loin, loin de moi. Un regard un peu brumeux mais appaisé par les volutes de fumées des pétards et autres appaisants. Un amour qui existe mais qui ne m'épanouit pas. Le désir qui s'en va, qui s'en va et que je ne retrouve plus. Une vie trépidante, mais pas vivante.
Maintenant : Une envie d'aimer et d'être aimée, de désirer et d'être désirée, de voir la vie à travers mes mots et mes yeux, les vrais, ce que j'ouvre à qui mieux mieux pour bien m'emplir de cette lumière, un besoin de fierté et de reconnaissance. Dites moi que vous êtes là, que vous m'aimez, que je vous plais. Dites moi que je vaux quelque chose. Je finirai sans doute par le croire. Un désir qui remonte en flèche grâce à lui. Des sensations jamais éprouvées jusque là, qui me font fondre en larmes d'émotion. Pas envie de m'engager, plus envie de souffrir, envie de profiter de l'instant présent et il me l'apprend si bien. Une rencontre qui me fait du bien, qui m'aide à me sentir belle, libre et VIVANTE. Un orgasme, qui continue, qui continue parce que tout change, que tout va mieux, que je me pose les bonnes questions et que je sens que je suis dans la bonne direction.
Je ne savais pas comment commencer ce blog qui trainait depuis des lustres dans mes favoris, je n'en avais pas l'envie, je n'en voyais pas l'intêret...
Et aujourd'hui, grâce à Mathieu j'ai trouvé !
Photo by Mathieu, Café du Théâtre
Il est venu me chercher après mon boulot, ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus... Après les caprices de sa voiture, on a réussi à s'installer au Café Du Théâtre : Confidences, bonnes rigolades, ambiance sympa autour d'un coca-citron ! Une après-midi tranquille et agréable, où les mots glissent doucement, les pensées s'échangent, le vent est frais, la vie semble douce.
16h30, il faut que je rentre, je reprend le boulot dans 1/2 heure. On se dirige vers le polygone et pendant qu'on attend aux caisses, il salue un ami, ma foi charmant et son encore plus charmant - et ténébreux - accompagnateur ^_^
* Miam Miam *
Mathieu paye, on reprend la route et qui se profile derrière nous et s'arrête à notre gauche au feu ? Le ténébreux, au volant d'un 407 bleue.
* Miaaaam Miaaaaaam * Décidemment, il a tout pour plaire ce garçon.
"On le suit ?
- Tu vas être en retard à ton travail !
- C'est pas grave, on le suit !
- Allez !"
Course Poursuite burlesque avec petites routes, feux, stops, accélérations, raccourcis, entrecoupée de fous rire et de délires ! Quand finalement le beau gosse se gare, tout dépités on fait demi-tour. Le jeu est fini.
" Hé ! On lui laisse un mot ?
- Non !
- Non ?
- Si !"
Demi-tour, je jette quelques mots sur papier abîmé, un smiley, je le glisse sous son essuie glace.
Une après-midi géniale, avec pour conclusion deux beaux yeux bleus dans un rétro !